SUR PLUSIEURS SAVANTS
ABEL Henri (1802-1829), né à Frindoë, en Norvège. L'un des plus grands mathématiciens de tous les temps et le plus grand génie mathématique de notre siècle; mort prématurément misérable et inconnu.
ADANSON Michel (1727-1806), né àAix, en Provence. Naturaliste et voyageur. Après avoir publié VHistoire naturelle du Sénégal, fruit de ses recherches , il forma le plan d'une encyclopédie des sciences naturelles qui devait comprendre vingt- sept volumes in-folio. Ses projets ne furent pas compris. Adanson mourut pauvre; il s'excusa de ne pouvoir se rendre à l'Institut, dont il avait été élu membre, en répondant qu'il n'avait pas de souliers.
AMPÈRE André-Marie (1775-1836), né à Lyon. Génie universel. Grand mathématicien, il s'est immortalisé par des découvertes sur l'électro-dynamique. Sa simplicité et sa sensibilité étaient extrêmes; aussi ne sait- on ce qu'il faut le plus admirer en lui de son esprit ou de son cœur. Dans une dernière lettre écrite à sa femme avant de monter à l'échafaud révolutionnaire , son père avait dit de lui : « Quant à mon fils, il n'y a rien que je n'attende de lui. » André Ampère justifia ses pressentiments.
APPOLLONIUS DE PERGA. Géomètre grec du iii« siècle av. J.-G. Son Traité des Sections coniques a été complété et commenté par l'astronome anglais Halley. Les Grecs l'appelaient le grand géomètre. Ses ouvrages montrent assez qu'il avait entrevu quels développements la géométrie devait recevoir après lui.
ARAGO François (1786-1853), né à Estagel, près Perpignan. Académicien à vingt-trois ans. Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences pendant vingt-trois ans. Il a rendu à la science les plus signalés services par ses découvertes en physique , ses cours d'astronomie populaire, et plus encore par son admirable talent de vulgarisation.
ARISTOTE. Génie universel, en qui se personnifie le caractère philosophique de la Grèce. Il fut le maître d'Alexandre le Grand et après lui de toutes les générations savantes ou simplement instruites, jusqu'à Galilée et Descartes. Le premier, il a introduit l'esprit de méthode dans toutes les sciences humaines.
BALARD Antoine-Jérome (1802-1876), né à Montpellier. On doit à ce chimiste la découverte du brome, et les procédés d'extraction des sels de soude et de potasse contenus dans les eaux de la mer.
BEAUMONT Léonce-Élie de (1798-1874), né à Canon, près de Gaen. Ingénieur et géologue. Il étudia le réseau formé par les lignes de montagnes sur la surface du globe. L'Académie des sciences le choisit, après Arago, comme secrétaire perpétuel. Il remplit ces fonctions délicates durant vingt ans, et, détail qui ajoute singulièrement à son mérite, Ehe de Beaumont, naturahste, fut secrétaire pour la partie mathématique. Le second secrétaire était J.-B. Dumas.
BERÎNARD Claude (1813-1878), né à Saint-Julien (Rhône). Après avoir quelque temps cherché sa voie, il soutint h l'âge de quarante ans sa thèse de doctorat en médecine. Des expériences nouvelles le rendirent bientôt célèbre. Une chaire de physiologie fut créée pour lui h la Sorbonne. On a pu dire de lui qu'il n'était pas un simple physiologiste, mais la physiologie môme. Il fut membre de l'Académie française comme de l'Académie des sciences.
BERNOUILLI Jacques (1654-1705), né à Bâle. Ses travaux sur l'algèbre, la mécanique et la géométrie, sont restés. Aucune science d'ailleurs ne lui fut étrangère. Les Bernouilli ont formé une dynastie savante, Jacques, leur aîné, fut aussi le plus grand mathématicien de cette famille.
BERTHELOT Pierre, né à Paris, en 1827. Son œuvre principale, comme chimiste, porte sur la thermochimie et les recherches de synthèse. Une chaire fondée pour lui au Collège de France lui permit d'enseigner dans quelles conditions les composés organiques peuvent être obtenus artificiellement. La vieille alchimie des Grecs
et des Égyptiens lui a révélé tous ses secrets. Berthelot, homme politique et plusieurs fois ministre, est en outre l'un des deux secrétaires perpétuels de l'Académie des sciences.
BERTHOLLET Claude-Louis (1748-1822), né à Talloire, près Annecy. Un des créateurs de la chimie moderne. Napoléon 1er le regardait comme le membre le plus savant de l'Institut.
BERTRAND Joseph , né h Paris en 1822. A onze ans il fut autorisé, à titre d'essai, à se présenter à l'Ecole polytechnique. Il réussit, mais n'y entra qu'à dix-sept ans. Membre de l'Académie des sciences et depuis -1874' l'un de ses secrétaires perpétuels. Il entra, dix ans après, à l'Académie française. Il a fait, en 1895, son jubilé de cinquante ans de professorat à l'École polytechnique. Son fils est entré à l'Académie des sciences en janvier 1896. Ils sont actuellement sept membres de la même famille sous la coupole de l'Institut.
BERZELIUS Jean- Jacques (1779-1848), Suédois. Peu de chimistes ont plus écrit. Ses travaux originaux portent sur la composition et l'analyse des minéraux. On lui doit la préparation ou la découverte de cinq métaux.
BIGNON Jean-Paul (1662-1743), né àParis.Oratorien, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences.
BIOT Jean-Baptiste (1774-1862), né à Paris, à la fois savant et érudit. En dehors de ses travaux d'astronomie, de physique et de mathématiques, il a enrichi de ses savantes notices nos principales collections scientifiques. Biot fut membre de l'Académie des sciences, de l'Académie française et des inscriptions. Le comte de Chambord a pu écrire de lui : « C'était un savant du premier ordre, un chrétien des premiers temps et l'un de mes amis les plus dévoués. »
BLAINVILLE Henri-Marie de (1774-1850), né à Arques. Naturaliste. Ses travaux ont embrassé la classification zoologique, l'anatomie comparée et la philosophie de l'histoire naturelle.
BOERHAEYE Hermann (1668-1738). Médecin et professeur hollandais. S'est occupé de l'étude des langues, d'anatomie, d'histoire naturelle et de chimie. Son enseignement illustra la ville de Leyde. Obligé par la maladie de quitter sa chaire, sa rentrée fut saluée comme un bonheur pubhc, et ce soir-là toute la ville fut illuminée.
BONNET Charles (1720-1793), né à Genève. Observateur patient et ingénieux, il a devancé son siècle dans ses observations en botanique et en entomologie. Il a étudié la nature en philosophe et plus encore en chrétien. Retenons de lui cette parole : « Quelle est, disait-il, l'excellence de la Jérusalem céleste, où l'ange est le moindre des êtres intelligents ? »
BOSC Louis (1759-1828), né à Paris. Naturaliste, il mit à profit ses voyages en Europe et en Amérique pour former de précieuses collections d'animaux. Membre de l'Académie des sciences, il fut professeur de culture au Jardin des plantes, en remplacement de Thouin.
