‹ Nos vieux proverbesChapitre 8 sur 26 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

ne connaît que Télévation due au mérite personnel : tt Noble est qui noblesse ne blesse. — Vilain est qui commet vilenie ».

Pour lui, la seule noblesse privilégiée se trouve à l'armée : « Camp est boutique de noblesse. — La noblesse est au bout de l'épée ».

C'est le principe de l'avancement donné au plus brave, quelle que soit sa naissance : « Aujourd'hui vachier, demain chevalier. — Il est noble qui peut monter le premier à l'assaut ».

Et une fois la noblesse acquise, il n'entend pas qu'elle se repose sur ses lauriers : « Nulle noblesse de paresse ». C'est en travaillant sans relâche pour le bien de l'Etat que « vraie noblesse personne ne blesse ».

Il raille naturellement les titres qu'on achète : « Qui a argent, il a noblesse. — Qui a argent, il est gentilhomme. — Argent fait comte, marquis, duc... »

De son temps déjà, l'aristocratie ne se soutenait qu'en se mariant à la bourgeoisie : u Si la noblesse ne s'entretenait du Tiers Etat, elle ne serait plus ».

En politique, j'avoue que le vieux proverbe n'est pas pour les grandes assemblées délibérantes : (« autant de gens autant de sens ») — ni pour les discussions orageuses ( a grandes disputations, de vérité perdition »).

Sans concorde, le pays ne sera jamais fort : « Union des cités vray bastion ».

Au parlement, le vieux proverbe serait de l'avis du

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