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CHAPITRE PREMIER

Nature de l'Association

Sommaire

I. — Une fédération de Cercles — Le Conseil fédéral. — Le Comité général. — Membres d'honneur. — Sceau, bouton et diplôme de l'A.C.V.

II. — Le Voyageur d'avant 1914, d'aujourd'hui, avec une petite histoire.

L'Association est essentiellement une fédération de Cercles, — Cercles essentiellement composés de Voyageurs de Commerce Catholiques et Canadiens français, — catholiques essentiellement apôtres.

Elle est essentiellement et ouvertement catholique dans son esprit, (( soumission à l'autorité de T Eglise et attachement aux directions du Saint-Siège )) (Statuts généraux, 2), dans ses membres et, nous l' étudierons un peu plus loin, dans son but et ses moyens d'action.

Elle se gouverne par un Conseil fédéral et un Comité général.

Le Conseil fédéral se compose des délégués des Cercles et des membres du Comité général. La représentation de chaque Cercle est de un ou deux délégués, selon que le Cercle compte dix ou trente-cinq membres — pas quelconques, attendez ! On est hommes d'affaires ou on ne l'est pas — mais en règle avec le Comité général au moins un mois avant la réunion du Conseil fédéral, et d'un délégué supplémentaire pour chaque cinquante membres additionnels en règle (toujours !) avec le Comité général. Une dernière précaution, — car dans l' entre-deux de dix à trentecinq et de trente-cinq à cinquante, il pourrait à la rigueur se glisser des membres non en règle et qui seraient élus délégués; or on ne veut au Conseil fédéral que des collègues à la conscience parfaitement nette; donc, comme précaution finale, les délégués eux-mêmes devront être en règle avec le Comité général, au moins un mois avant la réunion du Conseil fédéral.

Le Conseil fédéral est naturellement la suprême autorité dans l'Association. Il se réunit au moins une fois l'an, et, tous les deux ans, procède à l'élection des membres du Comité général. Au reste, tous les membres de l'A.C.V. qui ne sont pas délégués officiels,

peuvent assister au Conseil fédéral, mais ne peuvent y prendre la parole que sur l'invitation du président. Notons ici cette clause très sage : (( Aucune motion ne pourra être présentée devant le Conseil fédéral, sans qu'avis en ait été donné au Comité général un mois et demi d'avance, et que celui-ci en ait communiqué le texte autorisé un mois d'avance aux Cercles affiliés )).

Le Comité général représente et dirige l'A. C.V. Il tient, comme nous venons de le voir, son mandat du Conseil fédéral, dont il exécute les ordres et auquel il doit rendre compte de son administration à la réunion annuelle des délégués. Son siège social est la cité de Montréal.

Il se compose de l'aumônier-directeur, du président, du vice-président, du secrétaire-archiviste et de son assistant, du trésorier, du secrétaire-correspondant et de son assistant, de deux conseillers et du président sortant de charge. De plus, chaque Cercle affilié peut y avoir un représentant à titre de membre associé avec voix consultative seulement.

Parmi les règles du Comité général, je relève les points suivants qui offrent un intérêt particulier :

Le président est un peu comme le Speaker {ï Orateur, comme certains traduisent encore) des Communes : il ne parle guère, Lucus a non lucendo. Lorsqu'il remplit ses fonctions de président, il ne peut faire aucune proposition ni prendre part à aucun débat : cependant (et ceci fut ajouté après coup, afin sans doute de ne pas se priver bon gré mal gré de ses lumières), à la demande d'un membre, il pourra, s'il le veut, donner son opinion sur le débat en cours de

discussion. II ne peut non plus voter, sauf dans le cas de partage égal des voix.

Le Comité se réunit tous les quinze jours, et même plus souvent, s'il y a lieu. Le quorum est de cinq membres, plus Faumônier-directeur, qui peut cependant permettre de procéder en son absence, pourvu qu'il y ait quorum.

Les membres sortant de charge sont rééligibles. Pour être membre du Comité général, il faut faire partie d'un Cercle depuis au moins dix mois. A cet article le Conseil fédéral du i6 mars 19 19, après mûre délibération, jugea opportun d'ajouter ces mots, qui dénotent une volonté absolue de maintenir dans toute sa pureté, sur les hauteurs, l'idéal de l'Association : (( Etre fidèle aux règlements et faire chaque année une retraite fermée, à moins qu'il n'en soit jugé autrement par le R. P. Aumônier )).

Pour entretenir l'union parmi les Cercles et sauvegarder l'unité de l'esprit, le Comité général, autant que possible, envoie un de ses membres visiter les Cercles, au moins une fois l'an.

Une dernière pensée pour les morts : le Comité général fait chanter tous les ans une grand' messe pour le repos de l'âme des membres défunts de l'Association.