BOSCOWICH Roger (1711-1787), né à Raguse. Savant jésuite. Cultiva à la fois la physique, l'astronomie et la poésie. Prêt d'ailleurs à toutes sortes de travaux, il enseigna les mathématiques au Collège romain et dirigea de grandes entreprises dans les Etats pontificaux.
BOUGUER Pierre (1698-1758), né au Croisic. S'occupa d'astronomie, d'optique et de navigation. Avec Godin et la Condamine, il alla mesurer à l'équateur un degré du méridien, travail auquel il consacra dix années de sa vie. D'Alembert dit le jour de sa mort : « Nous venons de perdre la meilleure tête de l'Académie. »
BOUSSINGAULT Jean-Baptiste (1802-1887), né à Paris. Chimiste et agronome. Tous ses travaux de chimie ont un caractère pratique, ils se rapportent à l'agriculture ou à la botanique.
BROUSSONNET Pierre (1761-1807), né à Montpellier. Naturaliste. Membre de l'ancienne Académie des sciences, a contribué beaucoup aux progrès de l'agriculture et de l'élevage.
BUFFON Georges- Louis Leclerc, comte de (1707-1788), né à Montbard. Membre de l'Académie des sciences et de l'Académie française. Par son enseignement et ses volumineux ouvrages, il a puissamment contribué au développement des sciences naturelles. La pompe et parfois la majesté de son style relèvent grandement dans ses écrits les œuvres de la création. On a dit de lui que sa prestance un peu solennelle rappelait plutôt celle d'un maréchal de France que d'un homme de lettres; aussi a-t-on reproché à son Histoire naturelle de n'être pas assez naturelle.
BUCH Léopold de (1774-1853). Célèbre géologue allemand. Tandis que Werner, son maître, défendait la théorie neptunienne,
il s'attacha surtout à fortifier celle du vulcanisme. Ses nombreux voyages lui permirent de poser les bases de sa théorie sur le soulèvement des montagnes.
CAHOURS Auguste (1813-1891), né à Paris. Professeur de chimie à l'École polytechnique, membre de l'Institut. Il a publié de nombreux travaux de chimie organique, en particulier sur les alcools, les éthers et les acides.
CANDOLLE Augustin de (1778-1843), né à Genève. Enseigna la botanique à Paris, à Montpellier et à Genève. Auteur de nombreux ouvrages sur les plantes, et de travaux importants sur les classifications en botanique.
CASSINI Dominique (1625-1712). D'origine italienne; appelé en France par Colbert, il y fonda l'Observatoire de Paris et devint le chef d'une famille d'astronomes. On lui doit la découverte de plusieurs satellites de Saturne et les premières observations sur la lumière zodiacale.
CAVENDISH Henri (1731-1810). Appartenait par sa naissance à la noblesse anglaise. Ses travaux ont posé les bases de la chimie et de la physique.
Peu de savants menèrent une vie plus simple et possédèrent une plus grande fortune. Cavendish se montra fidèle à sa maxime de ne perdre ni une parole ni une minute.
CAUCHY Augustin (1789-1857), né à Paris. Le premier géomètre français de ce siècle. Ses travaux ont embrassé tout le domaine des mathématiques. Les questions les plus relevées l'attiraient de préférence. Ses cinq cents mémoires lui assurent plus de disciples que son fécond enseignement. Créé baron par le comte de Chambord, son élève.
CHAPPE D'AUTEROCIIE Jean (1722-1769), né à Mauriac. Cet astronome fit une première observation du passage de Vénus à Tobolsk en 1761, et une seconde, huit ans après, en Californie, où il mourut. Le récit de ces deux voyages renferme bien des renseignements étrangers à l'astronomie.
CHASLES Michel (1793-1880), né à Épernon. Élève, puis professeur à l'Ecole polytechnique. Il occupa pendant vingt et un ans à la Sorbonne la chaire de géométrie supérieure, qui avait été créée pour lui. L'histoire des mathématiques, et en particulier celle de la géométrie, devint le travail de toute sa vie. Ses différents ou-
vrages, parfaits dès leur publication, resteront. «Entre autres faits acquis par lui à la science, il a montré que notre système de numération a reçu une grande impulsion par les travaux du célèbre pape Sylvestre II, lequel avait compris tous les avantages d'attribuer aux chiffres une valeur de position. »
CHAULNES Michel, duc de (1744-1769). S'est adonné à l'étude des sciences physiques et naturelles. Fontenelle a prononcé son Éloge.
GHEVREUL Michel (1780-1880), né à Angers. Élève de Vauquelin. Professeur de chimie au Muséum et directeur des teintures à la manufacture des Gobelins, membre de l'Académie des sciences (1820). Chevreul s'est occupé des corps gras et des couleurs. Les bougies stéariques sont l'une de ses premières inventions. Ce doyen des étudiants, comme il aimait à s'appeler, a travaillé toute sa vie avec une infatigable persévérance et une précision incontentable.
CLAPEYRON Benoit (1799-1864), né à Paris. Il organisa le matériel des voies et locomotives sur l'une des premières hgnes de chemin de fer en France. Outre les plans qu'il dessina pour un grand nombre de travaux d'art, il publia sur la chaleur et la mécanique d'importants mémoires qui lui ouvrirent les portes de l'Institut. Il y remplaça Cauchy.
CONDORCET Marie Jean, marquis de (1743-1794), né à Ribemont (Picardie). Ami de Voltaire et son complice dans la composition de nombreux ouvrages dirigés contre la religion. Cette protection l'aida à réaliser les rêves de son ambition. Condorcet devint membre de l'Académie française, de la Convention, et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Ses écrits antireligieux et ses factums politiques sont plus connus que ses titres scientifiques.
COPERNIC Nicolas (1473-1543), né à Thorn (Pologne). Après de nombreuses et savantes lectures, de patientes études dans un modeste observatoire et trente années de méditations , il composa son immortel traité Sur les révolutions des corps célestes. Le plan de Dieu dans l'univers est enfin par lui retrouvé et exposé. L'ouvrage ne fut imprimé qu'après dix nouvelles années de méditations. Le pape Paul III en avait agréé l'hommage. Le savant chanoine mourut le jour où l'on venait de lui en apporter le premier exemplaire.
CORVISART Jeax, baron (1755-1821), né àVouziers. Médecin de Napoléon Icr. Il porta dans son diagnostic une précision presque mathématique, et dans ses habitudes une rigueur toute mihtaire.
CRATISTUS, géomètre grec. Moins célèbre par ses travaux que parles dispositions qu'il révéla, dès son enfance, pour les mathématiques.
CUVIER Georges, baron (1769-1832), né à Montbéliard. Naturaliste , il contribua puissamment aux progrès de la zoologie par ses découvertes, ses ouvrages et son enseignement. Il fut membre de presque toutes les sociétés savantes de l'Europe. Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences , il publia les éloges historiques d'un grand nombre de ses confrères. «Il ne découvrait pas des faits seulement, mais sa prodigieuse faculté de généraliser ses idées lui faisait créer des sciences, » a dit Jaquemont.
DALEMBERT Jean le Rond (1717-1783), né à Paris. A la fois géomètre et écrivain distingué, et à ce titre membre des deux académies. Il entra à vingt-trois ans à l'Académie des sciences, et à trente-sept ans à l'Académie française. Il fut secrétaire perpétuel de la première de ces deux compagnies.
