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DE LA CONDITION .SOCIALH I

ciale (jui existe si souvciil en ho les lueiiihres (ruiie mémo t'iimille. Le ])rojii<,a'' de l;i " naissance," (|ui ailleurs est j)()iir les uns une I)ari-i('re, poui* les autres un tremplin ou un j)ié(lestal, en l'ait, n'cxistt' pas parmi nous.

Ije presti^^e du nom est inconnu: les enfants d'un homme célùhre ou honoré n'héritent de son prestige comme de la considération jml)li(|ue i\uv s'ils sa\i'nt soutenir et continuel' pai" un mérite pci'sonnc! la i-é|tutation du ])ère.

Autrement c'est de -on \i\aMt même <|u'ils rentrent dans l'obscurité.

Tj'aristocratie (pii résine dans notre société est donc le produit d'une séh et ion s])ontanée. d'une évolution miturelle contre les(|uelles il est ])uéril de s'élever, l^lle n'est pas cette easte hautaine et fernu''e (pii dans les vieux pays monarchi(pies se croit séri<'usemenl d'une essenee suj)érieure et considère avec mépris le i-este de l'humanité. Elle est au contraire accueillante au mérite. Son domaine d'ailleurs est |)i'i)priété ])ul)li(jue. Xée d'hier, sortie elle-même d'iunnbles familles, elle n'a ])as d'armes héraldi(pu's ni de barrières blasonnées à op])oser aux nouveaux candidats. Certaines conditions d'éducation ou de l'orium» vous admettent d'emblée dans son sein .sans (pi'il soit besoin d'auii-es fiasseports.

Je sais qu'on accuse le monde de se laisser trop facilement éblouir ])ar la richesse, et d'ouvrir toutes orrandes .ses portes à des «^ens (pii n'ont d'autre valeur (pu» celle de leurs gros sous; je sais également «pi'on rencontre dans les salons, des personm^s ayant la voix, le langage et la tenue de femmes de halles, comme dans les plus humbles maisons de nos cam])agnes on en voit quelquefois qui ont des façons de grandes dames. Le rej)roche n'est pas sans fondement, mais il faut l'étendre à toutes les clas.ses de la société. Cet engouement pour tout ce qui brille, qui fait absoudre tant de misères et de défauts chez les riches, se trouvent partout.

128 NOS TRAVEES

C'est la badauderie populaire éternellement renouvelée autour du veau d'or; le culte qu'on leur rend de tous côtés élève les enrichis bien plus que leurs prétentions mêmes.

Cette promotion de faveur qui leur est généralement accordée, n'est pas toujours ausi déraisonnable qu'elle en a l'air. La fortune entraîne comme conséquences naturelles la facilité de voyager, la faculté de s'instruire et de cultiver les arts; elle suppose les recherches délicates, un certain raffinement. Il n'est pas rare qu'elle rende meilleur, et qu'en tombant entre bonnes mains elle serve à accomplir de belles et bonnes choses. Si l'or civilisateur — on peut le dire aussi bien que Vor corrupteur — ne réussit pas toujours à policer du premier coup le bonhomme de spéculateur qui l'amasse, il aide fort à transformer ses héritiers. Pourvu que ceux-là aient une mère sensée qui sache les élever, ils peuvent atteindre — et l'on voit ce phénomène s'accomplir' tous les jours — à un degré de parfaite distinction.

Dans cette aristocratie des cités canadiennes, et à côté d'elle, dans les petites villes et les villages, il y a des nuances à observer.

Nous sommes un peuple réfractaire à la tradition, et cela tient peut-être aux fluctuations de la politique qui transforment si souvent le sort des familles, et à celles des fortunes qui se font et se défont si aisément, donnant à notre société ce caractère changeant et kaléidoscopique. Mais si l'on veut retrouver un vestige des coutumes d'autrefois et la tradition bien conservée de la politesse proverbiale, de l'hospitalité large de nos pères, c'est dans nos bonnes familles de la campagne, où lès années n'ont apporté aucun changement, qu'il faut les aller chercher. Je ne surprendrai que ceux qui ne connaissent pas notre pays en disant que chez celles-là on rencontre avec la distinction des manières un grand souci de la culture intellectuelle. Voilà une élite qui vaut pour le moins celle des villes.

DE LA CONDITIOX SOCIAU-] I 29

Va dans les ^M'aiids centres même, il y a des débris d'anciennes et illustres maisons déchues de leur puissance d'antan, mais ayant retenu dans la sim|)lieité, dans la pénurie peut-être de leur vie. la noblesse des sentiments et dvs <ri)ui^ élevés, i'our n'être ])as mêlées au train bruyant du monde (|ui s'amuse, ces braves et dignes ^ens n'en v.ilcnt pas moins. Je voudrais (pie leur susceptibilité ne soull'rît ])as autant du dédain des sots infatués de leur vo.nue momentanée, ainsi (pie i\v^ «^n-ands airs <les rasta(|Uouères récemment hissés sur le ])av()is.