Quelques dispositions générales terminent les statuts de l'Association. Ainsi :

L'année de TA. C.V. commence le premier septembre.

La fête patronale de l'A.C.V. est la fête de la Sainte- Famille. On recommande la sainte communion ce jour-là (19 janvier) ou le dimanche suivant.

Une des conditions d'admission dans un Cercle de l'A.C.V. est de faire une retraite fermée dans les six mois qui suivent l'admission, et tous les ans, autant que possible, les membres de l'A.C.V. font une retraite fermée, de préférence aux dates fixées par chaque Cercle.

A propos de retraites fermées, il n'est que juste de souligner le geste du dernier Conseil fédéral (8 et 9 mai 1920) qui établit l'article suivant : (( Les Cercles, autant que faire se peut, n'éliront à leur fondation que des officiers qui ont déjà fait une retraite fermée, à moins qu'il n'en soit jugé autrement par les délégués du Comité général; dans la suite ils n'éliront que des officiers qui font annuellement leur retraite fermée. ))

Les travaux des Cercles doivent porter sur les questions religieuses, nationales, sociales et commerciales qui sont les plus immédiatement utiles à leur milieu et à leur profession. Outre la question sociale, le programme d'étude devra aussi comprendre celles de la colonisation et de la presse catholique et, autant que possible, sera le même pour tous les Cercles.

L'A.C.V. donne le titre de membres dhonneur à des hommes éminents par leur foi et leur patriotisme et dont le patronage lui est un appui moral. Elle peut accorder le même titre aux généreux bienfaiteurs, d'une foi et d'un patriotisme non moins avérés, qui lui viennent en aide par d'importants secours pécuniaires. Les anciens aumôniers sont if^so fado membres d'honneur.

Tout Cercle de l'A.C.V. peut aussi admettre des membres associés, c'est-à-dire qui demeurent en dehors de la ville où il est établi, et qui ne peuvent assister régulièrement aux assemblées. Les membres

associés sont tenus à l'observation des statuts généraux et jouissent de tous les privilèges de l'Association, excepté celui de voter aux assemblées de leur Cercle et celui d'être délégués au Conseil fédéral.

Des clauses très précises pourvoient à l'exclusion des membres infidèles.

Le Conseil fédéral de 1920 a réglementé la tenue de ses Congrès ou Journées sociales.

Ces grandes assemblées sont ouvertes à tout Canadien français ou Acadien, prêtre, religieux ou laïque, qui (( témoigne de la sympathie pour l'œuvre que poursuit l'Association )). Elles sont organisées par les différents Cercles à tour de rôle.

On recommande aux Cercles de ne point porter ses dépenses au delà de ses revenus — ce qui est une excellente leçon de choses, dont bien d'autres pourraient profiter.

Voici encore une sage prescription : Les membres de l'A. C.V. qui présentent des travaux aux journées sociales ou à d'autres réunions analogues, doivent d'abord les faire approuver par l'aumônier du Cercle auquel ils appartiennent. De même aussi est interdite toute discussion ne concernant pas l'objet des travaux tels que déterminés par le programme; et chaque discours ou communication (l'admirable clause !) ne pourra durer plus de quinze minutes, à moins que l'assemblée n'en décide autrement.

Un autre article qui vaut son pesant d'or — quand on sait les difficultés que l'on éprouve à se procurer les manuscrits, quelque temps après les fêtes — est celui-ci :

Refrains du pays. .

^^ IxChant DES Voyage

Unisson e^ solo.

f^usiqu« RPEd

Paroles. RP Ed LecompFe, S. J AlUMarziak

l>V-(^y|h .|-) v^'ilJygp-F

A -mis d un coeorjoy^jf , Pour

P'i^^n)^jfjrr^\r^^( ^iq^çr

Di€U, pour la pa- h\ç, Toujours^ toujours que no-frevi-e

Soif di-jnc*^ ai- «ux.' loi*- jours, foo-joors, ^u* no-fr* vi* '

D I , Largo . « <*\ ff> <^ rN ff»

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là nolne im- mu- a- ble loi' Lui ^c^ par -foui moussa b«n

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niè-re Crsl" là no^r« im - mo - a - bl< loi!

Tou» droi^5 réi«rv««.

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Nous sommes d'une race fière

Et de son verbe et de sa foi ;

Lutter partout sous sa bannière, \ bis.

C'est là notre immuable loi ! /

L'Église est sainte, est grande, est belle : Soumis lui soient les Voyageurs !

Et s'il se lève un fils rebelle, '^ bis.

Soyons pour elle des vengeurs ! j

Cœur de Jésus, vivante flamme, Splendeur de la Divinité !

Sur tout pays et sur toute âme i bis. Nous acclamons ta royauté ! I

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