‹ Nos vieux proverbesChapitre 13 sur 26 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

« courtes prières pénètrent Jes cieux », et que a travailler, c'est à demy prier ».

Ayant Molière, il dénonce le faux dévot : u Paroles d'angelot, ongles de diablot ».

Mais il ne s'attaque pas au clergé, dont il connaît le pouvoir; il sait que le dernier mot lui reste toujours : « Cloches sonnent plus haut que les trompettes ».

Esclave de sa conscience, il assume toute la responsabilité de ses actes; il dit stoïquement : « Pardonne à tous, et à toy rien ».

L'honneur de la famille est un bien dont il doit compte à ses descendants : « A ton fils bon nom »•

Et la gloire de l'avoir maintenu intact est la seule qu'il ambitionne après la mort : « Honneur florit sur la fosse ».

J'allais oublier qu'on ne parle point ici du progrès, ce dada si bien chevauché par notre siècle. Mais au seizième siècle, le mot n'était pas connu. Le vieux proverbe se contente de dire : «Ce qui a été sera ». Pour lui, la vie des nations est une succession fatale de grandeurs et de misères 911 le luxe est l'agent qui joue le rôle désorganisateur.

Je crains d'avoir caractérisé un peu longuement certaines tendances du proverbe français au seizième siècle. Mais leur multiplicité me forçait à détailler et à prouver par des citations.

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