‹ Nos vieux proverbesChapitre 1 sur 26 · IS, 1 3, QUAI VOLTAIRE · texte numérisé non relu

IS, 1 3, QUAI VOLTAIRE

Novembre i88i3

ESPRIT SATIRIQUE ET HARDIESSES INCQNNUES DU VIEUX . PROVERBE FRANÇAIS. — POURQUOI j'aI ENTREPRIS CE RECUEIL. — MES SOURCES.

Il convient de dire, avant tout, que nos vieux proverbes sont au nombre de six cent soixante environ, et qu'à moins d'indication contraire, ils proviennent d'un recueil imprimé en iSyH, à Anvers, et mis en vente à Paris en i582 seulement. La plupart sont de date fort antérieure; quelques-uns sont classiques.

Néanmoins, Tensemble présente un caractère d'actualité qui surprendra; il a de plus l'empreinte d'un esprit particulièrement français, malgré sa fabrication flamande.

On a dit et redit que les proverbes étaient la sagesse des nations. Je n'oserais affirmer toutefois que la sagesse domine ici exclusivement. La morale pure y est un peu coudoyée par l'hygiène, parla physiologie,* par la politique, et surtout par la satire. Au point de vue social, chaque caste est prise à partie avec une hardiesse étonnante.

Comme langage, nous avons bien affaire ici à un produit du xYi^ siècle. Il est imagé, nerveux, original entre tous. Aucun autre n'égale sa manière vive de dire les choses.

S'agit-il de l'étude des langues vivantes, qui est à l'ordre du jour, je parie que vous serez frappé par le

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