DALTON Jean (1766-18-44). Physicien et chimiste anglais. Ses travaux principaux ont porté sur les équivalents chimiques, sur les vapeurs et sur les chaleurs spécifiques des gaz. Dalton, comme Buffon, eut une statue de son vivant.
DARBOUX Jean (1842-1861), né à Nîmes. Professeur de mécanique rationnelle et de géométrie supérieure à la Sorbonne. Il a succédé à Puiseux à l'Académie des sciences.
DARCET Jean-Pierre (1777-1844), né à Paris. S'illustra en continuant les travaux de son père, Jean Darcet (1725-1801). Leur objet général était l'application de la chimie aux arts industriels. Il a publié sur ces questions, sources de richesses pour la France, plus de deux cents mémoires fort précieux.
DARWIN Charles (1809-1882). Naturaliste anglais. Après avoir beaucoup voyagé et beaucoup étudié, il condensa ses observations dans un certain nombre de principes. Ses travaux se rapportent à la formation des espèces par sélection ou par transformation. Plusieurs de ses disciples ont eu le tort de généraliser ces résultats d'observations.
DAUBENTON Louis (1716-1799), né à Montbard. Compatriote et ami de Buffon , il fut quelque temps son collaborateur dans la
rédaction de V Histoire naturelle. Ses travaux et son enseignement contribuèrent aux progrès de la zoologie et de la minéralogie. Cet homme d'un véritable talent, mais modeste, rendit à l'agriculture française les plus signalés services.
DAVY, SIR HuMPHRY (1778-1829). Chismiste anglais. Ses découvertes furent innombrables et son initiative infatigable.
DECAISNES Joseph (1807-1882), né à Bruxelles. Ses travaux et sa carrière scientifique le rattachent à la France. Il fut depuis 1850 jusqu'à sa mort professeur de botanique au Muséum, où il était entré comme jardinier à quinze ans. D'importantes études sur la botanique industrielle lui ouvrirent les portes de l'Institut.
DELAMBRE Jean-Baptiste (1749-1822), né à Amiens. Delille, son maître, lui inspira le goût de la littérature, et J. Lalande le gagna ensuite à l'étude du ciel. Ce dernier a dit de lui qu'il était son meilleur ouvrage.
Delambre fit honneur à ses deux maîtres par l'ensemble de ses publications. Ses travaux comprennent à la fois les observations célestes, les calculs et l'histoire de l'astronomie. On trouverait difficilement un astronome plus complet.
DELAUNAY Charles (1816-1872), né à Lusigny (Aube). Professeur d'astronomie et directeur de l'Observatoire de Paris. Membre de l'Institut. Ce savant n'a pas dédaigné d'écrire, pour le public qui redoute les calculs, des livres d'une science solide, mais abordable, sur la mécanique et l'astronomie. Les irrégularités du mouvement lunaire l'ont particulièrement occupé.
DELESSE Achille (1817-1881), né à Metz. Minéralogiste, membre de l'Académie des sciences.
DESCARTES René (1596-1650), né à la Haye (Indre-et-Loire). Philosophe , physicien et géomètre , aucune des sciences humaines ne lui resta étrangère. Dans chacune des branches de nos connaissances, il se signala par quelque découverte ou par quelque nouveauté hardie. Ce puissant esprit vécut et mourut en chrétien. Son Traité de Géo?nétrie contient les principes de la géométrie analytique, il n'a que cent pages. Voici les lignes qui le terminent: « J'espère que nos neveux me sauront gré, non seulement des choses que j'ai ici expliquées, mais aussi de celles que j'ai omises volontairement, afin de leur laisser le plaisir de les inventer. »
DESMARETS Nicolas (1725-1815), né en Champagne. Contribua aux progrès de l'industrie française et au développement de la
géographie. Le roi l'avait nommé inspecteur général et directeur des manufactures de France.
DODART Denis (i6oi-i707), né à Paris. Conseiller-médecin de Louis XIV. Ses travaux sur les sciences physiques et naturelles lui valurent d'entrer à l'Académie des sciences.
DUCHARTRE Pierre (18H-1895), né à Portiragues (Hérault). Botaniste, professeur à la Sorbonne, membre de l'Académie des sciences.
DUHAMEL, l'abbé J.-B. (1624-1706). Fut le premier secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Ses discours et ses ouvrages sont rédigés en un latin élégant. Ils traitent de l'astronomie, de la philosophie et de la théologie.
DULONG Pierre (1785-1838), né à Rouen, a publié d'importants travaux sur la chimie et sur la physique. Il succéda à Cuvier comme secrétaire de l'Académie des sciences. « D'une modestie extrême quand il parlait de ses travaux, a dit Arago, il se montrait d'une grande bienveillance en s'exprimant sur les travaux des autres. »
DUMAS Jean -Baptiste (1800-1884), né à Alais. Chimiste et homme politique. Membre de l'Académie française et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Tous les grands Instituts de Paris ont voulu l'avoir comme professeur de chimie. Il exposait avec la même éloquence et une admirable clarté les théories comme les applications de la science. Il fut l'un des fondateurs de l'École centrale.
DUPIN Charles, baron (1784-1873), né à Varzy (Nièvre). Géomètre, ingénieur et homme politique. Il dut sa célébrité à ses travaux de mécanique et à la création de cours populaires pour l'enseignement de cette science.
DUPUY DE LOME Henri (1816-1885), né à Ploermeur (Morbihan). Son talent pour les constructions navales éleva la France au premier rang parmi les puissances rivales. « Une seule de ses frégates, lancée au milieu des anciens vaisseaux, y était reçue comme un lion au milieu d'un troupeau de moutons. » La direction des ballons lui doit ses premiers progrès.
EUCLIDE. Géomètre d'Alexandrie. Ouvrit dans cette ville, vers 320 av. J.-C, une célèbre école. Ses ouvrages, et surtout ses Éléments, sont encore classiques en Angleterre. Ils n'ont cessé,
du reste, d'être étudiés et commentés à toutes les époques de l'histoire où les mathématiques furent en faveur. On peut dire de lui ce qui a été dit de la géométrie : Ce qui dépasse Euclide, nous surpasse.
ENCKE JoH.ON (4791-1865), né à Hambourg. Astronome allemand. Une comète périodique, à courte période, porte son nom.
EULER Léonard (1707-1783), né à Bâle, professa les mathématiques à Berlin, puis à Saint-Pétersbourg. On a dit de lui qu'il a embrassé les mathématiques dans leur ensemble et en a perfectionné les diverses parties. « Lisez Euler, disait Laplace, c'est notre maître à tous, d
FAGON Gui-Crescent (1638-1718). Professeur de chimie et de botanique au Jardin du roi, et premier médecin du roi. Il donna une description latine de ce jardin. Il joignit, dans son enseignement, « la chimie, qui fait usage des plantes, à la botanique, qui les fournit. »
FARADAY Michel (1791-18C7). Chimiste et physicien anglais. Il s'est formé seul et sans maîtres, et a su faire sortir des découvertes aussi brillantes que fécondes de chacune des questions qu'il a abordées. Yoici le jugement porté sur ce savant par le Français qui l'a le mieux connu : « Sa vivacité, sa bonne humeur, rappelaient l'Irlande; son esprit réfléchi et la force de sa logique faisaient songer à la philosophie écossaise; sa ténacité décelait l'Anglais, que rien ne détourne de sa voie'. »
FAVRE Pierre (1813-1880), né à Lyon. Chimiste et physicien. Son travail principal est sur la thermo- chimie. Il a étendu à la théorie de la pile les divers phénomènes de combustion étudiés par lui isolément.
