Action personnelle: M. J.-H. Denault, de Sherbrooke
2. — Action religieuse : M. Saint-Pierre, de Hull. 3. — Action nationale: M. V. Biais, d'Ottawa. Ce fut clair, précis, vivant, tout à fait dans la note
du Voyageur.
Il restait peu de temps à la disposition des congressistes. Le train spécial qui devait ramener les délégués à Québec et à Montréal était marqué pour 6 h. L'aumônier-général remercia en quelques mots le Cercle de Sainte-Marie de Beauce pour son exquise et royale hospitalité; il remercia, en les félicitant, les orateurs et les conférenciers du congrès, et de leurs travaux il cueillit et formula les vœux suivants :
1. — «Que tous soient un ! )) C'est le mot du Sauveur à la dernière Cène; c'est la devise du Cercle de Beauce; elle résume admirablement les sentiments d'affection qui doivent unir les membres du Comité général et des Cercles et les Cercles entre eux.
2. — Que les Voyageurs soient fidèles à leur retraite fermée annuelle et à tous leurs devoirs de membres actifs de l'Association.
3. — Qu'ils soient des modèles de loyauté et d'honnêteté envers leurs patrons et leurs clients.
4. — Que des relations plus fréquentes s'établissent entre les deux Associations dont le but et les moyens d'action sont à peu près les mêmes — l'A.C.J.C. et l'A.C.V.
Un heureux retard du train spécial permit aux congressistes de se réunir une dernière fois dans le réfectoire du collège, puis de participer avec le clergé à une procession en l'honneur de la Sainte Vierge et de
célébrer encore une fois par leurs chants la gloire et les bienfaits de leur Mère du ciel. La bénédiction du T. -S. Sacrement vint clore ces « journées sociales )) qui, par leur entrain, leurs travaux, la gaîté et la charité des participants, ne le cédèrent en rien aux brillantes assises de Québec et de Montréal.
Ce fut au milieu des plus beaux témoignages de cordialité fraternelle qu'on se donna rendez-vous à Saint-Hyacinthe, pour l'an de grâce 1921.
Il est temps de conclure.
CONCLUSION
Après quoi l'auteur, le lecteur et le Voyageur se diront adieu . . . jusqu'au revoir.
Nous disons au lecteur qui nous a suivi jusqu'à cette ligne ; Voilà ce qu'a été le Voyageur Catholique de Commerce, ce qu'il est, ce qu'il veut être.
Il est Voyageur, il est Chrétien, il est Apôtre : Voyageur intelligent, instruit, au fait de tout le mécanisme de sa profession; Chrétien tout d'une pièce, dans sa vie privée, professionnelle et publique; Apôtre inconfusible sur tous les champs d'action de l'Eglise et de la Nationalité.
Avec l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne, avec les Syndicats Ouvriers Catholiques et Nationaux de Québec et de Montréal, l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada constitue pour l'Église et la Patrie une force qui s'impose de plus en plus et qui sans doute ne fera que s'accroître.
L'A.C.V. gardera sa vie, sa vigueur, son influence, tant qu'elle sera fidèle à puiser sa double force, l'une naturelle, dans l'union intime des membres de chaque Cercle et dans l'union plus haute, plus ample, mais non moins cordiale de tous les Cercles entre eux; l'autre surnaturelle, dans les retraites fermées; et c'est à cette force transcendante que s'alimentera la vie intérieure du Voyageur. Compensant par une humilité sincère les éloges qu'on lui décerne, le Voyageur devra toujours mettre la vie de l'âme au-dessus de tout, la première dans son estime, la première dans ses visées, ne jamais lui faire céder le pas à l'action, mais plutôt vivifier, sanctifier, diviniser son action par les exercices sans cesse renouvelés de la piété chrétienne.
A cette condition seule, l'Association accomplira jusqu'au bout l'œuvre qu'elle a si admirablement commencée. Elle a, dès le principe, entendu le cri d'alarme que Victor de Laprade jetait aux hommes de son temps :
Dans l'affreux orage où nous sommes, Il faut de plus mâles sauveurs ; Nous avons eu trop de rêveurs :
Soyez des hommes !
Ils ne passeront pas!
Elle a fait de ses membres des hommes. Et aujourd'hui, dans sa force magnifique de calme à la fois et de cran, elle répète, devant les attaques des ennemis simultanés de Dieu, de l'Église et de la Race, le cri de Verdun, écho du cri triomphal de Dollard des Ormeaux à Carillon :