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CHAPITRE DEUXIÈME

Le CERCLE DE QuéBEc

Sommaire

Fonde le 3 septembre 1916. — Un cercle à la base de « diamant », aux horizons immenses. — Ses séances d'étude. — Son action extérieure. — Ses belles initiatives.

— L'œuvre des retraites fermées à Manrèse.

La deuxième grande ville de la province de Québec

ne pouvait rester longtemps sans un Cercle catholique de Voyageurs de Commerce. Elle Jui offrirait comme

C'est dans une retraite fermée à la VIla Manrèse que fut semée, en 1915, la première idée d'un Cercle catholique de Voyageurs. Tombée en un sol si riche, elle devait produire cent Pour un. Le 3 septembre 1916, le Cercle se fondait définitivement, sans s'inquiéter du n mbre 13 de ses fondateurs. L'année su vante, il comptai trente-six membres: en 1918 cinquante-six: et aujourd'hui cent-vingt.

Il avait de pis la bonne fortune de s'adjoindre peu à peu une quinzaine de membres bienfaiteurs qui, avec leur substantielle contribution de cent dollars chacun, fournissaient au Cercle e nerf de la guerre.

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Nous connaissons déjà, par celui de Montréal, 1 régime intérieur de ces Cercles. Ce fut, à Québec la même vie intense, la même application à tout apostolat religieux et national. Les réunions étaien: régulières. Les conférences proposaient à l'étude des membres et approfondissaient les sujets les plu: variés et les plus actuels, tels que la presse catholique la colonisation, l'apostolat laïque, le respect humain le Voyageur de Commerce, l'économie, les écoles de l'Ontario, le règne du Sacré Cœur, les hommes d'action, l'esprit de famille, l'esprit national.

Le Cercle pendant ce temps s'organisait. Il se donnait un bureau de placement, Au mois de décembre 1918,,son affiliation à l'Association lui faisait prendre rang à la suite des Cercles de Montréal, de Sainte-Marie de Beauce et de Saint-Hyacinthe.

Son action a été admirable sur tous les champs d'apostolat. Nous ne pouvons qu'en tracer rapidement les grandes lignes.

Au Cercie québecois revient l'initiative des images du Sacré-Cœur répandues maintenant à profusion par tous les Voyageurs, dans les gares, dans les hôtels, etc., pour contrebalancer la propagande des bibles protestantes. Une autre initiative féconde fut l'établissement des retraites pascales des Voyageurs durant la Semaine Sainte. Pratique fortifiante que Montréal, Ottawa, Hull et St - Hyacinthe s'empressèrent d'imiter. (Ce fut ensuite la diffusion des bons livres, de la presse catholique, la vente de trente mille boutons-souvenirs pour venir en aide au € Chez-Nous du Soldat », des démarches en faveur de la prohibition, la demande de réforme à la loi des cinémas, la suppression des scènes disgracieuses

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voit encore les Voyageurs choisis chaque année pour

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En cette année de 1917, les Voyageurs résolurent de procurer à la Villa Manrèse un groupe de retraitants chaque mois. Entreprise hardie: mais qu'ils tentèrent généreusement, mieux encore, qu'ils maintinrent avec une inlassable énergie. En conséquence de ‘cette poussée bienfaisante, la Villa Manrèse, qui ne peut loger commodément que douze retraitants à la fois, vit chaque année plus de cinq cents hommes prendre part à ses retraites fermées.

Ajcutons que le succès des retraites inaugurées à Chicoutimi pendant les vacances de 1918 revient en grande partie aux Voyageurs de Québec. Nous en avons pour garant M. Gauthier, gérant de la Banque Nationale à Chicoutimi, qui écrivait au R. P. Archambault, le 24 juillet 1918 : « Notre seconde retraite commencera demain. Comme pour la première, ils seront vingt-sept, et je ne doute pas que la troisième Soit aussi nombreuse : j'ai déjà au delà de ce nombre. Tout le mérite de ce succès revient de droit aux Voyageurs de Commerce qui, par leur conduite admirable autant que par leurs conversations, ont fait connaître cette belle œuvre ».

Le Cercle de Québec avait envoyé quatorze délégués au premier Congrès des Voyageurs tenu à la Villa Saint-Martin; il revendiqua pour la cité de Champlain la faveur d'en célébrer le deuxième, en 1919. Nous y reviendrons dans la 3e partie de cet ouvrage. .

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