FERMAT Pierre de (1601-1665), né à Montauban. Consacra aux mathématiques les loisirs de sa charge de conseiller au parlement de Toulouse. Il posa les bases du calcul dilférentiel , et médita sur les propriétés des nombres. Ce savant a beaucoup inventé, mais peu écrit. Les seuls énoncés de ses théorèmes sont souvent des problèmes pour nos savants. Pascal l'appelait « le premier homme du monde d.
FLOURENS Pierre (1794-1867), né à Thézan (Hérault).
1 J.-B. Dumas.
Naturaliste et physiologiste, membre des deux académies et secrétaire de l'Académie des sciences.
FONTAINE DES BERTINS Alexis (1725-1771), né à Bouvy- Argental (Loire). Géomètre, membre de l'Académie des sciences.
FONTENELLE Bernard (1657-1757), né à Rouen. Cultiva beaucoup la poésie et un peu les sciences. Toutefois il eut assez l'intelligence des découvertes et des théories scientifiques pour en parler avec exactitude, et assez de clarté et de grâce de style pour se faire entendre de tous. Sa parole élégante mit les sciences en honneur. Les moindres pensées prenaient sur ses lèvres un tour heureux. Il fut, durant quarante-deux ans, secrétaire de l'Académie des sciences. Fontenelle appartint d'ailleurs à trois académies, et son âore l'autorisa à s'en dire le nestor.
FOUCAULT Léon (1819-1868), né à Nantes. Se forma sans maître à l'étude des sciences et au travail mécanique. Ce grand physicien écrivit peu; mais ses habitudes méditatives lui permirent de réaliser les expériences les plus délicates sur la pesanteur, l'optique et le magnétisme. Les recherches les plus opiniâtres étaient pour lui plus qu'un besoin, un plaisir. « Je me suis bien amusé cet hiver, d disait- il en montrant son gyroscope.
FOUCHY Jean-Paul Grandjean de (1707-1788), né à Paris. Astronome, plus connu encore comme secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences.
FOURCROY Antoine (1755-1809), né à Paris. Chimiste, professeur éloquent, membre influent du comité de l'instruction publique. La composition de ses nombreux ouvrages ne l'a pas empêché de travailler beaucoup à la réorganisation de l'enseignement public, à tous les degrés, en France.
FOURIER Jean-Baptiste, baron (1768-18.^0), né à Auxerre. Géomètre. Il introduisit les théories mathématiques dans l'étude de la chaleur. Membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences, il succéda à Delambre comme secrétaire perpétuel de cette dernière compagnie. C'était un petit- neveu du bienheureux Pierre Fourier.
FRANKLIN Benjamin (1706-1790), né à Boston. Un des hommes les plus célèbres qu'ait produits l'Amérique. Son histoire se mêle à celle des États-Unis et à celle des sciences physiques. Une foule d'inventions ingénieuses deviennent pour cet esprit
à la fois subtil et pratique l'occasion d'heureuses découvertes. Les difficultés qu'il rencontra pour s'instruire, car il fut son propre maître, le portèrent à travailler à l'instruction du peuple; mais les savants eux-mêmes ont profité de ses recherches. Sans négliger sa propre fortune, il donna à sa patrie l'indépendance et la prospérité. « Cette vie est une préparation à la vie, » fut une de ses dernières paroles, et certainement l'une des meilleures maximes qu'il nous ait laissées.
FRESNEL Augustin (1788-1827), né à Broglie (Eure). Les différents mémoires publiés par ce physicien traitent exclusivement de la lumière. On y trouve, dans ses principes et dans ses développements, la théorie de l'ondulation. On les regarde comme si importants pour l'histoire et l'étude de l'optique, que ses œuvres, réunies par les disciples et les amis de Fresnel, ont été éditées aux frais de l'Etat.
FREYGINET Louis (1779-1842), né à Montélimar. Savant navigateur. Ses vastes recherches sur la géographie physique et ses relations importantes lui firent ouvrir les portes de l'Institut.
FRIEDEL Charles, né à Strasbourg en 1832. Membre de l'Académie des sciences. Ses travaux sur la reproduction des minéraux supposent de rares connaissances en chimie et en minéralogie,
GALILÉE (1564-1642), né à Pise (Italie). L'un des fondateurs de la phvsique moderne. Il substitua l'expérience à l'hypothèse, trop souvent acceptée comme preuve avant lui. L'astronomie, la physique et plus encore la mécanique, lui sont grandement redevables. Galilée , doué du don d'observer et parfois de deviner les causes des phénomènes, n'a pas toujours été également heureux dans toutes les preuves sur lesquelles il édifia ses théories. Les mathématiques honorent en lui l'homme de génie, l'histoire vraie ne saurait en faire un martyr.
GASSENDI Pierre (1592-1656). Appartient par sa naissance au diocèse de Digne; il fut prêtre et chanoine de ce diocèse. Professeur à Digne, puis au Collège de France, aucun enseignement ne fut plus personnel que le sien. Il sut penser autrement qu'Aristote et que Descartes sur bien des questions. Son savoir était d'ailleurs si varié et si étendu, que l'on aurait pu faire de ce simple prêtre un philosophe, un théologien, un astronome ou un mathématicien, également distingués. Aussi Gassendi entretint-il correspondance avec tous les savants de son époque.
GAUTIER Armand, né à Narbonne en 1837. Chimiste, membre de l'Institut, collaborateur de Wùrtz dans la publication de son grand Dictionnaire de chimie. Les questions théoriques et les applications de la chimie lui ont été également familières.
GAY-LUSSAG Louis (1778-1850), né à Saint-Léonard (Haute- Vienne). Ses travaux en physique et en chimie resteront. Ils ont mérité, à leur auteur, l'honneur d'occuper les chaires les plus célèbres du haut enseignement. Les distinctions qui vinrent récompenser son mérite ne changèrent rien à la simplicité de ses habitudes.
GEOFFROY SAINT-HILAIRE Etienne (1772-1844), né à Étampes. Naturahste distingué, l'ami et l'émule de Cuvier. Avec lui il renouvela, en France, l'étude de la zoologie et organisa les collections du Muséum.
GERD1L, le cardinal (1718-1802), né dans la Haute-Savoie. Ses écrits philosophiques ont surtout pour objet la réfutation des erreurs répandues par les rédacteurs de l'Encyclopédie du xviiie siècle.
GRATRY Alphonse (1805-1872), né à Lille. Oratorien, ancien élève de l'Ecole polytechnique et membre de l'Académie française. Ses ouvrages philosophiques sont écrits dans une langue gracieuse et savante. Ainsi Fénelon aurait écrit, à notre époque, en s'inspirant des progrès réalisés dans les sciences mathématiques et physiques.
GRIMALDI François (1613-1663), né à Bologne. Savant jésuite, qui a écrit sur l'optique et signalé le premier des phénomènes de diffraction , qui n'ont été expliqués que de nos jours.
