INTRODUCTION XIX
POURQUOI j'ai entrepris CE RECUEIL
S'il est vrai que rien ne réussisse comme un impromptu, ce recueil a chance de ne pas déplaire.
« Savez-vous ce que vous devriez faire pour le Monde illustré} me dit un jour son directeur. — Dites-le-moi bien vite. — Un petit dessin de proverbe pour la dernière page. — Vous vous moquez. — Très sérieusement.... Vous connaissez un tas de vieux proverbes. Choisissez ceux que vous pouvez mettre en action par un croquis. On mettra là dessous le premier mot du proverbe en laissant aux abonnés le soin de deviner le reste pour la semaine suivante. Les devinettes sont si à la mode. — Mais, je ne dessine pas. — Mais si î vous pouvez tout ce que voulez. »
Je n'ai guère d'autre confiance en moi que celle que l'on me donne. Me voilà donc cherchant des vieux proverbes illustrés, et me rappelant les bonshommes que j'aimais tant à faire au collège.
Un premier proverbe : A la plume on connaît Voiseau, me fait penser aux chapeaux à la mode.
Une baignade de chien dans la Seine, que j'avais vue la veille, m© parait ce qu'il faut pour un deuxième proverbe : A la presse vont les fols.
Je me trouvais séduit par l'idée de faire un métier qui n'avait aucun rapport avec le mien. On sait que c'est la manie universelle. Mais je n'en restais pas moins un homme dépourvu d'éducation artistique, ne sachant faire ni une main, ni un pied, ni une oreille. On m'en-
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e cela meilleur que je n'au
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l'espérer, et je ne m'arrête qu'après If. série de soixante-douze croquis qu'on va trouver ici, fidÉlemeni, mais beaucoup plus correciement et plus ëlégammeni rendus par deux artistes que je, remercie : MM. Paul Sellier et de Haenen, Pour taire apprécier la tâche ingrate qu'ils ont remplie avec une obligeance dont je
, je place ici deux fac-si
Il va sans dire que j'ai choisi plus présentables.