LE COMITÉ GÉNÉRAL
Le Comité général est le représentant et le pouvoir exécutif de l'Association. Nous avons déjà dit les éléments qui le constituent. ,
Élu, tous les deux ans, par le Conseil fédéral auquel il doit rendre compte de son administration, chaque année, le Comité général agit d'après les directions de ce Conseil et maintient dans tout le corps l'union, l'esprit propre, l'âme même qui le fait vivre.
Sa première apparition coïncide avec la fondation du Cercle de Beauce (25 août 1917), alors que ce Cercle et celui de Montréal se rangent sous une même autorité et fondent «l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce ». Par la force des choses, l'autorité se trouva personnifiée provisoirement dans le Cercle de Montréal ou plutôt dans le Conseil du
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Cercle, qui prit, en tant que comité exécutif général, le nom de Comité central. Il approuva les statuts généraux déjà élaborés et rédigés par le Cercle de Montréal, les Proposa au Cercle de Beauce qui les accepta, et, le 27 octobre 1917, délivra à ce Cercle son diplôme d'affiliation. Les autres cercles suivirent. Saint-Hyacinthe fut affilié le 23 novembre 1918; Québec le 21 décembre de la même année: Hull, le 15 février 1919, et, peu de temps après, le rer mars, Ottawa: Trois-Rivières, le 4 avril 1920; Sherbrooke, le 30 du même mois.
Le Comité central se réunissant tous les quinze
cations ou les interventions locales. Il sollicita et obtint les précieuses lettres d'approbation qu'on a pu admirer au commencement du volume. I] visita à plusieurs reprises, par ses délégués, les divers Cercles Pour ÿ entretenir et fortifier les liens de la charité. Lors du Congrès de 1918 à la Villa Saint-Martin, il prêta son concours le plus actif au Cercle de Montréal. Puis il se mit à préparer le premier Conseil fédéral, qui devait avoir lieu les 15 et 16 mars 1919.
Le premier acte du nouveau Comité, élu le 16 Mars, fut, sur l'initiative de son président, de faire chanter une grand'messe pour attirer les lumières du Saint- Esprit sur ses délibérations. 1] approuva à sa première séance le rapport officiel du Conseil fédéral, dont il envoya une copie à chaque Cercle. Ses tra-
vaux devinrent ensuite de plus en plus serrés, à cause des questions importantes qui surgissaient partout et dans lesquelles l'Association ou bien était invitée à paraître ou d'elle-même prenait sa large part. Telles furent l'intervention du Comité contre l'instruction obligatoire, sa campagne de souscription en faveur du Droit, une autre pour le Devoir, son appui au Cercle de Montréal dans l'affaire des cinémas, sans parler de la forme définitive donnée au diplôme de l'Association, du projet, exécuté depuis, d'un « Chant des Voyageurs », de la papeterie du Comité et des Cercles ramenée à l'uniformité, et enfin des relations incessantes avec les Cercles, et les visites qu'il leur fait par ses délégués.
Il est toutefois une démarche récente que nous voulons rappeler d'une manière plus spéciale à l'attention du lecteur.
Le 17 avril 1920, le Comité général votait les résolutions suivantes sur le respect des droits de la langue française au Canada, et, le 21, les envoyait (aux Honorables Messieurs de la Chambre des Communes et du Sénat du Canada ».
