RHUMATISME MUSCULAIRE
jouait de la guitare , divertissement» plus propre que
tout autre à succéderà des occupations sérieuses et tristes. 1 ne mourut qu’en 1758 , c'est-à-dire à sa soixante-dixième année , parvenu à ce haut degré de réputation et de gloire Due qu'aucun médecin ; : depuis Hippocrate, n’a pu attemdre.
S IL. Description & oénérale du Rhumatisme musculaire.
518. Prédispositions et causes occasionnelles. Le rhumatisme musculaire peut affecter les individus de tous les âges, mais principalement les adultes et les vieillards ; le SMpSrament sanguu, une, constitution irritable , sont aussi très-exposés à en étre atteints. IL réone plus particuhèrement durant les saisons froides et des ainsi que dans les pays soumis aux ViCissitudes np rimes L'oisiveté ou un exercice trop fatigant, Fintempérance, l'abus des liqueurs alcoolisées, l'habitation dans des maisons nouvellement bâties, la suppression des évacuations habituelles , sanguines ou autres , le refroidissement subit, En ioh prolongée du froid humide , sont encore autant de causes propres à l’occasionner. $.
519. Symptômes. Son invasion a lieu ordinaire ment par un frisson suivi d’anxiétés, de chaleur , d'un pouls dur et fréquent , avec des paroxysmes vers 1€ soir. On éprouve une douleur dilacérante , fixe ou. vague ; et qui se porté successivement avec la plus grande prompttude dans les différentes parties du corps, laquelle a son siége dans le üssu propre des muscles , augmente quelquefois par le plus léger con-
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tact, par là moindre pression , ainsi que par la moindre secousse, “et rend les mouveniens impossibles , ou au moins trét-douloutéis : à cette douleur se joint un état de tension locale, rarement du gonflement et le changement de couleur de la peau. Le rhumatisme peut être général et vague , ou local; et dans ce dermer cas , 1l est désigné sous les noms particuliers de pleurodynie, de torticolis, de lumbago, de sciatique, eic., selon les parties qu'il affecte ; 1l est aigu ou chronique. Lorsqu'il est général , 1] commence ordinairement par des lassitudes, des engourdisse-
mens et des horripilatons vagues qui, en se pro-.
longeant , donnent lieu à un frisson assez intense ; à ce frisson succède une chaleur vive, qui duré pendant un temps varié; alors sé manifestent des douleurs musculaires très-vives ; il y a céphalalgie, coloration de la face, soif, sécheresse de la peau, urine rouge, insomnie. La durée de ces symptômes varié dé cinq à soixante jours : leur terminaison à lieu par résolution , par une sorte d’ éxsudation gélatineusé, et rarement par la suppuration. La résolution s'accompagne de sueurs générales , d’une urine briquêétée , d’une érupüon cutanée analogue à des piqüres de puces, de la desquamation de l’épiderme, etc. : il n'est pas rare de voir la maladie passer à Pétat chromiqué. Le rhumatisme chronique n’est ordinairement ni précédé ni accompagné de fièvre ; la douleur ést moins vive , ét se renouvelle à des é époques ITrÉgUlièrés ; elle est accompagnée tantôt d’un sentiment de froid et tantôt d’un sentiment de chaleur; on ressent uné faiblesse plus où moins grande dans les mouvemens. La durée de ces symptômes est longue et
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indéterminée ; il leur succède quelquefois un état de paralysie. À &
S HE. Traitement du rhumatisme musculaire.
