‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 46 sur 111 · OT TE · texte numérisé non relu

OT TE

& [. Considérations générales et Histoires particulières.

255. Tous les caractères tirés de l’analogie de structure et de celle des sympiômes conviennent à la membrane qui est le siége de l’oute. On à quelquefois trouvé son épaisseur augmentée sur les cadavres des malades affectés de inflammation chronique de loreille (2). Elie est en contact avec l'air atmosphérique qui s’introduit dans l'oreille par larriere-bouche : dans les expériences faites sur les animaux vivans , On ne peut la toucher sans faire éprouver les plus vives douleurs. {1 semble qu'après la déchirure ou la perte totale du tympan, l'impression trop vive de l'air émousse sa sensibilité , comme il arrive quelquefois aux membranes muqueuses de Pintestin et de l'utérus, dans certains renversemens herniairesou dans les anciennes chutes du vagin et de la matrice. A quelque époque de la vie qu’on ouvre la cavité du tympan, on la trouve toujours lubrifiée par un mucus qui se renouvelle et qui a son écoulement par la trompe d’Eustache. Si une cause quelconque oblitère ce conduit , Je mucus s’accumule , et finit par s'ouvrir une issue soit à l'intérieur , soit à l'extérieur. La plus légére inflammation produit dans la cavité du tympan un écoulement d'abord peu sensible , parce qu’il se mêle

(1) SrnowruIE. Otalgia inflammatoria , Sauvaces ; Otitis, Vocet ; {nflammatio aurium , BrorBecx.

(2) Essai sur le Catarrhe de lorerlle, par Alard. Paris , 1803,

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