GULDIN Paul (1577-16-43), né à Saint-Gall. Jésuite. Enseigna les mathématiques à Rome dans les collèges de la compagnie de Jésus. Son nom a été donné à un théorème sur les volumes de révolution, déjà signalé par Pappus.
HALLE Jean -Noël (1754-1822), né à Paris. Médecin ordinaire de Napoléon l^r et professeur au Collège de France. Ses travaux sur la médecine le firent entrer à l'Institut dès sa création.
HALLEY Edmond (1656-1742), né à Londres. Un des savants les plus complets qu'ait produits l'Angleterre. 11 fut à la fois astronome heureux dans ses découvertes et géomètre profond dans l'interprétation des anciens. Peu d'amiraux ont tenu la mer aussi souvent que lui, et aucun, dit-on, avec plus de bonheur.
HAUY René (1743-1822), né à Saint-Just (Oise). A fondé la science de la minéralogie. Ce prêtre savant fut l'un des premiers professeurs de l'École normale. Peu d'hommes parvinrent à se concilier autant que lui l'estime et le respect de tous, à une des époques les plus difficiles de l'histoire. La Révolution respecta sa vie, et Napoléon 1er reconnut son mérite. L'Europe entière voulut lire ses savants ouvrages.
HERSCHELL William (1738-1822), né à Hanovre. Passa en Angleterre comme musicien, et s'illustra dans sa nouvelle patrie par ses travaux et découvertes en astronomie. Les télescopes perfectionnés qu'il fabriqua de ses mains lui permirent d'étudier les étoiles et les nébuleuses avec plus de soin qu'on ne l'avait fait avant lui.
HOUEL Guillaume (1823-188G), né à Thaon (Calvados). Mathématicien. Le nombre et la valeur de ses travaux mathématiques ont illustré son enseignement à la Faculté des sciences de Bordeaux.
HUMBOLDT Alexandre, baron de (1769-1850), né à Berlin. Ses voyages à travers l'Europe, l'Asie et l'Amérique, joints à son esprit d'observation, lui permirent de poser les fondements de la physique du globe. Humboldt avait beaucoup vu et beaucoup retenu. Tous les hommes célèbres de son temps ont reçu sa visite, toutes les sociétés savantes du monde lui ont ouvert leurs portes.
HUXLEY Thomas (1825-1805). Anatomiste et naturaliste anglais. Ses voyages lui ont permis de faire avancer l'étude des animaux inférieurs.
INAUDI Jacques. Calculateur d'origine italienne, né en 1867. Il a visité deux fois la France, en 1880 et en 1802. Dans son dernier voyage, Inaudi a été présenté à l'Académie des sciences et soumis à l'examen des savants les plus distingués.
JANSSEN Pierre, né à Paris en 1824. Astronome, premier directeur de l'observatoire de Meudon, qu'il a créé pour les recherches d'astronomie physique. Ce savant académicien s'est attaché à l'étude du soleil. 11 a demandé à l'examen de son spectre la nature des éléments qui le constituent. Aucun astronome n'a entrepris en ce siècle, dans un but scientifique, de plus importants voyages. Par ses soins, l'observatoire du Meudon s'est bâti une succursale sur la plus haute cime du mont Blanc.
JUSSIEU. Les savants de ce nom forment une dynastie dont tous les membres se sont distingués dans l'étude de la botanique. Ils avaient leur chaire au Jardin du roi; tous siégèrent conjointement ou successivement à l'Académie des sciences.
KEPLER Jean (1571-1630). Astronome, né dans le Wurtemberg. Une seule de ses découvertes aurait suffi pour illustrer son nom. Kepler établit que le soleil est le centre autour duquel gravitent les planètes; il découvrit en même temps à quelles lois obéissent ces mouvements. Ce calculateur, formé à l'école de l'adversité, ne se laissait rebuter par aucun insuccès. Son intelligente persévérance trouva sa récompense dans ses immortelles conquêtes.
LA CAILLE Nicolas (1713-1762), né à Chalons-sur-Saône. Professeur au collège Mazarin. Ce savant enseigna toutes les sciences mathématiques ou physiques et composa sur chacune d'elles des traités qui furent classiques. Entre temps, il étudiait le ciel dans son petit laboratoire. On lui doit une connaissance plus parfaite de la méridienne de France et la détermination de la distance de la lune. « A lui seul, dit Lalande, la Caille a fait plus d'observations et de calculs que tous les astronomes contemporains réunis, d Aucun ne fut d'ailleurs plus assidu à chacun de ses devoirs. La Caille, engagé dans l'état ecclésiastique, ne consentit jamais à recevoir la prêtrise; mais tous les jours il fut exact à remplir ses fonctions de diacre dans son église paroissiale.
LACÉPÈDE BepxNARd, comte de (1756-1825), né à Agen. Il fut l'émule de Buffon, sans toutefois l'égaler. On a dit en effet de lui que c'est Buffon, moins le style. Ses travaux ont eu surtout pour objet les reptiles et les poissons. La fortune dont il jouissait ne fut entre ses mains qu'une faciUté de plus pour l'étude et la bienfaisance, jamais une excuse pour l'oisiveté.
LA CONDAMINE Charles de (1701-1774), né à Paris. Il appartenait aux deux académies. Un mot explique sa vie et exprime son caractère : La Condamine fut un curieux. Les plus dures fatigues ne découragèrent pas sa passion de s'instruire. Compagnon de Bouguer dans l'expédition de l'équateur, il y prolongea son séjour durant dix ans. Comme Fontenelle, il sut s'assimiler toute nouvelle connaissance. Mais la science du monde et des théories scientifiques ne pouvant lui suffire , il voulut y joindre l'instruction qui ne s'acquiert que par de longs voyages.
LA CROIX Sylvestre (1765-1843), né à Paris. Mathématicien,
professeur distingué de l'École normale et du Collège de France, membre de l'Institut.
LAENNEC René (1781-4826), né à Quimper. Célèbre médecin, professeur à la Faculté de Paris. L'auscultation est son principal titre de gloire.
LAGNY Thomas de (1660-1734), né à Lyon. Mathématicien, membre de l'Académie des sciences. S'est occupé surtout des principes du calcul, a réussi à simplifier certaines opérations.
LAGRANGE Joseph (1736-1813), né à Turin. Un des grands géomètres de ce siècle. Il se signala par des découvertes en mathématiques à l'âge où d'autres commencent à s'en instruire. Attiré en France par les offres de Mirabeau, il devint professeur à l'École normale et à l'École polytechnique dès l'ouverture de ces établissements; il fut aussi membre de l'Institut dès sa formation. A seize ans, il était professeur de mathématiques à l'École royale d'artillerie de sa ville natale.
