partie supérieure de la poitrine, päleur , amaiïgrisse
ment, débilnié extrême; enfin tous les symptômes de la fièvre hectique et une véritable phthisie. Ces signes et leur cause avaient été connus des les premiers temps de la médecine, comme on le voit dans les écrits d'Hippocrate. L’abcès une fois formé peut se frayer différentes issues , suffoquer par son volume , ou par une éruption subite de matere qui s'évacue tout-à-coup dans la trachée-artere ; se terminer: graduellement par une sputation purulente
PÉRIPNEUMONIE. 47 qui amène le rétablissement de la santé ou la consomption ; s'épancher dans une des cavités thoraciques où dans le médiastin; produire la phthisie et un empyème funeste. La matière purulente semble se déposer aussi, par une sorte de métastase , sur un viscére ou sur une autre parte, le cerveau , le foie, la rate, les hypochondres , l’un des membres abdominaux : ce qu'on connaît à la douleur , à la rougeur, à la chaleur, au sentiment de tension qui se développent dans la parte nouvellement affectée , et qui ont été précédés d’une douleur dans la poitrine, de beaucoup d’anxiétés, d’un sentiment de pesanteur et d’une difficulté de pure modérée. La gangrène , sans doute , peut être une des terminaisons funestes de la péripneumonie, s’annoncer par des symptômes trés-intenses, qu'aucun médicament n’a pu calmer, auxquels succède une débilité extrême et subite, qui se manifeste surtout par l état du pouls , le froid des membres > ‘une sputauon ichoreuse, cendrée, livide, noirâtre et fétide : ces symptômes sont suivis d’une mort prompte. Une autre terminaison de la péripneumonie , que Boerhaave attribue à la formation d’un squirre, est-elle fondée sur des. observations exactes et irréfragables ? 1
466. Pour bien juger de la nature et de l’irtensité de la maladie , 1l importe de connaître les divers degrés de développement dont ses divers symptomes sont suscepübles. Un des plus importans, et celui qui mérite d'être examiné avec l'attention la plus serupuleuse, est la gène et la difficulté de la respiration : elle est toujours plus prononcée pendant l'inspiration, et quand le malade reste couché sur le côié affecté,
472 PHLUGMASIES DES PARENCHYMES.
Baglivi remarque tres-judicieusement que la respiration facile est toujours d’un heureux présage ; qu'on ne doit être jamais sans crainte lorsqu'elle se fait avec une grande difficulté ; et qu'enfin la lésion de cette fonction , lorsqu'elle vient à $accroître , est un des signes les plus constans et les plus manifestes de l'augmentation de ia maladie. Celle-ci devient d'autant plus grave que la respiration est fréquente , profonde et entrecoupée : si elle prend le caractère du râle , il ne reste le plus ordinairement que quelques heures de vie. La toux est plus ou moins violente et douloureuse ; elle est presque toujours avec une expectoration muqueuse dés les premiers jours, et la matière expectorée n’est alors qu’une mucosité claire, écumeuse, et plus ou moins teinte de sang. On doit, en général, regarder comme un augure favorable l’expectoration qui s'étabht de bonne heure, puisqu'elle annonce la diminution de l’éréthisme , et c’est ordinairement vers le quatrième jour que les crachats commencent à être abondans. Voilà sans doute le motif qui a fait proscrire sans restriction la saignée aprés eette époque, quoique cet état d'irritation puisse étre d’une plus longue durée; les crachats, par les progrès de la maladie, deviennent plus abondans et plus teints de sang vers le septième ou huitième jour, époque d’un changement favorable , si la solution de Ja maladie se fait par cette voie ; car ils deviennent plus consistans et d’un blanc opaque.