I/or^ueil, où (pi'il se trouve, est toujours déplacé, mais il j)araît surtout ridicule en ce ))ays d'é^^alité. 'l'ous, tant (jue nous sommes, il y a dans l'obscurité de notre passé, dans la médiocrité de (piehpies-uns de nos proches, et dans l'incertitude de ce (pie sera l'aven ii- poiiinos enfants, de (pioi en mb^ittre de lu ))réteiit ion à la cuisse de Jupitei*.

l\*ien, ce|)endant, ne peut emi)êcher (|Ue Tordre social tel (prétal)li ici ne subsiste, (^ue chacun tâche donc de vivre heureux dans sa sphère sans se morfondre à envier son voisin. Quel (pie soit le d(>^ré de r(''chelle (pie nous occu})ions, nous sommes tous é^raux devant Dieu et devant la loi.

Du reste, il ne tient (pi'à nous, dans une certaine mesure, d'ai)))artenir à telle ou telle classe, puiscpie, je le répète, l'éducation, le bon ton de notre maison et de nos manières sont avec (piehpies hautes ])ositions officielles tout ce (pli détermine l'admission dans cette élite de notre société.

Ce qui en exclut beaucou}) de familles c'est le relâchement d(»s manières et rahscm-c de décorum dans les- (pu'ls elles vivent.

IjCs enfants <,M-andis.<ent sans savoir ce (pie c'est cjue la tenue, (pie réti(piette de la table, (pie la politesse dans la famille, envers les visiteurs, hvs ])ersonnes â^ées, (pie la fa(;()n de conduire les domestiques et de garder avec eux la réserve (ju'il convient. Ils poussent sans rè-

gle, sans contrainte, et certaine bonne bourgeoise croit vanter sa maison quand elle dit: ^'Chacun ici agit et commande à sa fantaisie."

Avec une telle ignorance des usages les plus élémentaires, sans le vernis et l'aisance gracieuse que donne une éducation soignée, on ne peut pourtant pas prétendre à briller au premier rang.

On a tort, au surplus, de condamner les personnes qui se montrent un peu exclusives dans le choix de leurs relations.

De quel droit voudrait-on les forcer à recevoir telle ou telle personne et à grandir le cercle de leurs amis?

Si vous jugez vos devoirs sociaux assez considérables et vos connaissances assez étendues, pourquoi vous ferait-on un crime de refuser de les augmenter encore? Ce n'est pas par mépris pour Mme Une Telle que vous vous dispensez de la visiter, mais tout simplement parce que vous ne sentez pas le besoin d'ajouter une étrangère au nombre de vos relations. Ce serait de la tyrannie que de vouloir vous l'imposer.

Il ne faut pas s'offenser de la hauteur que nous marquent les gens mal élevés, car ceux-là seuls croient nécessaire d'affirmer leur prétendue supériorité avec des façons impertinentes.

Le sentiment de leur propre dignité suffit aux grandes âmes à les consoler du mépris des petites gens.

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DE LA HAUTRUR

^^éé

E travers existe dans notre pays (l'égalité. On comprend, on excuse à la ri«?ueur l'excessive iier- '^^'' ' té d'un homme parti de rien — comme on en voit si souvent parmi nous — et qui par lui-même a su se faire une position enviable.

Ce qui est moins admissible, c'est Texa^^rération de ce sentiment chez des nuMubres de sa famille ayant moins de raison de s'enorgueillir d'un mérite qui n'est pas le leur et dont ils ne reçoivent le prestige pour ainsi dire que par ricochet.

On voit pourttint cela: l'épouse, les fils et les filles d'un homme en place })lus entichés de la grandeur de leur nom ([ue celui même (pli l'a illustré.

Lui, le ministre, le magistrat, le célèbre tribun, le capitaliste, quelque vaniteux (pi'il puisse être, sait ce qu'il doit aux autres et quelle part de ses succès est due à leur concours, à leur a))pui ou à leur dévouement. Dans la bataille de la vie dont il est un vainipicur, il a gardé, acquis peut-être, le respect de ses sendjlables. La sottise seule se croit supérieure au ])oste qu'elle occupe; les plus intelligents s'avouent toujours — au moins à eux-mêmes — inférieurs à leur tâche. Mais une famille élevée au-dessus des autres par le talent ou le travail de son chef ne se fait pas toujours une juste idée du réel degré de cette élévation. Kl le s'en fait une bien fausse lorsqu'elle se croit obligée de mépriser sa condition primitive et ceux (pii y restent après elle.