LAHIRE Philippe de (1640-1718), né à Paris. Mathématicien. Il donna au public différents traités sur l'astronomie, la mécanique, les sections coniques, et prit part aux grands travaux de la carte de France. « A lui seul, dit Fontenelle, il était une académie entière. »
LALANDE Jérôme de (1732-1807), né à Bourg (Ain). Remarquez cette date de naissance, c'est l'expression approchée de \ 3 ; l'observation en a été faite par Lalande , dans son Histoire de rastronomie. Ce savant n'est pas moins célèbre par sa folie d'athéisme et ses excentricités que par ses travaux astronomiques. N'a- il pas écrit qu'il avait toutes les vertus de l'humanité? Il enseigna l'astronomie au Collège de France pendant quarantesix ans, et lixa, avec la Caille, la parallaxe de la lune. Du moins la reconnaissance qu'il professa pour ses anciens maîtres, alors persécutés, lui lait honneur. Il dit que cette illustre compagnie c( fut le plus bel ouvrage des hommes, dont aucun étabhssement humain n'approchera jamais, l'objet éternel de mon admiration, de ma reconnaissance , de mes regrets » .
LALANDE Michel de (1766-1839), né à Courcy (Manche). Neveu, collaborateur et émule du précédent.
LAMARK Jean -Baptiste de (1744-1829), né à Bazentin (Picardie). Naturaliste. A beaucoup écrit sur la botanique, les ani-
maux sans vertèbres et la philosophie zoologique. A cinquante ans, il se mit à l'étude des animaux inférieurs, pour occuper l'une des chaires du Muséum. Lamarck vécut pauvre et méconnu; il mourut aveugle. Son siècle n'a pas deviné son mérite ni soupçonné la valeur de quelques-unes de ses vues sur la zoologie.
LA RIVE Auguste de (1801-1873), né à Genève. Physicien célèbre pour ses expériences sur la pile, l'électricité, le magnétisme et la météorologie. Aux incrédules qui voudraient que la matière soit éternelle et l'esprit périssable, il disait : « J'aime mieux croire que c'est l'àme intelligente qui est immortelle, et c'est la matière brute qui est destinée à finir. »
LAVOISIER Antoine (1743-1794), né à Paris. Savant éminent, célèbre par ses travaux en chimie et en physique, et par sa fin malheureuse sur l'échafaud révolutionnaire. Ses principaux mémoires contiennent l'explication des phénomènes de combustion, de respiration et de fermentation. La logique, la persévérance et une précision nouvelle, introduite par lui avec l'emploi de la balance dans l'étude de la chimie, caractérisent son rôle dans cette science.
<r 11 ne leur a fallu qu'un moment, disait Lagrange le lendemain de cette injustifiable exécution, pour faire tomber cette tête, et cent ans peut-être ne suffiront pas pour en produire une semblable, d
LEGENDRE Adrien (17.52-1833), né à Paris. Géomètre, membre de l'ancienne Académie des sciences, puis de l'Institut. Ses recherches sur les hautes mathématiques ne l'ont pas empêché d'écrire pour l'enseignement secondaire une Géométrie longtemps classique.
LEIBMTZ GoDEFROY (IGiO-1716), né à Leipsick. C'est le génie le plus universel des temps modernes. Aucune des connaissances humaines ne lui fut étrangère; non seulement il les posséda toutes, comme un érudit ou un savant, mais il eut dans chaque branche des connaissances humaines des idées neuves et personnelles. Les hautes mathématiques lui sont autant redevables que la philosophie et la métaphysique. Le roi d'Angleterre l'appelait son dictionnaire vivant.
LE PLAY Frédéric (180G-1882), né à Ronfleur. Économiste, ingénieur. Il a organisé les expositions de 1855 et de 1867. Peu d'hommes ont autant voyagé et accumulé autant d'observations.
Ce penseur s'est surtout préoccupé du bonheur de l'ouvrier. Il a reconnu, par la seule observation, que la prospérité d'une nation dépend avant tout de l'observation du Décalogue. L'évidence des faits a ramené le Play à la pratique de la religion.
LESSEPS Ferdinand, comte de (1805-1894). Ingénieur, membre de l'Académie française. Son nom reste attaché à deux colossales entreprises , poursuivies avec des succès bien différents : le percement des isthmes de Suez et de Panama.
LEVERRIER Urbain (1811-1877), né à Saint-Lô. Il était sorti de l'Ecole polytechnique pour entrer dans l'administration des tabacs; il y rentra comme répétiteur d'astronomie. La science n'a point de calculateur plus infatigable; Leverrier entreprit d'évaluer les actions mutuelles qui s'exercent dans le monde planétaire. On sait que les perturbations jusque-là inexpliquées de la planète Uranus le firent conclure à l'existence d'une nouvelle planète. Il détermina exactement la position de Neptune, qu'il venait de trouver « au bout de sa plume » après des années de recherches.
LHÉRITIER DE BRUTELLES Charles (1746-1800), né à Paris. Botaniste. Cuvier a prononcé son Éloge. « Sa bibliothèque était la plus riche de l'Europe en livres de botanique. »
LHOPITAL Guillaume, marquis de (1661-1704), né à Paris. Géomètre. On a de lui un Traité des sections coniques ei un autre dans lequel il révèle quelques-uns des secrets de « l'analyse des infiniment petits ».
LINNÉ Charles (1707-1778), célèbre botaniste suédois. Le premier des botanistes par l'ordre des dates et par l'influence qu'exercèrent son enseignement et ses ouvrages. Linné occupa pendant trente-sept ans sa chaire d'Upsal et étudia la flore des pays du nord et du centre de l'Europe. Ses élèves l'aidèrent à réunir efà classer les richesses naturelles de ces contrées.
LYONNET Pierre (1707-1789), né à Maëstricht. Dans le but de satisfaire sa passion pour l'histoire naturelle, il apprit les langues, le dessin et l'art de la gravure. Son Traité anatomique de la chenille suffît à sa réputation. On y admire son talent d'observation et son habileté à manier le burin.
MAGENDIE François (1783-1853), médecin, né à Bordeaux. Membre de l'Académie des sciences, professeur au Collège de France. Il a su imprimer une décisive impulsion à la physiologie par ses expériences et par les travaux qu'elles provoquèrent. Claude
Bernard, qui a continué son œuvre, a dit de lui : « Magendie estimait plus les expérimentateurs que les philosophes; il n'estimait que les faits, ce qu'il exprimait en disant qu'il n'avait que des yeux, pas d'oreilles. »
3IAIRAN Jean de (1678-1771), né à Béziers. Physicien. A succédé à Fontenelle comme secrétaire de l'Académie des sciences. Il appartint également à l'Académie française.
MALAGUTI François (1802-1878), né à Bologne. Élève de Gay- Lussac. Professeur de chimie à la Faculté de Rennes. Membre correspondant de l'Académie des sciences.
MALUS Etienne (1775-1812), né à Paris. Officier du génie. L'observation, l'expérience et le calcul lui permirent d'étudier plus complètement la double réfraction et de poser les principes de la polarisation.
MAUPERTUIS Pierre de (1698-1759), né à Saint-Malo. Géomètre et astronome. Célèbre par la relation de son voyage au cercle polaire, ses démêlés avec Voltaire et la confiance que lui témoigna le roi de Prusse. Frédéric II l'appela à Berlin comme président de l'Académie de cette ville.
MERCADIER Paul, né à Foix en 1812. Physicien célèbre par ses travaux sur l'acoustique et l'électricité.
MILNE-EDWARDS Henri (1800-1885), né à Bruges. Naturaliste, Français par sa vie d'enseignement, ses titres académiques et toutes ses œuvres. Il est l'auteur de nombreux et importants ouvrages sur la zoologie générale.
