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CONSEIL DU CERCLE DE MONTRÉAL

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2. L'action incessante d'un aumônier non seulement zélé et résolu, mais apte à ce genre d'œuvre et, sur toutes choses, ayant Je temps de s'y livrer sans 1 répit : car le feu de l'apostolat doit être entretenu vif et brillant, en le tisonnant au besoin et en le chargeant de combustible.

3. L'observation intégrale des statuts : réunions, Jcomités, admissions, etc. Une condition que l'on pourrait appeler secondaire, mais qui est d'une très grande importance, c'est — disons-le sans rabaisser en rien la valeur des autres officiers — le choix du secrétaire, qui est ordinairement la cheville ouvrière de toute société.

Il est pourvu à la piété des membres par l'engagement qu'ils prennent sur leur honneur d'observer leurs devoirs religieux, de communier fréquemment, de faire autant que possible dans les douze mois, une retraite fermée. Il y a communion générale le jour de la Sainte-Famille (19 janvier), fête patronale du Cercle, ou le dimanche suivant.

Outre la piété, le Cercle réclame de ses adeptes l'étude et l'action. La première a son plein exercice dans les réunions du Cercle, qui se font tous les quinze jours, excepté pendant les mois de juillet et d'août. | Les membres étudient ensemble les questions religieuses, nationales, sociales et commerciales, « qui sont les plus immédiatement utiles à leur profession et à leur milieu». Pour rendre cette étude plus précise, plus claire, plus Pratique, et empêcher l'éparpillement des efforts, le vagabondage de l'imagination ab hoc et ab hac, le Conseil se réunit lui aussi tous les quinze jours, une bonne heure avant le Cercle, et là, après avoir réglé les diverses questions de son

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ressort, il trace avec soin le Programme de la pr chaine séance, la procédure entière, depuis l’article : (Prière par le Père Aumônier » jusqu'au dernie € Conclusion et prière par le Père Aumônier:» e: entre ces deux points extrêmes, d'abord le sujet d la prochaine conférence et le nom du conférencier, d plus, le sujet de la conférence Suivante, un moi d'avance par conséquent ; puis toute une série de ques tions, d'indications, de Propositions, — 10, CCR: numéros — Je tout communiqué à l'assemblée qui sc tient immédiatement après le Conseil.

Nous avons sous les yeux les listes d'une année entière. Il est facile de constater l'extraordinaire Sollicitude du Conseil à tout prévoir et à bien noter les sujets: où devra se concentrer l'attention des Voyageurs. Il saute aux yeux que ce soin est un gage assuré de succès et la marque d'une volonté inflexible ment tendue vers le but à atteindre.

Parmi tous les sujets d'étude on cherchera en vain les questions Proprement politiques. On comprend en effet que dans une Association de ce genre — nous parlons ici non seulement du Cercle de Montréal niais de tous les Cercles — la politique soit bannie absolument. J'-i dit « questions proprement politiques ).

C'est qu'il ne faut Pas prendre le change et, avec certains esprits timorés, ou d'autres malveillants, exclure du champ d'opération des Voyageurs les questions politico-religieuses, c'est-à-dire, celles qui par quelques côtés touchent à la politique et à Ja religion. Pour tout vrai fils de l'Ég

lise la foi primant tout, lorsque ces questions mixtes se présentent, il

les traite et les juge sereinement, le regard fixé sur les droits, les enseignements, la direction certaine de

la pro-P rticle 1 R dernier P 5» et, R ujet deP cier, de n mois R le ques-R 15, 20h qui se

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l'Église. N'avons-nous P&S vu que le Voyageur, de Par ses constitutions, est le champion de l'Église aussi bien que de Ja Patrie? Aussi lisons-nous, dans l'admirable diplôme que l'Association confère à chacun

de toujours mettre la cause religieuse et Patriotique au-dessus des intérêts d'un parti Politique quelconque, nous lui octroyons le Présent diplôme ».

Qu'on nous permette de citer un exemple frappant de cette attitude très digne et, dans ces temps d'op- Portunisme veule ou de Partisanerie têtue, si courageuse et si méritoire. Les faits sont connus.

Aux approches de la dernière élection provinciale Guin 1919), le riom d'un député qui se présentait de nouveau attirait l'attention non seulement de son comté mais de toute la province. Cet homme, remarquable par sa ténacité, aspirait à doter la province d'une loi sur l'instruction obligatoire. La cam- Pagne qu'il avait faite à l'Assemblée législative, il

si l'appui du ministère —- ce qui est, comme on sait, l'une des plus grosses blanches de la plate-forme électorale — lui était assuré.

