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No 1. (Bamberger, Saltatorischer Refleælirampf, eine merkwùrdîge Form von Spinal Irritation in Wien. Med. Wchsch., 1839, n« 4 et 5). H., 19 ans convalescent de pneumonie. La première fois qu’il voulut se lever, au moment même où ses pieds touchèrent le sol, il fut projeté violemment en l’air ; dès qu’il retomba, il fut rejeté en l’air avec la rapidité de l’éclair (Uitzschnell). Secousses violentes dans le décubitus dès que ses pieds touchaient la planche de son lit ou si on lui chatouillait la plante des pieds. --Volonté sans action sur les crampes. Musculature intacte, pas de point apophysaire douloureux. Toutes les autres fonctions intactes. — Quelques jours après il s’ajoute ; mouvements de la face et de la langue, tachycardie, dyspnée, alternatives de dilatation et de constriction des deux iris, tremblements spontanés du pied, exagération de l’excitabilité reflexe. Guérison en 18 jours.
N» 2. (Bamberger, eod. loc.). F., 30 ans, cuisinière, atteinte d’ul cère rond. Spasme saltatoire très rapide ; c’est à peine si elle a touché le sol qu’elle est déjà rejetée en l’air, et cela aussi longtemps qu’elle veut rester debout; la face est grimaçante. Palpitations. Les muscles du tronc sont pris et courbent le malade tantôt à gauche, tantôt à droite. Après l’attaque, état tétanique de tout le corps avec tremblements de certains muscles durant un quart d heure. Sensibilité normale. Douleur à la pression sur les 8®, 9°, 10® vertèbres dorsales. Le chatouillement de la plante des pieds ne détermine aucun mouvement ; mais ceux-ci apparaissent dès qu elle appuie fortement les pieds sur les barreaux. Au bout d’un an, elle eut une attaque soudaine de catalepsie qui dura plusieurs jours. Durée indéterminée.
N® 3. (Beigel. Trad. allem. de Reynolds, Erlangen, i8&5, Appendice à l’art. Épilepsie, p. 119). H., 27 ans, fait des excès de marche; quelques jours après un peu de faiblesse dans les pieds; puis, au bout de six mois, accès de spasme saltatoire revenant deux ou trois fois dans la journée. Le malade, debout sur ses pieds, s’élance en l’air par des efforts rythmiques d’abord lents, puis de plus en plus vifs. Les bras prennent part aux mouvements, et c’est tantôt par eux, tantôt par les pieds, tantôt par les deux à la fois que les attaques commencent. Il peut changer de place pendant l’accès et gagner son lit en sautant. Jamais de crises quand il est couché. — Amélioration par un traitement thermal.
N® 4. (P. Guttmann. Ein merkw. Fall von sogen. Saltator. Krâmpfen mBerl. Min. Wochens., 1867). H., 46 ans. Début des accidents if y a trois ans ; mais ils n’ont une véritable intensité que depuis un an, H est pris tout à coup en marchant par l’accès pendant lequel il est
projeté à un pied du sol et rebondit chaque fois qu’il touche terre, la scène continue jusqu’à ce qu’il ait trouvé un appui. Les accès ne se reproduisent pas lorsqu’il est assis ou couché, même s’il appuie fortement les pieds par terre ou sur les barreaux de son lit. Mais il a dès vertèbres douloureuses et la pression sur celle-ci détermine un accès atténué. Avant l’attaque, il éprouve une sorte de tiraillement dans les cuisses, les muscles du tronc et de la nuque ; si le malade perçoit cette aura et a le temps de s’asseoir, l’attaque avorte. Sensibilité normale. Cinq ans plus tard le malade, toujours dans le même état, mourut de fièvre typhoïde.