MONDEUX Henri (1826-1862), né près de Tours. Jeune pâtre qui eut, comme calculateur, son heure de célébrité. En 1840, il fut présenté à l'Académie des sciences et étudié par Cauchy, qui fit un mémoire sur cet enfant prodige.
MONGE Gaspard (1746-1818), né à Beaune. Géomètre et professeur incompararable. Il enseigna successivement à l'école du génie de Mézières et aux Écoles normale et polytechnique. L'enseignement de Monge portait de préférence sur ses découvertes. Il a inventé la géométrie descriptive. Patriote ardent, il organisa la guerre, tandis que d'autres organisaient la victoire.
MORIN Louis (1635-1715), né au Mans. Médecin. Ses travaux sur la botanique lui ouvrirent les portes de l'Académie des sciences.
Sa vie était simple et réglée comme celle d'un chartreux. On a souvent cité l'une de ses maximes : « Ceux qui me viennent voir me font honneur, ceux qui ne viennent pas me font plaisir. » Grâce à ces habitudes, il trouva beaucoup de temps pour l'étude, le soin des malades et la prière.
NEWTON IsAAC (1642-1727), une des gloires de l'Angleterre, un des plus grands savants de tous les siècles. En mathématiques, Newton a trouvé le calcul différentiel ; en optique, l'explication de nombreux phénomènes, interprétés par lui d'après la théorie de l'émission; en astronomie, il a, dans son livre Des Principes, posé les lois fondamentales qui régissent les mouvements des astres.
Newton est donc à la fois physicien, astronome et géomètre. « Comme géomètre et comme expérimentateur, dit Biot, Newton est sans égal ; par la réunion de ces deux genres de génie à leur plus haut degré, il est sans exemple. »
Les Anglais sont fiers de ce grand nom. Il n'a pas été moins glorifié par les Français : Fontenelle, Arago et Biot, lui ont consacré des pages éloquentes.
ŒRSTED Christian (1777-1851), physicien danois. Professeur à l'université de Copenhague. Une découverte a suffi pour faire passer son nom à la postérité, car il a su trouver une relation entre des phénomènes regardés jusque-là comme de nature différente. Œrsted a posé le principe de l'électro-magnétisme.
OZANAM Jacques (1640-1717), né à Bouligneux (Ain). Ses Récréations mathématiques et physiques, souvent rééditées après lui, sont le plus connu des ouvrages de cet académicien infatigable.
PALLAS Pierre (1741-1811), né à Berhn. Voyageur et naturaliste. Le passage de Vénus, qu'il observa en 1768, fut l'occasion de son voyage à travers l'immense empire russe. Cette expédition dura six ans. Pallas a beaucoup écrit sur la zoologie, la géologie et la géographie. Bien des erreurs de ses devanciers ont été rectifiées par lui.
PAPPUS, mathématicien grec du iv^ siècle de notre ère, enseigna la géométrie à Alexandrie. Ses ouvrages nous ont conservé de précieux passages des anciens géomètres.
PASCAL Blaise (1623-1662), né à Clermont-Ferrand. A la fois écrivain, philosophe, physicien et mathématicien. Éminent en
tous genres, aucune académie n'a la gloire de le compter parmi ses membres. Chacune peut donc dire de lui ce qu'une illustre compagnie a dit de Molière :
Rien ne manque à sa gloire; il manquait à la nôtre.
Esprit subtil, Pascal recherche les questions les plus abstraites de l'arithmétique et de la géométrie pour en donner, comme en se jouant, la solution. Esprit universel, il multiplie les découvertes pratiques en mécanique comme en physique. Esprit vigoureux et logique, il pousse les conclusions de sa dialectique avec plus de passion parfois que de justesse. Sa plume géométrique trouve d'ailleurs pour tout sujet la meilleure façon d'exprimer ce qu'il pense.
Pascal, qui s'est passionné pour les sciences abstraites, disait de la géométrie qu'elle ne mérite pas un quart d'heure d'étude, et de la charité : « J'aime la pauvreté parce que Jésus-Christ l'a aimée; j'aime les biens parce qu'ils donnent les moyens d'assister les misérables. »
PASTEUR Louis (1822-1895), né à Dôle. Chimiste éminent. Sans avoir les diplômes qui l'eussent autorisé à guérir, il a rendu à la France et au genre humain plus de services qu'aucun médecin. « Dans la suite des âges, quand on voudra célébrer les grands bienfaiteurs de l'humanité, on saluera au même litre Hippocrate et Pasteur. » Séduit, comme il en faisait l'aveu , par l'enchantement des études expérimentales. Pasteur a trouvé la cause de nombreuses maladies qui atteignent l'homme ou les animaux et fait connaître leurs remèdes.
PÉLIGOT Eugène (1812-1890), né à Paris. Chimiste dont les études ont contribué aux progrès de l'industrie de la betterave.
PELLETIER Joseph (1788-1842), né à Paris. Chimiste et fils de chimiste. 11 entra, comme son père, à l'Institut. Son plus important travail a été d'isoler les alcaloïdes contenus dans un grand nombre de plantes. On lui doit le sulfate de quinine.
PELOUZE Jules (1807-1867), né à Valognes (Normandie). Chimiste. Membre de l'Académie des sciences. Ses travaux, entrepris à Lille, à Saint-Gobain , puis à Paris, ont puissamment contribué au progrès de la chimie industrielle. Le coton-poudre est l'une de ses principales découvertes.
PERRAULT Claude (1613-1688), né à Paris. Célèbre architecte du Louvre et de l'Observatoire.
PICARD, l'abbé Jean (1620-168^2), né à la Flèche. Astronome aussi grand que modeste. Avec des instruments encore fort imparfaits, il fit de précieuses observations et introduisit dans l'étude du ciel une rigoureuse précision. Il fut assez heureux pour appeler en France le Suédois Rœmer et l'Italien Cassini.
POISSON SiMÉON (1781-1840), né à Pithiviers. S'est surtout occupé de physique mathématique. Les plus grandes écoles de Paris l'ont compté parmi leurs professeurs les plus distingués.
PONCELET Jean (1788-1867), né à Metz, fit la campagne de Russie au sortir de l'École polytechnique, et se montra géomètre inventeur et mécanicien habile.
PRIESTLEY Joseph (1733-1804), chimiste anglais, un des fondateurs de la chimie moderne. Ses découvertes sur les principaux corps de la chimie minérale ont, en effet, été fort nombreuses. Priestley, qui a beaucoup écrit, s'est montré assez extravagant dans les matières théologiques.
PUISEUX Victor (1820-1883), né à Argenteuil. Mathématicien et astronome. Membre de l'Académie des sciences. Son enseignement se fit surtout à l'École normale, dont il était ancien élève.
PUISSANT Louis (1769-1843), né au Châtelet-en-Brie. A médité, au milieu de ses travaux de triangulation de l'île d'Elbe, l'important Traité de géodésie qui suffit à la gloire de son nom. Arago disait de lui qu'il était devenu la personnification de cette science.
QUATREFAGES DE BRÉAU Jean de (1810-1892), né à Berthezène (Gard). Naturaliste. S'est occupé des animaux inférieurs, puis de l'homme, pour lequel il réclame un règne spécial : le règne humain.
