TROISIÈME PARTIE
dir le D Où 1a silhouette de l'
Association se dessine davanur en = tage sur le fond gris des
PaÿSages contemporains.
Les Œuvres DE L'ASSOCIATION
René Bazin rappelle quelque part ce mot d'un vieux chevalier, le comte de Gruyère, partant pour la croi-
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sade, et qui criait à ses compagnons : « En avant, s'agit d'aller ! Revienne qui pourra ! »
En avant, s'agit d'aller! C'a été le mot d'ordre, le cri de guerre des Voyageurs de Commerce s'élançant, le lundi matin, dans toutes les directions, pour leur croisade hebdomadaire. Et ils allaient ! Quelle ville, quel village, quelle route n'a pas vu le profil mouvant de leurs personnes et de leurs autos, n'a pas oui l'écho de eur voix rieuse et chantante !... Revienne qui pourra ! Plus sûrement que les premiers croisés. ils re cnnent. Et c'est heureux. Car la croisade mode: re n'a pas qu'un seul but, la délivrance du tombeau du Christ, et ne s'accomplit point par une série relativement brève de magnifiques chevauchées et de brillants faits d'armes; elle a tous les objectifs de la charité chrétienne et elle est de tous les jours.
Nos croisés reviennent donc. Mais c'est pour repartir deux jours après. Ces deux jours appartiennent encore à l'expédition par le ravitaillement qu'ils permettent. Îl faut munir l'esprit, nourrir le cœur : donner au premier la lumière, au second la force. La lumière leur est communiquée dans la réunion du samedi soir, la force dans le banquet sacré du lendemain — pour ne rien dire des pures et réconfortantes joies de la vie de famille, qui leur sont déniées tout le long de la semaine.
Il n'est point d'apostolat sans souffrance: car il n'en est point sans combat. Dans l'éternelle lutte entre le bien et le mal, l'apôtre prend résolument parti pour le bien. Il a donc contre lui, dressées en bataille, toutes les puissances du mal, puissances de la chair. du monde et de l'enfer. Comme il s'y attendait, il 4 ne trouve rien là qui puisse l'entraver; au contraire, il
Les Voyageurs apôtres ont ce cœur bien trempé, ils ont cette flamme. Avec Je chantre royal d'Israel, ils en louent le Seigneur : « Béni soit Jéhovah qui a dressé mes mains au combat et mes doigts à la guerre!»
C'est dire que les Voyageurs ont mis de côté, mais là absolument — nous l'avons déjà noté — tout respect humain.
liques, ou, comme disa mot de Louis Veuillot, « effrontément catholiques ». La raison qu'en donnait un autre
cette variété d'apostolats qui on
d'âmes, guéri tant de blessures, relevé tant de courages.