No 5. (Eulenburg, Lehrb. d. funct. Nervenkranhh., 1871, p. 697). F., 19 ans. Début par une grande frayeur (tentative de viol) il y a un an. Elle frappait le sol du pied lorsqu’elle se levait de table et courbait fortement le tronc en avant. Assise, on pouvait déterminer des crampes (jamais spontanées) en frappant sur les apophyses épineuses à la partie inférieure du cou et supérieure du tronc. Pas d’autres troubles.
N® 6. (Anton'Frey, JJeher densaltat. Reflexkranpf in Arch. f.Psych., 1876). H., 70 ans, atteint de bronchorrée et de catarrhe gastrique. — Cas très peu net. — Début par tremblement (Zittern) qui, en 10 jours, s’étend à tous les membres et empêche la station debout. On constata jusqu’à 300 mouvements par minute. Aux membres inférieurs, sautillements dus à la contraction des muscles du mollet. Tout cessait quand il s’asseyait. — Durée très longue.
N» 7. (P, Guttmann, EinFallvon saltat. Reflexk. in Arch. f. Psych., 1876). H., 19 ans 1/2, soldat. Après une exposition au froid : céphalalgie, vertiges, tremblement des pieds, douleurs au niveau des vertèbres et des muscles du mollet, contracture des extenseurs des orteils. Puis phénomènes de saltation. Un saut se produit dès que la plante des pieds touche le sol et se répète incessamment en devenant chaque fois plus élevé (10 à 15 centim. et au-dessus) : ces sauts sur lesquels la volonté n’a aucune influence se continuent de plus en plus fort jusqu’à ce qu’il tombe épuisé. Les mouvements sont localisés dans les muscles du mollet et de la cuisse. Assis ou couché la pression forte des pieds sur le sol ou le bois de lit amène des contractions cloniques, mais plus faibles que dans la station. Même résultat par l’excitation cutanée de la plante du pied, le phénomène se propageant à l’autre jambe. Rien autre: la pression sur les vertèbres sensibles ne détermine rien. Guérison au bout d’un an.
N® 8. (Chouppe, Contracture des membres inf. provoq. par la marche in Soc..de Biol., 1877). H., 35 ans. Dès qu’il a parcouru 50 ou
60 mètres, les extenseurs des cuisses et des jambes se contractant brusquement lui font faire un saut de 20 à 25 cent, et restent contracturés un instant, puis tout rentre dans l’ordre. La marche peutn’être plus troublée ou un nouveau saut revient au bout de quelques minutes.
No 9. (Gowers, On saltatoric spasm, in Lancet, 1877, 2). F.,21 ans, hystérique. Début par une vive émotion. Rien lorsqu’elle est assise.
Si elle cherche à se lever, il survient des crampes qui soulèvent le corps 2 à 3 fois par seconde ; les talons seuls se soulèvent, les orteils restent fixés au sol. Les membres supérieurs sont indemnes. Douleurs au niveau des reins et non des muscles. Lorsqu’elle est couchée, un coup un peu fort sur la plante des pieds détermine quelques légers mouvements cloniques. Plus tard les crampes s’étendirent au tronc et à la tête et survinrent dans l’acte de s’asseoir ou de s agenouiller. Après 8 mois de durée, tout disparut brusquement, puis il y eut une récidive de 7 mois qui fut la dernière.
N» 10. (Gowers, eod. loc.). F., 10 ans, à la suite d’une attaque ■ épileptoïde, présente de la cécité et offre, dans la station debout, des oscillations qui cessent lorsqu’elle s’assied. Si elle veut se mettre debout, mouvements cloniques dans les cuisses qui font osciller le tronc tout entier, sans que le pied quitte la terre, les mouvements se passant dans la hanche et le genou, et n’affectant pas la jambe. Le soir du deuxième jour un bain chaud fit tout disparaître.
