‹ Nos voyageurs, Association catholique des voyageurs de commerce du Canada [microforme]Chapitre 17 sur 57 · HAE METRE · texte numérisé non relu

HAE METRE

servie de cette aimal de foi dans cette âm

gasin, disait un Voyage j'accroche au mur une image du Sacré Cœur. Que «

; C'est pour ceux de vos clients q

leur dire : Hé, 1à, mon ami, regard et lisez. Ça agira comme un charme. » — Neuf foi

sur dix, le bourgeois consent avec un : « Pas ma trouvé ».

Voici comment un autre s' Sacreur encroûté à résipisce plusieurs ventes avec lui, en %lanc :

— Voulez-vous Signer, sans Bagnerez beaucoup ?

— Ça dépend : Si...vraiment... (En tout bon & nn Sommeille un bon Normand !).

— J< vous promets sur l'honneur que vous n'y

Perdrez rien, que vous ÿ Sagnerez énormément. — Une belle affaire ? Certain ?

— Une très belle affaire.

— Donnez.

Le Voyageur saisit dans sa malle une image du Sacré-Cœur, la sort prudemment avec le verso en l'air, et, la déposant sur le bureau : « Veuillez donc Signer, ici, au milieu y. Cela fait, le Voyageur la

y Prit pour amener ur nce. Après avoir régl le Voyageur lui dit de but

voir, Un contrat où vous

retourne et la présente au marchand. L'effet fut extraordinaire. Ce brave homme

qui, au “|

aimable tte âme,

Oyageur,

Que de ‘inscripur, je ne as pour nts qui ez qu'à e image euf fois as mal

ner un r réglé de but ù vous

t bon

is n'y

à risées. Faut pas l'exposer au ridicule.

+ Sez-vous ?

4 là, M. N,, reprit l'un des associés.

comme tant d'autres, ne mance, ne pouvait détacher son regard de la figure si

péchait que par accoutu-

d'autres Pour en mettre un Peu partout dans son » disait-il, que pas un de mes

Yageur qui, tout en le { mettant out de même procuré une « belle

À quelque temps : atue fut descendue de son piédestal. Après le blanchissage, la question se posa : Remettrait-on la statue en place? Il y avait là le président, le vice-président, le gérant et

eux autres sociétaires, dont l'un était le frère du gérant. Celui-ci Prit les devants :

— Écoutez, dit-il avec force, cette statue ne devrait Pas être replacée Jà. Voyez-vous, un bon nombre de Protestants viennent ici: ils Peuvent en faire des

Qu'en pen-

— Ça m'a l'air plein de bon sens ce que vous dites Il ne faut pas que

les protestants se Moquent du Sacré-Cœur. Et vous, M. X.?

it DE one

Ce M. X., membre du Cercle de Montréal, était vice-président de la manufacture. 1] dit posémen

Moi, Messieurs, lui trouve un aut défaut à notre st tue : elle est tr petite ! J'en voudra | une plus grande, là, L@llh la place d'honneu M, Que celle-ci du moir Me y remonte. Et s'

Eæ est des clients pre

pe testants ou autre

nan pour faire la grimac« J'en voudrais une plus grande, là, qu'ils s'en aïillent à la place d'honneur.

Nous n'avons qu faire de ces Messieurs ! En place, la statue ! »

Le frère du gérant, membre aussi du Cercle d Montréal, dit tout bas à M. X. : « Merci, X.: bier parlé. Moi je n'osais trop rien dire à cause de mor frère». Le gérant lui-même, vaincu par le mâle accent du Voyageur, se rangea à son opinion. Et aujourd'hui l'on peut voir encore la statue du Sacré. Cœur, semblant présider à l'usine du haut de son Piédestal.

Ce trait nous rappelle un acte de foi vraiment beau de la part d'un autre membre du Cercle de Montréal. Nous pouvons le nommer, car le bon Dieu l'a rappelé à lui, il y a quelques mois. C'était M. Théophyte Galipeau. On a dit de lui qu'il était un homme très Pieux, aux convictions chrétiennes très fermes, un apôtre laïque dans la force du mot. À la conférence du troisième jour des retraites fermées, il discourait

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, était le à ravir sur la nécessité de la sanctification personnelle, sément : sur les joies de l'apostolat « qui doit toujours, poursuiieurs, je Evait-il finement, commencer par soi-même ».

