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marche Cette sorte d'agenouillement est unique ou le plus souvent répété • est bientôt suivi d'un saut qu'.l ne peut empêcher et qui porte en avant, le tronc étant toujours incliné en avant Lment; dans l'intervalle des sauts (an nombre de 3 ou 4) meTaues pas, puis recommence. Erigéralion énorme des reflexes . rpelitcL surle tendon rotulien gauche soulève le membre en X secoue tout le corps et amène une flexion en forme de crampe du bras et du poignet; s'il est debout un choc sur un èudon amené l'agenouillement et le phénomène sallatoire. Amelioration.
On pourrait pent-être encore ajouter à ces faits, un cas de Remak (t) et un autre de W. Mitctiell (2), concernant nn enfant qui sautait d’une manière irrésistible ■ dès qn’il posait le pied à terre, mais les détails manquent. Spring (3) dit, sans plus y iusister, quil en a observé deux cas dans sa pratique. Par contre, nous avons éliminé un cas d’Onimus (4), accepté par Zuber, et dans lequel il s’agit d’une simple contrac nre des muscles de la jambe, et nn cas de Mosengeil, admis par Erb (5), qui se rapporte à un malade atteint nne Lotion de la moelle et présentant des phénomènes analogues à ceux de l’empoisonnement par la strycnnine.
Malgré cela, les seize faits dont nous venons de donner un sommaire, ne nous semblent pas avoir une valeur univoque. Le tait de Chouppe, par exemple, dans lequel nne contracture passagère, mais unique, se produit à intervalles irréguliers, n’est pas comparable a ceux où la saltation se produit 80 ou 100 fois par mi-
(1) Spring, Symptomatologie, 1.1, p. 743. 'W’oc/i s.
(2) Remak, Ueber spasmus alternans transversus (Berl. Kim, woc
(3) ^W. Mitchell, On functional spams (Am. Journ. of Med. Sc ,
(4) Onimus, Soc. de biologie, 24 février 1877
(b) Erb. lehrb. der Rückenm. — Kranhh., - Au .,
nule : tout au plus pourrait-on le considérer comme une forme très atténuée et rudimentaire de l’affection. A côté de cela, il est des observations écourtées ou singulières, comme celle d’Eulenburg ou le deuxième cas de Gowers, dont il est bien difficile de tirer parti. On pourrait en dire autant du cas de Frey.
Quoi qu’il en soit, il résulte des observations qui précèdent que le symptôme le plus caractéristique est 1 exécution d une série de sauts involontaires dès que les pieds touchent le sol. Les contractions cloniques qui produisent ces sauts n affectent pas toujours les mêmes muscles : si les muscles du mollet seuls sont pris, le saut peut être produit par une simple élévation du talon sans que les orteils quittent le sol; si c’est le triceps fémoral, il y a mouvement saltatoire vrai et tout le pied quitte le sol. Aussi Erlenmeyer, qui insiste sur ces différences, considère-t-il que le spasme saltatoire est seulement un cas particulier de la forme plus générale à laquelle il veut laisser le nom de spasmes statiques. Cette différenciation n’a d’ailleurs qu’une importance relative.
Un fail plus intéressant pour nous est la participation que la face, les membres et le tronc prennent parfois aux mouvements : elle est nettement indiquée dans plusieurs observations (n®® 1, 2, 3, 13 etc ) et nous voyons même dans le fait de Beigei l’attaqué débuter par les mouvements de la main dans un certain nombre d accès. Lorsqu’on voit noter que le tronc s’incline tantôt a droite, tantôt à gauche (u» 2), que les
rour r’'^!“ux-ci 1 y avoir une certaine ressemblance clinique
entre ces faits et les mouvements de chorée rythmée dont nous avons été témoin chez .Floret ou chez
Deb...
11 y a d’ailleurs d’autres points de contact entre ces deux ordres de faits qui nous permettent sinon une identification, au moins un rapprochement. L’hystérie est notée dans un certain nombre de ces cas de spasme saltatoire, comme par exemple dans ceux de Gowers et celui de Kollmann. Lorsque l’hystérie n’est pas indiquée, on peut parfois la soupçonner ; la deuxième malade de Bamberger eut une attaque de catalepsie ; on pouvait déterminer des accès chez le premier malade de Guttmann en appuyant sur les apophyses épineuses des vertèbres douloureuses et ce même malade avait une aura qui lui permettait parfois d’éviter son accès ; le malade de Jacob vit ses accès survenir après un traumatisme et la pression sur un point du rachis déterminait aussi une sorte d’aura : l’auteur le compare aux malades chez lesquels il survient des troubles moteurs après les collisions de chemin de fer, et nous savons aujourd’hui que les médecins anglais ont une tendance, partagée d’ailleurs par M. Charcot, à mettre la plupart des faits de railioay-shock, de railway-spine, sur le compte de l’hystérie. H y a P^a de temps encoie, on ne songeait pas à chercher l’hystérie chez 1 homme et nous pouvons, sans nous aventurer beaucoup, supposer qu’on eût pu trouver chez un certain nombre de ces malades mâles les stigmates de l’hystérie sur lesquels M. Charcot appelait encore récemment l’attention.
ün autre point intéressant de l’histoire clinique de ces spasmes saltatoires, c’est Y exagération de la puis sance réflexe de la moelle. Les observations qu on a
rapportées depuis qu’on attribue de l’importance aux phénomènes du pied et du genou nous montrent les réflexes cutanés et tendineux augmentés d’une façon colossale : parfois le chatouillement de la plante du pied, la formation d’un pli à la peau suffit pour déterminer un accès. Le plus souvent, cependant, il faut que les réflexes profonds, les réflexes tendineux, soient mis en jeu, et c'est précisément ce que fait la station debout en agissant sur les tendons d’Achille et rotulien : nous avons vu que chez le malade d’Erlenmeyer la pression du tendon rotulien déterminait l’accès. Et, fait remarquable bien mis en évidence par Pétrina, Kast et Erlenmeyer, l’amélioration des spasmes saltatoires s’accompagne d’une diminution parallèle de l’excitabilité réflexe médullaire. On peut dire que le spasme saltatoire est le degré maximum des ^réflexes tendineux. Ici encore nous pouvons comparer le rôle prédominant joué par les réflexes profonds à ce fait que dans notre deuxième groupe de chorée rythmée on détermine le retour des accès en tirant sur le bras ou en percutant les tendons rotuliens.
Quant à la nature intime du phénomène de la saltation irrésistible, nous devons avouer que nous l’ignorous ; il nous paraît être fréquemment d’origine hystérique, mais nous ne savons pourquoi la moelle présente ainsi une excitabilité excessive, pas plus que nous ne pourrions expliquer les autres manifestations convulsives des névroses.