Après avoir rappelé, dans ses (considérants », l'Acte de l'Amérique britannique du Nord, le mot si connu de Sir John A. McDonald sur l'égalité des races au Canada, le bon fonctionnement du système bilingue et même trilingue en certains pays d'Europe, la protection de la langue des minorités ennemies par nos alliés, garantie par les représentants du Canada aux différents traités de paix, et enfin le besoin de justice, de bonne entente et de respect mutuel, pour que règne l'harmonie entre les deux grandes races du Canada, le Comité poursuit en ces termes très nets :
« L'Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada demande aux honorables ministres et membres du Sénat et de la Chambre d'Ottawa, de
ouloir bien reconnaitre franchement le principe de l'égalité des races en ce pays, de faire passer dans la Pratique cette règle essentielle de bon gouvernement, et donc de donner à Ja langue française la même place qu'à la langue anglaise, dans Ja Correspondance, dans les publications officielles, dans l'impression des timbres-poste et des billets de banque, dans la frappe des monnaies, dans les circulaires de tous les départements, services et ministères , en un mot, de fournir toujours et immédiatement un double français à toute édition anglaise qui émane du Bouvernement de ce Pays anglo-français. »
LE CoNSEIL FÉDÉRAL DE 1919
Le Conseil fédéral, avons-nous dit, est la suprême autorité de l'Association des Voyageurs de Commerce. Sa réunion du mois de Mars 1919 revêtait une importance particulière, par le fait qu'elle était la première On sait de plus que les premières délibérations d'une société sont toujours grosses de conséquences par l'esprit, l'élan, la direction qu'elles lui donnent. Le lecteur ne sera Pas Surpris d'apprendre que les délibérations du Conseil de 1919 furent des plus paisibles, des plus sages, et même qu'elles jouirent de ce privilège peu banal, à savoir que toutes les motions visant certaines modifications des Statuts furent adoptées à l'unanimité et que les membres du nouveau Comité
exécutif furent tous élus au premier tour de scrutin.
Le Conseil eut sa première séance le samedi, 15 mars 1919, à 8 heures du soir, dans une des salles de l'Immaculée-Conception. Étaient présents les membres du Comité central provisoire, avec l'aumônierdirecteur, l'aumônier du Cercle de Saint-Hyacinthe et celui de Hull, un KR. P. Oblat d'Ottawa, les délégués des Cercles d'après le nombre de leur effectif : trois de Montréal, deux de Québec, deux de la Beauce, deux de Saint-Hyacinthe, un d'Ottawa, un de Hull, et quelques autres membres des Cercles affiliés avec voix consultative seulement.
Après la prière et la mise de l'assemblée sous la protection du Sacré Cœur, le prési- ent souhaite la bienvenue aux délégués, le secrétair vérifie les lettres de créance de ces messieurs. /.ors commence la lecture des rapports officiels : en premier lieu, celui du secrétaire du Comité central provisoire relatant les faits et gestes du dit Comité; puis celui du trésorier, lequel ayant commencé le 1er septembre 1918 avec un ( en caisse » de #38.33, se trouve, comme un bon trésorier de la province, à boucler son bilan avec un surplus, surplus raisonnable de 236 dollars et 68 sous, dûment placés en banque. Ce sont ensuite les rapports des différents Cercles par ordre d'affiliation. Chaque rapport contenait l'historique très bref du cercle et le relevé succinct de ses œuvres.
Le Conseil fit ensuite le choix de cinq membres qui, avec le président de l'assemblée, l'aumônier- zénéral, les aumôniers de Saint-Hyacinthe et de Hull, suggéreraient les noms de quinze candidats, pour les diverses charges du Comité. Ils se retirèrent dans une chambre voisine. Ils revinrent au bout de vingt
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minutes. La liste ne contenait que des noms de candidats demeurant à
vVaquer aux intérêts de membres de l'assemblé élection du lendemain informations convenab didats.
Le lendemain, dimanche, 16 Mars, il y eut messe à 9 heures avec allocution de l'aur ônier-général. A 10 heures 30, le Conseil se réunit pour la discussion des dix motions présenté V. z2et les Cercles.
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Il pria enfin les e de réfléchir à l'importante et de prendre entre temps les les sur les aptitudes des can-
aux délégués par l'exécutif, fut serx à l'hôtel Viger. Un grand diner sans discours : cela Constitue une jouissance très pure.
La séance de l'après-midi fut cor des membres du Comité général.
Au dépouillement de chaque sc- :
Votants), je lis c
sacrée à l'élection
L'admirable élection ! Aussi les ui suivirent —
fraternelle qui dès le début avaient animé les membre: du Conseil. Ils se séparèrent ensuite, emportant dans leur cœur une force de plus pour activer puissamment l'œuvre multiple de l'Association.