‹ Nos voyageurs, Association catholique des voyageurs de commerce du Canada [microforme]Chapitre 23 sur 57 · ME · texte numérisé non relu

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Terminons cette étude sur le Cercle de Montréal, par l'énoncé de ce que le Cercle appelle ses « quatre grandes dates» de l'année — lesquelles, avec les réunions, les comités, les œuvres, tiennent en haleine tout le Cercle comme une ruche au temps des fleurs.

La première — au bas de l'échelle — est le souper aux huîtres. On sait le rôle important que ces intéressants mollusques jouent aujourd'hui dans la société : leur emploi bien réglé procure d'une part un plaisir à peu près sans mélange et de l'autre des fonds appréciables pour maintes bonnes œuvres.

Ce souper est pour les seuls membres du Cercle. Soirée charmante, intime, de famille, où s'improvisent des danses, des charades: où les gagnants à certains jeux sont couronnés. Mais les prix ne se mettent Pas toujours sur la tête : tel ce superbe dindon qui se promenait librement parmi les tables; tel encore ce petit cochon de lait, qui — l'ingénu ! — renouvela sur la scène un épisode des Plaideurs de Racine .…

La deuxième date est la grande soirée sociale, littéraire et musicale, où le conférencier, choisi parmi les meilleurs, expose, à un auditoire qui remplit toujours à déborder l'immense salle du Monument National, l'une des graves questions qui intéressent le plus les esprits. C'est ainsi que sur l'estrade ont défilé tour à tour le Comte de Mun, la Revanche des Berceaux, le Problème noir aux États-Unis, Dollard

des Ormeaux.

La troisième se rapporte à la retraite pascale des Voyageurs de Commerce. Retraite ouverte à tous les Voyageurs quels qu'ils soient, prêchée à l'Immaculée-Conception par un Père missionnaire, et réuriissant chaque année jusqu'à cinq et six cents voyageurs.

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Un trait qui ne Surprendra point ceux qui sont au courant des choses, c'est que les plus assidus à ces retraites ouvertes sont des habitués des retraites fermées. Il est en effet admis que les retraites fermées non seulement n'empêchent pas l'assistance aux retraites et aux missions de Paroisses, mais préparent plutôt pour ces grands réveils des âmes leurs plus fermes et leurs plus ardents auxiliaires. C'est un fruit naturel, et surnaturel, de l'esprit d'apostolat puisé aux retraites fermées.

La quatrième date qui domine toutes lÎes

autres et rappelle le principe même de la vie du Cercle - comme de toute l'Association — est la date des retraites fermées. Elles s'échelonnent chaque année dans le ciel des Voyageurs presque aussi nombreuses que les signes du zodiaque. Les membres du Cercle se succèdent sous le toit de la Villa Saint- Martin. Ils font plus. Nous avons constaté, dans la première partie de cet ouvrage, que le zèle pour les retraites fermées est une des plus belles formes de l'apostolat des Voyageurs. Ceux du Cercle de Montréal ont à leur actif un chiffre imposant. Pour ne mentionner que les deux dernières années : en 1918, sur les 1347 retraitants de la Villa Saint-Martin, deux bons tiers y furent dirigés par des Voyageurs montréalais; des 1734 retraitants de 1919, un grand nombre subirent la même douce mais quasi irrésistible poussée de nos bons Voyageurs.

Il y aurait beaucoup plus à dire sur la vie intime et les œuvres extérieures du Cercle de Montréal, mais il ne doit pas accaparer l'attention du lecteur et, fraternellement, il passe la main au Cercle qui le suit immédiatement par ordre de fondation.

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