PAPES AD TE MALIGNE
Sont surtout les tanneurs , les bouchers » les fermiers, les vétérinaires qui sont le plus exposés à la contracter. On pourrait citer des exemples nombreux de personnes qui en ont été attaquées, soit pour avoir dépouillé un bœuf, un mouton > OÙ tout autre animal mort du charbon, soit pour avoir reçu En Contact sur une parue quelconque du corps, de la salive, du sang , et à plus forte raison les parties affectées de la pustule même. Toute espèce d’insécte > €n SuÇant le sang d’un animal mort dans un état charbonneux , Peut transmettre ainsi le virus à l’homme > €R venant se reposer sur ses mains où sur son visage. Une épizootie charbonneuse régnait à Fonienai-Francaise, en 1803 ; le maréchal du village se piqua l’avant-bras avec un instrument
| QU avait servi au traitement d’un animal malade : il se déclara bientôt un point gangreneux à la blessure , le bras se tuméfia et le malade périt en vingt-quatre heures. Le virus Charbonneux , dans certaines circonstances, peut être aussi reçu par les voies de la res-
| piration ou de la digestion ; maïs alors tous les systemes de l’économie animale sont affectés > Ctilse manifeste des Symptômes nerveux, tels que ceux qui se déclarent dans les fièvres ataxiques ou pestilentielles.. De là les imprudences multupliées que commettent les gens de la Campagne, soit en s’exposant aux émanations des excrémens des animaux MOUrans ou morts du charbon , soit €n mangeant de la viande suspecte, sOit enfin en touchant à leurs dépouilles sans avoir soin ensuite de se laver avec une eau sayvonneuse, de la les-
sive de cendres on du vinaigre.
222. Symptômes. — J'ariésé proëéminente, 1°. Démangealson IncOmmode mais légère , picotement vif
108 PHLEGMASIES CUTANÉES GANGRENEUSES.
mais passager , déterminant la formation d’une vésicule séreuse, qui d'abord n'excède pas la grosseur d'un grun de millet, mais qui croît peu à peu et devient brunâtre ; la démangeaison revient de temps en temps ; la vésicule se rompt, et laisse échapper une où deux
gouttes d'une cérosité roussâtre. 2°. Formation d'un peut tubercule dur et rénitent, ou plutôt d’une petite tumeur mobile , dure, circonserite , ayant la forme et : le volume d’une lentille. La couleur de la peau n’en : est point encore altérée ; seulement, dans le centre et sous la vésicule première , elle est citronnée et livide : les démangeaisons deviennent plus vives et plus : fréquentes , avec un sentiment de chaleur, d’érosion $ et de cuisson : alors le üssu de la peau s'engorge , Sa! surface paraît tendue et luisante ; il se forme dans le. lissu réüculaire , autour du point central, une sorte, d’aréole ou cercle plus où moins large et saillant 3 tantôt pâle, tantôt rougeatre Ou livide , tantôt orangé: ou nuancé de différentes couleurs, avec de peutes phlyctenes , isolées d'abord , mais qui se réunissent par la suite, et sont pleines d'une sérosité roussätre: Le tubercule central qui forme la tumeur primiuve change de couleur ; il devient brunâtre , très-dur ét insensible : c’est un point gangreneux qui prend tout à-coup un nowivel accroissement, 3°. Le mal né $ borne plus à l'épaisseur de la peau, maïs il pénètré. | peu à peu dans le üssu cellulaire ; le centre de la tus | meur devient plus dur, plus profond , et entièrement | noir ; l’escarre gangreneuse s'étend peu à peu; l’'aréole vésiculaire , qui toujours Ja borde , annonce les pro | grès dé la sangrène ; cette aréole s’avance , s'élargit par degrés, et forme autour du noyau primitif une