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CULTURE INTELLECTUELLE

% j\/\ i: voilà encore tentée de citer un éveqne, et un il 1 1 évoque ainiiil)le aussi celui-lA puis(|u'il s'est -- 0(*cu))é (les femmes.

M«(r I)u[)jml()U|), après avoir écrit (|U('l(|iie conseils aux homnu's du moudi' sur Téducatinii n'a j)as cru déi'()<j^er à la di;u;nité de son état en complétant ces précieuses instructions par (|Uel(|ues conseils aux femmes du monde ''sur 1(> travail intellectuel (pii leur convient."

Les esprits éclairés, sans verser dans les excès de ([Uel((ues socialistes leminiiu's, commencent à s'a])ercevoir — et cela du côté des hommes — que la société a tout à gagner à instruire la femme.

T.a vieillie recette pour (îiire une femme parfaite tombe en désuétude: i-avauder les bas. faire les conlitures, surveiller le ]>ot-au-l'eu (on a riMnar(|ué que les })liil()so))lu's austères sont souvent gourmands et n'aijnent ])as les bourrelets à leurs chaussettes) obéir passivement à son mari, frotter, tracasser dans la maison tout le jour.

Le modèle du bon Dieu dont on a la définition dans la "femme forte" de TKvangile se remet à prévaloir. C'est que, voyez-vous, la Providence a eu cette singulière idée de faire élever les fils par les mères. 11 est vrai qu'on a tâché d'obvier à cela en mettant de honne heure les garçons sous les soins de ])rofesseurs étrangers. Le système, tout ingénieux (pfil est, a ses lacunes; et il faut toujours compter avec ce petit accident providentiel (|ui donne d(^s mèr(^s aux hommes.

Des gens d'esprit comme Fénelon, autrefois, comme le célèbre éveque d'Orléans et Mgr d'JIulst de nos jours, en ont courageusement pris leur parti. Ils ont du se dire avec leur gros bon sens: " l'uisqu'elles y sont, qu'elles demeurent, et que leur influence s'impose à notre fortitude niênie; du moment qu'elles n'accej)teiil pas toutes ce beau rôle, cette mission admirable d'être les servantes de la moitié supérieure de l'humanité; puisque ces rebelles cherchent, ou dans les plaisirs futiles ou jusques dans les livres la satisfaction d'une in- ■ telligence que le Créateur a oublié de ne pas leur donner, eh bien, arrangeons-nous pour ne pas trop en souffrir."

Ils ne trouvèrent pas de meilleur moyen que de permettre aux femmes de leur ressembler un peu. Oh! un tout petit peu. Ils leur assignèrent des limites — ce n'est pas moi qui les en blâmerai.

Ils la voulurent instruite; pas savante. C'était sage, car cela suffit à moraliser sans rendre pédante ou infidèle aux devoirs essentiels de la mère et de l'épouse.

A la vérité le remède ne fut pas généralement approuvé. Beaucoup soutinrent que ces concessions aggraveraient les abus. Certaines fortes têtes refusaient de transiger et déclaraient qu'on devrait enfermer plutôt les femmes qui s'obstineraient à " sortir de leur sphère."

' Parmi ces Samsons, malheureusement, il y en avait beaucoup dons les cheveux n'étaient pas assez repoussés pour les mettre en état de prêter main forte à cette mesure de rigueur.

De sorte qu'il v eut toujours du *^ pour " et du " contre ".

Mais il est rassurant pour celles qui aiment à concilier leur devoir avec les aspirations de l'esprit, d'avoir de leur côté des personnages tels que ceux cités plus haut. Cela console d'en avoir bien d'autres contre soi, même Joseph de Maistre qui fut puni de son aigreur à l'endroit des " intellectuelles " par une fille supérieure.

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