C'est ce dernier point que le Cercle de Montréal, entrant en scène, voulut éclaircir. Il mit de côté toute attache de partis pour ne considérer que le bien général. Un télégramme fut envoyé au premier ministre de la province. On le priait de dire «si ce candidat recevait l'appui du gouvernement ». La réponse fut que le ministère « laissait aux électeurs de choisir entre les candidats qui briguaient leurs suffrages ». L'étai principal qui soutenait la plateforme était retiré : elle s'effondra lamentablement, en enfouissant l'homme et sa thèse sous ses débris.

Le Cercle de Montréal re veut rien laisser à l'imprévu, au petit bonheur : il organise tout. Les comités qu'il forme et qu'il surveille ont un double but : aider le Conseil du Cercle, qui sans cela serait à maintes reprises bloqué par l'ouvrage comme un train de l'Intercolonial dans un banc de neige, et, secondairement intéresser le plus grand nombre de membres aux œuvres du Cercle. Le gage de leurs succès est double aussi : parfaite fidélité aux réunions du comité, coopération de tous les membres aux efforts du comité. Par exemple, s'agit-il du Comité de placement, tous les membres du Cercle sont aux aguets pour découvrir les places vacantes de Voyageurs dans le commerce ou l'industrie et en informer le comité. Il en est de même pour le comité des malades : qui sont les malades ? où sont-ils ? etc.

Outre certains comités spéciaux dont nous dirons quelque chose un peu plus loin, il y a sept comités

+ des

Il y a, de dotes !...

guer les Voyageurs. — Des anecdotes ?.

Et comment Présenter ça?...

plus, s'il vous Plaît, un comité des anec- Constitution ne laissa Pas que d'intri-

.. quelles ?..

L'aumônier ayant

toi... Que je suis content !

s'est vu, hein ! Pourtant, je mi cent mille bœufs !

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— Vrai ! riposte Loulou sans une seconde d'hésitation, eh ben, t'es-es plus fort que moi! Moi je t'au-aurais pas r connu !...

L'aumônier reprit : « Pas mal,... mais tâchez tout de même d'y mettre une petite note d'édification ». Les Voyageurs ne sont jamais à court. — En voici une, Père, où l'on voit un bel effort pour rendre service, ce qui est bien édifiant, n'est-ce pas ?

Trois chasseurs à l'ours s'avançaient bravement dans un bois des Laurentides. Tout à coup, là-bas,

Le voici, mes vieux, je vous le rapporte... .vivant !

se frayant un passage à travers les broussailles, voici maître Grizzli, de belle taille, certes. Brrr'! La frousse saisit nos braves qui déguerpissent en se rabattant sur le chemin du Roi. Ils enjambaient la clôture, lorsqu'un de nos Voyageurs arrive sur les lieux. &Eh bien, Messieurs, Messieurs, voyons, qu'est-ce que c'est ? Vous avez l'air tout épouvantés» .… Les chasseurs lui disent leur aventure. L'ours est là, pas loin, il s'en vient de ce côté. « Donnez-moi

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un fusil, réplique le. Voyageur; ah ! ah ! les ours, ça me connaît ! je vous le rapporte dans un quart d'heure!» Il part, s'enfonce dans Je bois. Cinq minutes | ne s'étaient pas écoulées que pan ! pan ! deux détona- | tions éclataient COUP Sur coup, puis... tableau ! ‘ Notre ami, débouchant du bois à toutes jambes, À nu-tête, les cheveux au vent, les bras en l'air, criant, . à l'instant même où l'ours, goguenard, avançait sa . grosse tête au travers d'une touffe de branches : } « Le voici, mes vieux, je vous le rapporte... . vivant !» | (C'est mieux, fit l'aumônier, pas très convaincu, mais ce n'est pas encore l'article.» L'article vint | enfin : il vint de tous les Cercles de l'A.C.V. et « At À les anecdotes qui émaillent ces pages, comme des : Pâquerettes sur une pelouse, ou plutôt hélas ! comme & des fleurs desséchées dans un herbier : car pour pré- + Senter ces historiettes telles que dites, si vivantes, il À faudrait y mettre le ton, le geste, le Piquant, le juteux & dont les Voyageurs ont notoirement le secret.

+ Un autre comité qui marque bien l'esprit de charité | qui anime les Voyageurs et prouve, comme disait l'un À d'eux, qu'ils n'ont pas, Dieu merci, une patate à l'en- : droit du cœur, c'est le « Comité des malades ». Le : président, le secrétaire et les trois conseillers ont leur | résidence en des quartiers différents de la ville pour : être à même, je suppose, de porter plus tôt les secours - °Pportuns, tout comme on dispose aux bons endroits . Ales postes de pompiers. L'un des Voyageurs, gai Aluron, connu comme Barabbas dans la Passion, à raconta un jour au Cercle ses doléances de n'avoir pas l'été visité autrefois (avant les beaux jours du Cercle), [alors qu'il était malade : trois grosses maladies, qui

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l'entortillaient et le tordaient comme une torquette de tabac canayen, capables chacune, de l'envoyer ad patres; seize mois sur le dos: à part sa famille, combien de visiteurs parmi ses nombreux amis ? Pas un chat ! Une autre fois, vingt et une semaines au lit. Et même vide autour de sa couche. Échappé comme Pai miracle des griffes de la mort, il s'était bien promis de faire de la visite des malades une partie de son apostolat.