in autre Or, dans une de ces causeries familières de fin de

tre Sta- Bretraite, il déclara qu'il avait réussi à envoyer aux St trop Bretraites fermées tous les Voyageurs et tous les ouvoudrais Evriers de sa maison, un seul excepté que la grippe de, là, à

avait emporté dans l'automne de 1918. « Je perdis 1Onneur. | né. aussi, continuau moins sen LL t-il, mon contre- Et s'il mA AL maître. Je ré-

ts pro- fléchis alorsiet autres je n'engarimace, geai ::? personne aillent ! d pour le rem- Is que fit LR placer. Je fis il mieux. J'instalrcle de lai une statue .; bien du Sacré-Cœur Je mon dans l'atelier, je > mâle fixai au mur et n. Et à la porte deux Sacré-

images du Se- Puis, un beau matin, je dis à mes embloyés : « Mes amis, c'est le Sacré-Cœur qui sera t beau Mésormais votre Contremaiître, et je diviserai entre vous ntréal. Je salaire qu'un bon contremaître aurait gagné ». appelé Mepuis ce temps, Messieurs, l'ouvrage se fait beau-

phyte Æoup mieux qu'auparavant, et ma maison en est 1e très Bnchantée.

s, un S Les funérailles de cet homme de bien provoquèrent

érence Mieux manifestations de foi et de solidarité chrétienne

ourait ui édifièrent beaucoup ceux qui en furent les témoins.

de son

Conformément aux statuts du Cercle, en plus des c grand'messes recommandées pour le repos de :

âme, les membres furent invités à se rendre * l'Hô Dieu, la veille, pour y réciter l'office des morts aup de sa dépouille mortelle. Plus de cinquante répon rent à l'appel, et, le lendemain, un nombre égal sui le corbillard et assiste au service funèbre.

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L'intempérance ne pouvait manquer d'attirer l': tention des Voyageurs de Commerce, très à même constater ses ravages dans nos villes et nos campagn(

Le goût passionné de la boisson est-il aussi ven comme le blasphème, du fond des bois ? Ou est-ce 1 effet du climat? Ou est-ce quelque autre caus. Toujours est-il que dès le début de la colonie et un p: tout le long de notre histoire, l'Église a dû bataill ferme pour éliminer le fléau de l'intempérance. 1 race n'en est sans doute pas infectée comme d'une tar De nos jours surtout maint autre peuple pourrait |: damer le pion. Mais ce n'est pas une raison de ferm les yeux sur nos méfaits. Le mal des autres ne guér pas le nôtre. C'est donc à juste titre, que les Voy. geurs apôtres, soucieux du bien des corps, plus encoi de celui des âmes, entreprirent le bon combat de | tempérance.

L'Association établit d'abord la sobriété com condition essenci-lie d'admission et de persévéranc dans son sein. Puis, elle lança ses Voyageurs dans | mêlée, sur tous les champs de bataille, aux côtés d

ceux qui depuis quelques années mènent la guerr magnifique que l'on sait au monstre alcool. A vra

EY ve

s des cinqMire, c'était plus souvent Pour eux, en raison de leur

s de son Mispersion, une véritable guérilla; — en d'autres ter-

*, l'Hôtel- nes, leur action employait encore ici les tactiques de

ts auprès S'apostolat individuel.

répondi-Æ Grand, bien grand est le nombre de ceux que le

gal suivit Bèle insinuant, cordial, persévérant des Voyageurs amena à la vie sobre, Pour leur propre bonheur et elui de leur famille. C'est ce qu'éprouva la femme

Œun ancien Voyageur de Commerce.

{ Ayant pu apprécier les bons offices des Voyageurs, irer l'at-Blle se rendit chez l'un d'eux. Son histoire lamentable même deftait celle de tant de femmes d'ivrognes (nous en avons npagnes.Héjà exhibé un échantillon) : son homme, buveur si venu Bmpénitent, avait perdu sa position, avait rendu est-ce unBntolérable la vie au foyer; elle l'avait quitté, avait cause ’Placé ses enfants dans un hospice, et maintenant, t un peuBeule, humiliée et désolée, elle implorait le secours du bataillerWbon Samaritain. Ce fut vite promis et fait. ice. La Bis dat, qui cito dat, dit le vieux proverbe, deux fois ine tare Wonne qui tôt donne. Le Voyageur se rendit droit rrait luilu logis du Sac-à-vin, qu'il trouva heureusement en e fermerÆtat de le comprendre. De cette voix chaude et le guéritlrenante que la charité communique à l'homme S Voya-Becourable, il lui Peignit le malheur de sa position : sa

emme partie, ses enfants dispersés, son foyer désert,

t là, le silence et la désolation du tombeau. Et dire

u'il ne tiendrait qu'à lui que tout reprit vie, lumière

at joie. Une seule chose à faire, la retraite fermée qui ommence le lendemain soir. Et ensuite, mais pas

Vant, une position lui serait donnée. Séance tenante,

@ retraite fut promise. La promesse fut tenue. Et

æ Voyageur eut la satisfaction de voir son homme, ien placé, ramener sa femme et ses enfants au foyer,

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)

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