Tl se joue de sottes comédies dans notre société. Celui (pli y a vécu seulement cincpiante ans peut en dire

long sur les fortunes diverses des familles. Voici, par exemple, un homme sans fortune, mais occupant une haute situation politique. 11 mène un grand train de maison, roule carrosse, dépense jusqu'au dernier sou de son traitement, et jouit avec sa famille, grâce à une telle prodigalité, de la faveur mondaine. Tant qu'il vit ou qu'il a les moyens de soutenir ce rôle brillant, il demeure un des rois de la société. Mais qu'il vienne à mourir ou à perdre son poste lucratif, que ses fils ne sachent pas continuer sa réputation et que leurs sœurs fassent d'insignifiants mariages, de nouveaux venus s'emparent alors de la succession honorifique, éclaboussent avec les roues de leur voiture cette famille décime dont les descendants prendront rang peut-être parmi les plus humbles bourgeois, à moins qu'ils ne se relèvent de leur propre force.

Cette évolution constante est ime des caractéristiques de nos mœurs. Le sentiment d'une telle instabilité devrait tempérer d'un peu d'humilité 'Tarroganc? de certaines gens; il semble plutôt redoubler l'orgueil de nouveaux arrivés entrevoyant le terme de leur gloire.

La suffisance des sots est en général une manie assez in offensive et plutôt amusante quand elle ne s'aggrave pas d'un mépris injurieux pour le prochain, d'injustice et d'ingratitude.

La hauteur et la fatuité au reste, toutes niaises qu'elles sont, ne demeurent pas étrangères à quelques gens intelligents. C^'est à. eux que notre critique s'adresse; c'est eux qu'elle voudrait convaincre.

Je ne suis pas de ceux qui rêvent l'anarchie dans la société et se révoltent contre ses classifications, contre ^" cet ordre qui fait l'ornement de Rome pendant la paix, et sa force ])endant la guerre", disait Tite-Live.

On n'effacera januiis les distinctions sociales. Il y aura toujours dans le plus égalitaire des Etats des "premiers citoyens " et des " chefs " à la tête des plus

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faj'niiclics iiiiMi'cliislcs. lîii'ii ne |)('iit ciiipt'clu'i' <iin' parmi les fi-rrcs lin mains rù<;ne l'im''^aliti'' inonilc doiil raiiti'c, plus appaiH'iile, n*est (lue le corollaire, l/on ne saurait l'aire (pie restiine, raduiiration, la vénération (le hi nuisse, en élisant ses favoris et ses fétiches, ne rétablisse sans cesse les dilTéreni-cs de condition dei'rière la cliaiMMic iiivclcusc du socialisme.

Je ne i)rév()is j)as (pi'on puisse, dans le dictionnaire, supprimer les itiots '* inalheureu.x ", " iiic jpahles ", *' nonchalants," '* imhéeiles," ** badauds," ni (pi'on arrive jamais à cori-i^^'er chez les enfanls d'Adam les défauts (pie ces mots l'cprésentent et (pii sont les éternels facteurs de l'élévation des nns au déti'iment (\v^ autres.

Cette anli(pie tradition de la famille humaine (pii la divise en ^ivuipes liom()«i^ènes est donc naturelle et raisonnal)le. Le mieux est de Taccepter, même (juand on se trouve de\ant les ahus du système.

Si je l'eneouti'e un homme nul ou iiiféi-ieur, occupant un haut emploi, je m'incline devant la di<i:nité de sa chai'<;"e tout en regrettant (pfelle soit si mal i'ein])lie, et je ne lui conteste ])as la pi'eimère place à hupielle son titre lui doniu' di'oit.

(^uoi(pic> dans notre pays, «irâce au mode gouvernemental, les opinions politi(pU's soient la seule considération (pli détei-miiie l'accession aux i-harges, il y a de grandes chances pour (pie le mérite rec^^oive aussi cjuel- (pie attention, car les partis récoin])ensent d'ahord ceux (pli se sont distingués dans leurs rangs, .le lU' nie pas <pie ce régime ne laisse encore une voie ouverte à l'intrigue et à la brigue.

Les familles (pii s'exagèrent leui- mérite ])ersonnel et tirent trop grande vanité des honneurs toujours jiassagers et précaires, (pfelles (pi'eiî soient la cause et la l'aison, sont donc ridicules.

11 cji est que cet orgueil mal fondé c.)mluit à une conduite pis que ridicule (piand il leur fait oublier, dédaigner ])eut-être, d'anciennes amitiés, des devoirs de famille et des obliu:ati(Uis sacrées.

