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M. B. Charbonneau, président du Cercle de Montréal, proposa le toast de l'Association puis celui des Cercles de Saint-Hyacinthe, de Québec et de Beauce, auxquels répondirent respectivement MM. A. Beaulieu, V. Sylvestre et M. Gagné. M. Poupart, premier secrétaire du Cercle de Montréal, répondit à la santé du Cercle, que M. Trempe, de Québec, venait de proposer avec des accents magnifiques qui avaient déchaîné une véritable tempête d'applaudissements.
Après le dîner, les amusements extérieurs reprirent, vifs mais brefs. On voulait entendre les deux autres conférences mentionnées plus haut : l'une, « pour la cause patriotique », que M. Grégoire traita en faisant comme de juste vibrer superbement la corde patriotique; l'autre pour la cause religieuse et patriotique, avait deux cordes que M. Bernier sut toucher avec infiniment de tact et de justesse.
[Il appartenait au R. P. Georges Lebel, aumônierdirecteur de l'Association et du Cercle de Montréal et, on peut le dire, l'âme de toute l'Association, de tirer les conclusions de ces deux splendides journées sociales. I1 le fit en insistant tout particulièrement sur les retraites fermées, où l'Association puise son plus intense principe de vie. Après lui se levèrent à tour de rôle M. R. Carignan, le R. P. Lelièvre, M. C. Gauthier du Droit et le R. P. Bellavance, recteur de l'Immaculée-Conception. Leurs brèves allocutions, faites de pensées tour à tour sérieuses, enjouées, émouvantes, entraïînantes, ne pouvaient clore plus heureusement ce deuxième et dernier jour du Congrès.
Il n'y avait plus qu'à remercier Dieu, auteur de (tout don parfait et de toute grâce excellente ». Et
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cela se fit dans la bénédiction solennelle du très Saint- Sacrement.
Au sortir de l'oratoire, l'heure du départ sonnait. Il n'y eut qu'une exclamation sur toutes les lèvres : «€ Comment ! déjà fini ! Trop court !... Eh bien, à l'an prochain !»
Tout aussitôt, M. Gagné, président du Cercle de Québec, saisissant au vol les derniers mots, s'écria : € Oui, Messieurs, à l'an prochain ! Et ce sera chez nous, à Québec, le voulez-vous ? » Une longue acclamation accueillit le cordial appel du président, et les cris répétés de « A Québec ! A Québec !» ne cessèrent qu'avec les premières notes du chant national, « O
Canada ».