‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 47 sur 111 · OTITE · texte numérisé non relu

OTITE

avec le mucus des narines et de l’arrière-bouche ; Mais qui devient plus apparent quand la maladie acquiert “un plus grand degré d'intensité.

256. L’oute peut affecter plus parüculièrement le conduit auditif externe ou la cavité du tympan, et, de même que toutes les phlegmasies des membranes muqueuses, elle peut être aiguë ou chronique : des observations particulières rendront cela plus sensible. Un homme âgé de quarante ans s'expose imprudemmentà l'air libre, ayant la tête découverteetsortant d’un lieu extrêmement chaud ; bientôt il se plant de douleurs vagues à la tête, et d’une roideur dans les muscles du cou. Ce malaise avait disparu le lendemain ; il subsistait seulement dans les oreilles une démangeaison incommode , surtout dans l'oreille gauche : un suintement ne tarda pas à survenir. Le deuxième jour, le conduit auditif externe était rempli d’une matière semblable à du peut-lait, mais d’une consistance un peu plus visqueuse ; la membrane qui le tapisse était rouge; linflammation se bornait à la conque; une tension douloureuse occupait la totalité du pavillon. L’écoulement augmenta conti nuellement pendant trois jours; la matière devint de plus en plus consistante. Au bout de quatorze jours, il ne resta plus que la sécrétion d’une humeur sem blable au cérumen par l'épaisseur et la quantité, mais d’une couleur de lait caïllé. Hoffmann rapporte l’histoire particulière d’une otite chronique ayant son siége dans le méat auditif. Un littérateur àgé de trentesept ans, trés-appliqué à l'étude, d’une faible con- Sütution, sujet à l'embarras gastrique et à la dysenterie, eut l'oreille bouchée par du cérumen durci.

La surdité qui en résulta le fit recourir à l’extracuon : l'opérauon rétablit l'ouïe dans toute son intégrité ; mais le méat auditif rendait un fluide roussätre. Une liqueur aleoolique qu’on injecta dans l'oreille pour supprimer l'écoulement occasionna une ardeur très— vive, et un état de stupeur qui dura pendant long-. temps. Enfin l'écoulement reparut, et l’ouïe se rétablit entièrement. Quels qu'aient été depuis les médicamens. administrés dans le cours de plusieurs années , on ne pui arrêter cette sécréion muqueuse; au contraire ; le méat du côté droit, qui jusqu'alors n'avait rien. éprouvé, commença à sécréter une humeur jaune et opaque qui produisait par son séjour du prurit ei de la douleur. Cette maladie suivait les variations atmosphériques : lorsque la saison était froide et humide, l'oreille externe paraissait obstruée par. une matière épaisse et peu abondante, et l'ouïe était dure: Au contraire , le malade entendait bien et l’écoulement augmentait lorsque: lair était sec et le ciel pur et serein. s

257. L'observation suivante présente un exemple d’une otite aiguë ayant son siége dans la cavité du tympan. Une demoiselle s'expose à l'air frais, la poitrine peu couverte et les bras nus; le lendemain , sentiment de tension douloureuse dans l’intérieur de l'oreille gauche, sentiment pénible d'inquiétude. Le deuxiéme jour ,. élancemens trés-vifs: Le troisième, diminution légère des symiplômes. Le quatrième , retour de la tension douloureuse , qui se propage jusque dans la gorge. Be cinquième, céphalalgie, roideur de la nuque , douleurs aiguës dans la direction de la trompe d’Eusiache:, difficulté dans les mou-

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