Quel pouvoir peut vous affrancliir des égards dus à certains menil)res de votre famille, à des amis d'enfance ? Qui peut vous acquitter de la dette de reconnaissance contractée jadis par vos parents ou par vousmême envers de généreux protecteurs ? Rien au monde. Les pimbêches qui refusent de saluer dans la rue ou de visiter d'humbles mais honorables personnes auxquelles elles sont alliées ou dont l'amitié fut autrefois précieuse à leur mère, témoignent d'une nature vulgaire ; elles commettent une lâcheté. Il faut se sentir au fond bien peu de chose pour craindre de se diminuer en reconnaissant devant le monde de modestes mais légitimes relations. Le véritable orgueil, si l'on se pique de hauteur, serait de les faire accepter au monde, bon gré mal gré. Les rois qui forçaient leur cour à s'incliner devant leur fou et leurs maîtresses sont sous ce rapport de parfaits modèles d'insolence.

Si l'on avait usé envers les familles de certaines mijaurées de la crainte de se commettre avec des inférieurs, j'en connais dont les parents n'auraient jamais franchi le premier degré de l'échelle sociale. Aussi le mépris de ces belles hautaines quand il se retourne contre d'honnêtes gens qui furent autrefois leurs bienfaiteurs, me semble-t-il, non plus seulement risible, mais méprisable à son tour.

Dans une démocratie comme la nôtre, nous avons tous besoin les uns des autres ; nulle puissance n'est de longue durée et les orgueilleux qui, paraît-il, sont abaissés dès cette vie, connaissent la rétribution plus tôt qu'ailleurs. L'envie y est un trait caractéristique, et à l'égard des superbes, cette jalouise qui fleurit dans les sociétés égalitaires s'accompagne d'une rancune féroce, d'une haine dénigrante et calomniatrice que leur chute même ne désarme pas.

Quand la grandeur déchue est forcée de recourir au travail pour vivre, on lui rend avec usure le dédain qu'elle a prodigué à d'autres. Ce en quoi elle a tort. Les

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})rivati()ns doiviMil sulliro à oxpitT les fautes du |);issé. Le (M)ura^o (|ui atc^^ple cl accomplit un lal)cur, d'autant plus pénible (pTun n'v a pas été liahituc, a di'oit an respect sinon à la pitié.

L'al)surde préjugé encore (pii nous l'ait mépriser le travail ou les femmes s'y livrant par nécessité î nous qui ne valons, (jui n'ai-rivons. (pii ne nous maintenons (jue par le travail !

11 est reconnu ijue les Canadiens- Frant;ais n'ont pas, comme leurs com})atri()tes anglais, le génie de la spéculation. Les hrillantes (pialités et les talents propres à notre race suftisent à nou-^ '* faire hien vivre ])our mourir gras ". Pour ce (|iii est de thésauriser ou d'amasser de gros héritages, nous n'avons y)as le temps d'y songer, (^uand par accident un homme d'alfaire laisse à ses nombreux enfants une jolie fortune, l'incurie de ces derniers se hâte de disperser cette accumulation insolite, à moins (|ue le papa extraordinairement avisé n'ait assuré, |)ar un système quelcontiue, l'inaliénahilité du magot.

Cl s circonstances pnxluix'iil [)()ur uiu' large part ces liants et ces bas dont nous avons parlé, les alternatives de misère et d'opulence si fréquentes dans l'histoire des familles.

D'où vient doiu- aloi's (pie les oisifs et les fortunés d'aujourd'hui professent un si grand mépris ])our l'honorable travail au(iuel leurs mères peut-être ont dû recourir pour leur subsistance ou })our celle de leur famille, et aïKpiel i-ien ne les assure (pu' leurs propres lilles ne seront })as forcées de retourner ?

La possibilité d'avoir à se pourvoir un jf)ur est l'épée de Damoclès suspendue sur la tête du )>lus grand nombre, il serait bon (pie, mêm(> o\ surtout au sein de l'abondance, on réfléchit (piehjuid'ois à ce danger don! on voit tant de victimes autour de soi.

Ive sentiment de ce (pli ])eut nous arriver, en alarmant notre égoïsnie, nous inspirerait peut-être un peu

))liis (rimmanité envers les familles ruinées qui en sont l'éduites, après avoir connu des- jours prospères, à gagner leur vie. Et l'on ne craindrait pas autant de discréditer son salon et de paraître moins chic en continuant de recevoir des personnes bien élevées chez qui ce fut autrefois un honneur d'être admis et auxquelles on n'a à reprocher que le malheur d'une pauvreté noblement et courageusement supportée.

La maxime divinement inspirée : " Xe faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit à vousmême/' peut encore servir de principe à la plus clairvoyante des diplomaties.

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