LE CONSEIL FÉDÉRAL DE
C'était le deuxième. Il se tint les 8 et 9 mai, samedi et dimanche, dans la salle du Cercle de Montréal.
Étaient présents : le Comité général avec son aumônier, les aumôniers des Cercles de Québec, d'Ottawa, de Hull, des Trois-Rivières, et n délégués des huit Cercles.
Le premier acte, samedi, fut la célébration d'une grand'messe de requiem pour le repos de l'âme des membres défunts de l'Association. A 10 h. 10, le président annonça l'ouverture du Conseil fédéral. Lr procédure nous est connue; nous n'y reviendrons p.
Conmime il n'y avait point, cette année, d'électio du Comité général (élu tous les deux ans), le travail des délégués se porta sur l'étude des diverses motions du Comité et des Cercles. Il y en avait soixantedeux; il fallut, pour en venir à bout, quatre séances de trois heures chacune et une cinquième, la dernière, de six heures, séance entrecoupée du « Chant des Voyageurs » et, un peu plus tard, de la bénédiction du T.-S. Sacrement.
Les délibérations gardèrent ce cachet de sérieux, de clarté, de précision et, même dans certaines passes d'armes plus vives, de parfaite courtoisie et de charité
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qui distinguent les rapports mutuels des membres de l'Association, — Les motions furent presque toutes adoptées, avec ou sans amendement. Nous en avons déjà signalé quelques-unes au cours de ces pages. Elles ont pris Corps dans la seconde édition des statuts généraux.
Un projet de charte fédérale pour l'A.C.V. avait été préparé par le Comité général. Le Conseil fédéral
Disons, en terminant, que l'une des motions présentées au Conseil donna, un moment, l'impression d'un petit nuage flottant, indécis, dans un ciel pur. Le nuage passa. Mais sa présence, quoique très brève, ne fut pas inutile : elle servit d'avertissement, à savoir, que le Voyageur de l'A.C.V. participe encore à l'humaine fragilité, Homo sum... — ce qu'il soup- Sonnait déjà bien un peu ! — ; elle servit de plus à res- Serrer les liens qui unissent les’ Cercles entre eux et avec le Comité général, mais plus encore à mettre en pleine lumière le Principe essentiel de la soumission à la suprême autorité du Conseil fédéral. Le battements des cœurs, un instant ralenti, reprit avec plus de force et de gaîté dans cet apport nouveau de chaleur et de vie. Les dernières allocutions des aum6niers et du président soulignèrent délicatement ce point.
L'aumônier-génér ! résuma finalement les travaux du Conseil, ses pensées, ses aspirations, ses résolutions,
en une série de « Vœux » que l'assemblée, vibrant de
toutes ses cordes, sanctionna de vifs et longs applaudissements.