520. Pourquoi cette stérile profusion de médicamens et ces frais inutiles d’érudition que font certains auteurs dans leurs méthodes de traitement du rhumatisme , en nous vantant tour-à-tour les saignées générales où locales, les purgaufs, les diurétiques, l'applicauon des cautères, des vésicatoires où des ru béfians, les résoluuifs etles anti-phlogistiques , le muriate ammoniacal , les fleurs d’arnica , l’opium seul, ou combiné, avec le camphre ou avec d’autres sub stanices, le quinquina , les diaphorétiques acufs; les bains, les demi-bans, la teinture volatile (alcool ammoniacal). de gaïac, le nitrate de potasse à des . doses excessives, etc. ?. Tous ces petits moyens et les. raisonnemens versatiles dont on cherche. à les étayer , ne doivent-ils pas disparaître devant une indication majeure , qui est celle d'observer avec soin la marthe de la nature qui tend. à une résolution bénigne, et qui le plus souvent se suffit à elle-même, de la secorider simplement par des boissons délayantes, une diete sévère , le repos, la douce chaleur du lit, etc.? On peut demander quelle utilité retira le malade dont parle Baillou des dix saignées qui lui furent faites, puisque le rhumatisme persista toujours au même degré ,et qu'il ne fut complètement jugé que par une hémorrhagie du nez des plus abondantes ? Si
. quelques-uns des moyens proposés contre le rhumatisme ont été utiles dans certains cas et lorsqu'un symptôme est devenu trop dominant , avec quelle
extréme réserve ne doit-on point les employer de peur de déranger l’ordre.de mouvemens salutaires qu'excite la nature dans le rhumatisme aigu ! (F7 O7. Méd. clinique.) 1 en est autrement de la même maladie devenue chronique, puisque la force médicatrice de la nature paraît alors tombée dans une sorte d'inertie, dont il faut chercher À la retirer par des remèdes actifs pris à l’intérieur ou appliqués à
l'extérieur. C’est dans ce cas que le traitement sudo=
rifique proposé il y à quelques années par un Anglais (1), et dont l'efficacité à été constatée par une suite d'expériences, a souvent opéré une guérison complete, et d’autres fois un soulagement très-marqué. Sa méthode consiste à faire prendre la teinture volaule de gaïac (2), à la dose de demi-once ( 16, on l’a quelquefois portée à six gros, mA souvent réduite à trois 6r0S, surtout pour les femmes et les jeunes-gens de quinze ans , et de deux gros pour les enfans de dix ans. Ces doses sucdorifiques sont ordinatrement données le svir et de deux jours l'un , et quelquefois tous les soirs pendant cinq à six jours de suite, et dans certaines rhumatalgies plus rebelles , soir et maün, alternativement de deux jours l'un ;
(1) Medical reports on the effets of blood letiing , sudorifiques , and Blistering , etc. By the Fowler. |
(2) On prépare cette teiniure’ en faisant macérer pendant six jours, dans un vase bien fermé, une partie de résine de gaïac dans six parties d'alcool ammoniacal ; c'est-à-dire d’un mélango d'ammoniaque caustique avee son poids double d'alcool. On
aromatise ensuite celte teinture par l'addition de 5 d'auile,
volatile, ‘
grammes ) dans trois onces ( un hectogramme ) d’eau ;
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| DIAPHRAGMITE. 543 on soutent l'effet sudorifique de ce médicament en donnant ensuite, chaque demi-heure, une tasse d’une infusion de sauge ou de menthe. On peut éncore voir, dans un ouvrage du docteur Quarin ( Animadver= siones practicæ in d'versos morbos ), un emploi trésjudicieux que ce médecin habile à fait de plusieurs sudorifiques, du sulfure d’antimoine , du soufre su blimé, de la résine de gaïac, des décoctions'de racine de bardane ou de salsepareille, dans la maladie qu'il appelle arthritis » et sous laquelle il com prend Je rhumatisme aigu et chronique. On limagine sans peine les modifications que doit subir le traitement du rhumatisme compliqué avec les fièvres inflammatoire, gastrique, muqueuse , adynamique et ataxi- NUE:
DIAPHRACGMITE (1).
LS Bar. La paraphrénésie et le ris sardonique sont-ils inséparables de l’inflammation du diaphragme ? Boer— haave , sans doute sur la foi d'autrui , est de cet avis: et Sioll, dans ses Aphorismes, se borne à transcrire ceux de Boerhaave sur le méme objet. L’exact et judicieux Morgagni rapporte une observation où linflammation du diaphragme était accompagnée de La paraphrénésie ; mais comme là pie-mère était en même temps enflammée, la cause du délire reste encore incertaine. D'un autre cêté » Willis fait part de deux exemples d’une pareille inflammation sans paraphrénésie , c’est-à-dire, sans délire tour-àtour siens pire pren fr chtis pds) it lé RiCr ÉTaRE (1) Srwonrure. Paraphrenesis , Siuvaces, Linxzæus ; Paaphrenitis, Bograaave > Vocez; Diaphragmitis , Sacar.
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gai OU furieux , sans ris sardonique. Un fait rapporté par Dehaën semble établir la même vérité ; mais un: des mémoires de la société de Copenhague donne encore des résultats plus précis : l'auteur (1) dit avoir vu, dans un des hôpitaux de cette ville , deux hommes qui avaient succombé à linflammation du diaphragme sans avoir éprouvé mi délire continu, ni ris sar= donique; les principaux symptômes avaient été sete lement une respiration très-diflicile , des vomissemens fréquens, un sentment de constriction à la région du diaphragme, une toux sèche et trés-incommode, une fièvre conünue, un pouls tendu et irrégulier: la mort ne survint pas avant le quatorzième jour, et, à l'ouverture du corps, on trouva le diaphragme presque par-tout enflammé. L'auteur du même Més moire ajoute une autre observation sur l’inflammaton | du diaphragme devenue chronique ; mais cette aflec» | tion était-elle propre aux fibres musculaires ou tendineuses du diaphragme , ou bien à une des membranes séreuses qui les recouvrent ? fo