‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 3 sur 111 · EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

EN GÉNÉRAL

dre s1 on se livre indistinctement et sans méthode à toutes ces considérations , et si on ne commence d'a bord par fixer son attention particulière sur les symptô— mes fondamentaux d’une phlegmasie proprement dite avant de passer aux accessoires ! La nécessité de cette méthode devient surtout absolue pour l’applicauon des principes de la Nosographie qui éonsistent à faire bien connaître les affinités qui bent certaines phlegmasies entre elles , eten forment , pourainsi dire, des familles partir.

5. Mais comment établir cette marche sévère, si on n'imie celle qui est suivie dans toute les parties de l’histoire naturelle, sion ne joint l'étude des objets euxmêmes avec celle des meilleurs ouvrages publiés sur ces matières , et si, en écartant toute vaine théorie, on ne cherche surtout à les distinguer par des signes sen sibles bien caractérisés? La fréquentation assidue des hôpitaux, et la descripuon méthodique des phlegmasies considérées d’abord dans leur état de simplicité , puisdansleurs complications variées, doiventse joindre à la lecture des monographies les plus exactes , et à la connaissance des faits d’un heureux choix qu’on en publie dans les ouvrages périodiques , en les rapportant toujours à un Cadre nosologique pour en former un ensemble régulier, Or, un rapprochement judicieux detout ce qu’on a pu recueillir sous ces divers rapports

arm les anciens et les modernes, mdique que toutes «. phlegmasies internes ou externes se réduisent, en général , 1° à celles qui ont leur siège à la surface du corps , 2° aux phlegmasies des membranes muqueuses, 3° aux phlegmasies desmembranes séreuses, 4° à celles des glandes et du issu cellulaire , 5° à celles des mus-

G DES PHLEGMASIES

cles, des tendons, et des surfaces articulaires. T'els sont les résultats que donnent les observations sur les symptômes diversifiés des phlegmasies, comparées avec les changemens que maniféste l'anatomie pathologique , quels que soient d’ailleurs les changemens qui tiennent aux variétés prises de l’âge, du sexe, de la manière de vivre, du climat, de la saison, oudes complications qui peuvent sy joindre.

6. Rien ne s'oppose plus aux progrès solides de’ la médecine que l’habitude d'examiner superficiellemient Vétat d’un malade, et de n’acquérir que des idées confuses et incomplètes, ce qui arrive toujours si on ne s’asservit à une marché régulière et graduée ; elle consiste à choisir d’abord dans les hôpitaux des exemples bien caractérisés dans chaque ordre de phlegmasies , de prendre d’abord pour type fondamental célles qu'éprouvent une constitution forte, la jeunessé ou l’âge adulte , pour saisir nettement et sans équivoque les changemens très-marqués survenus dans Ja res pi— ration, la digestion , les sécrétions , les fonctions des sens ou de l’entendement , etc. Les préludes et l’invasion seront déterminés avec précision pour bien fixer le vrai caractère de la maladie ; et des notes recueillies avec un grand soi , jour par jour , en feront connaître les progrès successifs , les périodes d’irritation ou d’acrisie , et, si l'événement estheureux, celle du déclin jusqu'à la convalescence. La termimaison , favorabl où funeste, sera indiquée avec une sévère impartialité, et on cherchera ensuite à s’éclairer par les résultats de anatomie pathotogique si le traitement échoue. Quand on aura été ainsiexercé à suivre,'durant tout leur cours, quelques phlegmasies simples et dirigées avec sagesse,

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