‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 71 sur 111 · Que doit-on penser de la prévention extrême · texte numérisé non relu

Que doit-on penser de la prévention extrême

ue Triller manifeste en faveur de la saionée dans d 5

l'ouvrage parüculier ( Libellus de Fleuritide ) qu'il a écrit sur une maladie qui mérite plutôt le nom de

plévro-péripreumonie ou péripneumonie , que de.

pleurésie , quelque éloge qu’on doive donner à sa méihode descriptive ? Faudra-t-il » comme l'enseigne Quarin (de curandis Febribus et Inflammationibus Commentatio ), saigner jusqu'à défaillance dans une pleurésie très-intense? et ec précepte s’accorde-t-#l

PLEURÉSIES .'Ha& d’ailleurs avec les remarques judicieuses que fait cet auteur sur les causes, le caractère particulier et le pronostic de cette maladie ? Je pense que , d’après les propriétés connues des membranes séreuses et de leurs phlegmasies, les saignées, qui conviennent quelquefois relaüvement aux disposiions de Pindividu , ont, en général , un effet très-indirect sur les inflammauons de la plévre ; que la saignée locale par l'application des sangsues est bien mieux adaptée au changement favorable qu'on veut produire sur la parte affectée , c'est-à-dire, à un dégorgement de la membrane enflammée ; que ce moyen, appliqué à temps , rend la douleur bien moindre , diminue notablement les autres symptômes, et favorise singulierement la résolution de l’état inflammatoire, en le secondant d’ailleurs par les autres secours généraux qui sont en usage contre les phlegmasies de la poiirme; qu'enfin , même dans les cas les plus graves, lorsque la pleurésie est compliquée avec une fièvre adynamique , il ne reste guère d'autre moyen d'agir directement sur le siége de la maladie, en faisant succéder ensuite l’applicauon du vésicatoire sur la parte affectée. Mais on ne doit point se dissimuler que, dans ce dernier cas, la pleurésiekest presque toujours funeste. |

S E. Considerations générales et Histoires particulières.

linflammauon du péricarde lui-même , soit du prolongement de cette membrane qui revêt le cœur. au dehors, n’ont pu sans doute être bien saisis et bien développés que depuis qu’on a fait les recherches les plus exactes et les plus suivies sur les membranes séreuses ; mais On a Connu Jong-temps avant des exem-— ples d’une semblable inflammation, et on en trouve dans les écrits de Sahius, Zacutus, Hilden, Lower, ete., que Sénac a recueillis ( Traité du Cœur, tom. 11) en rapprochant les divers symptômes qui lui semblaient caractériser cette phlegmasie , comme la vio— lence de la fièvre, une soif brûlante, la dureté du pouls, la difliculié de respirer , la douleur vers le sternum , une toux sèche, l'oppression , des défaillances : dans ces circonstances, la violence des mouvemens du cœur se fait ressentir dans toute la région piano diale ; i il y a même des batiemens trés-sensibles: à Fépigastre. On regarde, en général, la fièvre secon—. daire où concomitante qui accompagne cette phleg- 1 masie , comme caractérisée par le développement et la force du pouls, ainsi que dans les autres phles-4 masies des membranes séreuses. Mais quand la péricardite est trés-violente, ne doit-elle pas influer

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