N® 11. (Petrina, Ueber Tremor saltatorius undacute Ataxie, etc., in Prag. med. Wochens., 1879). F., 23 ans; un mois après un accouchement, tremblement intentionnel qui va rapidement en s’accentuant et s’accompagne d’exagération des réflexes, surtout du réflexe rotulien. Au bout de quelques jours spasme saltatoire qui augmente rapi dement et qui soulève la malade comme dans les cas précédents a quelques pouces du sol ; aux cuisses, irritabilité réflexe exagérée des muscles et de la peau. Les réflexes diminuèrent en même temps que les phénomènes saltatoires et disparurent complètement ; a ce moment, symptômes rappelant absolument ceux de 1 ataxie qui disparurent en quelques semaines sous l’influence de 1 électricité.
N® 12. (Oserezkowsky, Vratch et Centr. f. Nervenh., 1881). H.,27 ans, soldat, atteint de paludisme à forme grave. Ici encore crampes de la cuisse et de la jambe pendant la marche qui obligent le mala e a fléchir sur les genoux et à sauter. Les mouvements se passent surtout dans le genou et la hanche et très peu dans les articulations du pied : les orteils ne quittent pas le sol; corps entier penché en avant à chaque mouvement. Guérison en 3 mois 1/2.,
N“ 13. (Jacob, Case of saltatory and general clonie spasm in Brit. Med. Journ., 1882, I, p. 735). H., 27 ans. Il y a 4 ans, il eut le pied écrasé et le lendemain eut un tremblement général qui dura une heure. Depuis, attaques éloignées de secousses passagères. Nouvelle attaque il y a 18 mois après un coup violent par un treuil à la région lombaire. Il est entré souvent à l’hôpital. Le spasme saltatoire commence par un tremblement des jambes de plus en plus violent jusqu’à ce que le malade saute en l’air de 80 à 90 fois par minute. Les bras sont pris aussi, moins que les jambes; parfois les muscles respiratoires se prennent et la respiration devient pénible et saccadée. Aime mieux sauter que rester au lit, ce qui « le met en morceaux ». A eu la curiosité de compter ses sauts et en a trouvé 31,000 le mois précédent. — Douleur en un point du rachis où la pression détermine une sensation générale de froid, mais pas d’accès. — Amélioré par l’extrait de ciguë.
No 14. (Kast, Saltator. Reflenk. in Neurol. Centbl., 1883, n° 14). H., 39 ans. Début en 1881 : dès qu’il met un pied à terre, il est obligé de faire avec une très grande rapidité des mouvements de soulèvement du talon, ne peut rester debout et finit par tomber s’il n’est pas soutenu. Réflexes tendineux exagérés. Guérison apparente en 4 semaines ; puis, pendant une marche fatigante en montagne, il est repris subitement, tombe et est obligé de passer la nuit à la belle étoile. Guérison en 7 semaines. Nouvelle récidive après une marche fatigante. K. le voit la quatrième fois qu’il est pris et constate le mouvement rapide de soulèvement tantôt d’un talon, tantôt des deux à la fois : tronc agité et mettant le malade dans une oscillation perpétuelle, de sorte qu’il cherche continuellement à reprendre son équilibre. Aux membres inférieurs et supérieurs exagération énorme de tous les réflexes tendineux et cutanés. A mesure que l’amélioration fit des progrès, l’exagération des réflexes diminua parallèlement.
N® 13. (Kollmann, Fall von erhohter Reflexerregbarkeit in Form von saltat. Kràmpfen in Deuts. med. Wochens, 1883, no 40). F., 24 ans, hystérique, tuberculeuse. Ovaralgie et douleur à la pression sur les vertèbres. Exagération considérable des réflexes tendineux et cutanés. Quand elle met le pied à terre elle se met à sauter comme si elle était sur une plaque de fer rougie au feu. Lorsqu’elle est tranquille au lit on peut déterminer les mouvements en appuyant sur la plante des pieds.
NO 16. (Erlenmeyer, loc. cît.). H., 28 ans, buveur de bière, ayant fait des excès de travail inteUectuel, a une attaque apoplectique, puis 2 mois après se met à fléchir brusquement sur les genoux quand il