RAMOND DE CARBONNIÈRES Louis (1755-1827), né à Strasbourg. Géologue. Étudia les Pyrénées et le puy de Dôme.
RÉAUMUR René de (1683-1757), né à la Rochelle. Sa vie et ses écrits furent consacrés à faire connaître les mœurs des insectes et à rechercher différents perfectionnements à apporter à l'industrie.
REGNAULT Victor (1810-1878), né à Aix-la-Chapelle. Chimiste et physicien français. A rétabli sur de nouvelles bases les lois fondamentales de la physique. Ses expériences sont remarquables par leur extrême précision.
RENAU D'ÉLIÇAGARAY Bernard (ir352-1719), né dans le Béarn. Membre de l'Académie. Il fut pour la marine ce que Vauban, qu'il seconda d'ailleurs dans le siège de plusieurs villes, fut pour la défense des places fortes.
RICHE Claude (170-2-1797), né à Chamelet, près Lyon. Médecin, naturaliste. Accompagna en 1791 d'Entrecasteaux dans son voyage à la recherche de la Pérouse.
ROUELLE Guillaume (1703-1770), né à Mathieu, près Caen. Chargé du cours de chimie au Jardin des plantes, il jeta quelque lumière à travers le chaos de l'ancienne chimie. Membre de l'Académie des sciences.
RUFFINI Paul (1765-1822). Médecin et mathématicien. L'algèbre l'a surtout occupé.
RUMFORT Benjamin -Thomson, comte de (1753-1814). Physicien anglais. S'est occupé du chauffage, de l'alimentation et de quelques questions de physique pratique. Ses travaux avaient surtout pour objet d'améhorer la condition de la classe indigente. Cuvier et J.-B. Dumas ont écrit son Eloge.
SAINTE-CLAIRE DEVILLE Charles (1814-1876), né aux Antilles. Géologue. Visita les contrées volcaniques de l'Europe, de l'Amérique et de l'Afrique, et expliqua les phénomènes que présentent les volcans, après avoir analysé les produits gazeux de leurs éruptions.
SAINTE-CLAIRE DEVILLE Henri (1818-1881), frère du précédent, comme lui chimiste. Professeur à l'École normale. Il a donné une préparation industrielle de l'aluminium et du platine. Les deux frères appartenaient à l'Académie des sciences, particularité digne d'être signalée.
SAUSSURE Horace (1740-1799), né à Genève. Il a laissé^ dans son grand Voyage dans les Alpes, le fruit de ses observations sur la géologie, la minéralogie et la physique générale. Il a enrichi la météorologie de plusieurs instruments encore en usage.
SCHEELE Charles (1742-1786), né à Stralsund, a, pour sa seule part, découvert plus de vingt corps nouveaux. Sa vie montre ce que peut le génie secondé par la patience, même quand il est dénué de toute ressource pour s'instruire. « Si vous vouliez le suivre dans toutes ses recherches, dit Dumas, il faudrait parcourir avec lui toute la chimie. »
SÉNARMONT Alexandre de (1769-1810), né à Strasbourg. Ingénieur, physicien et minéralogiste. Il a étudié les phénomènes de polarisation et la propagation de la chaleur dans les cristaux. Il réalisa les premières reproductions artificielles de certains cristaux.
TENON Jacques (17ii-181G), né à Siepeaux, près Joigny. Médecin et chirurgien. La clinique médicale et l'installation des hôpitaux lui doivent de sages améliorations.
TIIÉNARD Louis, baron (1777-1857), né à la Louptière (Aube). Professeur de chimie aux Écoles normale et polytechnique et membre de l'Institut. Venu pauvre à Paris, il acquit une grande fortune et en fit le plus noble usage. Il est l'un des fondateurs de la société de secours des Amis des sciences. Ses découvertes et ses mémoires ne se comptent pas.
TIIOUIN André (1747-1823). Fils d'un jardinier du roi et jardinier lui-même, il devint professeur de botanique à l'École normale et membre de l'Institut. Ces fonctions et ces honneurs font entrevoir quels services il rendit à la botanique et à l'agriculture.
TISSERAND François, né à Nuits en 1845. Astronome, successivement directeur des observatoires de Toulouse et de Paris, a observé deux passages de Vénus.
TYCHO-DRAHÉ (1546-1601). Astronome suédois. Le roi de Suède lui avait fait construire un observatoire dans l'Ile de Ilueen; il dut l'abandonner après la mort de son protecteur. Ses observations nombreuses ont une précision étonnante pour l'époque.
TYNDALL John (1820-1893). Physicien anglais, célèbre par ses expériences ingénieuses sur la chaleur, l'électricité et l'acoustique. Il connaissait les Alpes, tant de fois parcourues par lui, mieux qu'aucun clubiste alpin.
VAUQUELIN Louis (1763-1829), né à Saint-André d'Hébertot (Calvados). De simple garçon de laboratoire il devint professeur de chimie à l'École polytechnique, membre de l'Institut et le plus savant chimiste de son temps.
VICQ D'AZIR Félix (1748-1794). Médecin de la reine, professeur d'anatomie à l'École vétérinaire d'xVlfort, membre des Académies des lettres, des sciences et de médecine; s'est beaucoup occupé de zoologie pratique.
VIÈTE François (1540-1603), né à Fontenay-le-Comte (Vendée). Magistrat et mathématicien. S'est signalé par les progrès qu'il a
fait faire à l'algèbre. Ses travaux ont devancé son époque. Aux savants étrangers qui dépréciaient la science française, Henri IV disait: « Connaissez-vous Viète? y
Tycho-Brahé.
VILLARCEAU Yvon-Antoine (1813-1884), né à Vendôme. Après des études peu suivies et différents essais qui lui réussirent tous, il devint ingénieur, puis astronome. « Quand il avait observé toute la nuit, Villarceau calculait tout le jour, dit J. Bertrand; la moisson scientifique était double. » Villarceau entra à l'Observatoire et à l'Académie des sciences.
VOLTA Alexandre (1745-1827). Savant physicien italien. Ses études ont eu surtout pour objet l'électricité. Il a fait de nombreuses découvertes et imaginé bien des instruments et des expériences qui sont restés. Son principal titre de gloire est la pile, qu'Arago appelait « le plus merveilleux instrument que l'homme ait jamais inventé » .
WATT James (1736-1819), d'origine écossaise, tour à tour ingénieur, physicien et quelque peu chimiste. On peut le regarder comme l'auteur de la machine à vapeur dans son état actuel. Il a donc enrichi l'industrie de tous les pays; aussi était-il membre de nombreuses sociétés savantes.
WERNER Abraham (1750-1817). Géologue et minéralogiste allemand. En minéralogie, il tenait surtout pour les caractères extérieurs des minéraux, et, en géologie, il soutenait exclusivement la théorie du neptunisme.
WURTZ Charles (1817-1884), né à Strasbourg. Chimiste français. Élève et successeur de J.-B. Dumas à l'École de médecine. II a été surnommé l'apôtre de la théorie atomique, dont il a développé les principes avec leurs applications dans son vaste Dictminaire de chimie. On a dit de son enseignement qu'il était à la fois « méthodique comme la géométrie, chaud et captivant comme une poésie ».