Un jour qu'il en était à sa vingt-neuvième visite quotidienne à l'un de ses co-voyageurs, celui-ci, déjà muni des derniers Sacrements, lui dit : « Prends la À petite table du salon, place-la en face de la fenêtre qui donne sur d'église Saint-Stanislas, puis viens me lever et m asseoir dens la chaise berçante près de la table. » Une fois installé, continue le bon Samaritain, les mains È jointes et ses pauvres yeux fatigués se levant de temps : à autre vers la croix de l'église, il commença par sup- R plier saint Joseph de l'aider à accomplir un acte qu'il À méditait. Qu'était-ce donc ? Demander pardon à sa K femme qui sanglotait à côté de lui, et à moi aussi pour Ë les scandales qu'il aurait pu me donner par la liberté de ses paroles... Ce qu'il fit avec une humilité ravissante. Puis il pria la Sainte Vierge d'intercéder pour lui auprès de Notre-Seigneur, afin de lui obtenir le pardon de sés péchés. 11 offrit à Dieu le sacrifice de sa vie, et après avoir fait les adieux les plus tou-R chants à sa femme et à moi, il me demanda de réciter le chapelet. Épuisé de forces, il ne pouvait répondre que par le mouvement de ses lèvres. Ilentra bientôt en une longue agonie qui se prolongea jusqu'au soir, où À il rendit paisiblement son âme à Dieu.

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Dans une de ses visites au collègue qu'un terrible ait à l'hôpital des Incurables,

Procurer une suprême consolation,

ps, celle de commu-

umônier du Cercle ire. Ils étaient là in, le Jésuite et Je Voyageur, fidèles

t, puis les deux amis, côte à côte, émus jusqu'aux larmes, recevaient

le Pain de Vie, le Dieu de toute consolation: et l'action de grâces, faite par le prêtre lui-même mettait le

magnifiques.

Un autre membre d Le nom, l'adresse, len

ment la lecture.

l'assemblée de faire

candidatu:e, s'il yena.

C'est alors que Comunence le travail sérieux du Comi-

jté : il s'enquiert des aptitudes du candidat, de sa

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faire le plus tôt possible.

Tels sont les sept comités Principaux du Cercle. Il ei est d'autres moins importants, plus spécialisés, institués pour promouvoir certaines œuvres. À peine une œuvre est-elle adoptée par le Cercle qu'un comit se jette dessus, comme une araignée sur la mouch tombée dans sa toile. Ainsi l'enquête sur les cinémas sur la présence d'une certaine revue dans les train du C.PR,., sur le travail des Juifs à Montréal | dimanche.

Nous trouvons encore au crédit du Cercle son env de cent dollars au collège du Sacré-Cœur de Sud

eille et Pury, et de cent autres dollars à l'Association d'Éduso PUR canadienne-française de l'Ontario, pour l'aider ormule 4 dans son admirable défense des droits du français, la OUR LE mise à l'hospice Gamelin d'un chèque de cinq cent posé l 4 dollars prélevés sur un Souper aux huîtres, et l'obten- . A tion pour cet hospice d'une diminution de trois cent

ge à dollars dans la taxe d'eau annuelle. Nous le verrons Fès 2 contribuer efficacement à Ja fondatio

L ! n de la plupart dx sr 4 des autres cercles, et prendre, en 1918, une part en 1 prépondérante aux premières journées sociales des-

orési. | Voyageurs de Commerce.

idat se Tous ces travaux, ces manœuvres, ces résultats envoie n'ont été possibles que par la fidélité aux réunions, et ivanteM Dieu sait s'il y en a !

s'être Réunions du Cercle, tous les quinze jours, sans ésorier® faute : y manquer serait, au dire de l'aumônier, un om du crime de lèse-Association. I] y a en plus des assemclaméif blées extraordinaires assez fréquentes.

IL pas le, tous les quinze : de la sans compter main-

t des deux et trois

Réunions des Comités du Cercle, se

lon l'urgence des omitéii Œuvres entreprises.

ouch® Réunions du Comité général de l'Association,

émas® également tous les quinze jours, et par trains vent,

éal le

fois plus sou-

en séances extraordinaires. Cette fréquence,

jugée nécessaire, a limité jusqu'à présent le choix des

dl officiers du Comité général aux membres du cercle

dl de Montréal, un seul excepté, venant très régulière- Su ment de Saint-Hyacinthe.

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