Les hémorrhagies furent l'objet particulier de
mon cours publie aux écoles de médecine en 1812,
etje me proposal d'approfondir encore davantage cette |
partie de la pathologie , soit par un choix des meilleures observations prises dans les auteurs, soit par ie ——————————
(1) La doctrine des hémgrrhagies ; soit passives , soit actives, qui est si hérissée, dans la plupart des auteurs, de formules compliquées, ou de prescription de saignées , offre un point de vue bien moins circonscrit et plus fondé dans la nature, quand on considère que le plus souvent ces écoulemens sanguins tien-
nent à des répartitions inégales ou à des altérations des forces
vitales ; qu'ils sont très-sujets à devenir périodiques , et que c'est dans les intervalles qu'il faut surtout s'attacher à produire un changement profond dans l’économie animale par le régime le plus sagement combiné, des exercices du corps variés , quelquefois des voyages ; une distribution bien entendue du sommeil et de la veille, une attention particulière à favoriser certaines excrétions et à éloigner des affections tristes et des idées mélancoliques. Je ne saurais donc trop recommander , pour cet objet comme pour les autres maladies chroniques, une application trés-suivie aux savantes leçons que donne le professeur Hallé sur l'hygiène.
| EN GÉNÉRAL. 581 une histoire exacte de celles qui s’offrirent en même temps aux infirmeries de la Salpétrière. Je m’occupai surtout des hémorrhagies qui peuvent se déclarer dans les diverses parties du système muqueux , l'intérieur des narines, l'estomac, la poitrine, les intesuns , les voies urinaires, la matrice : ce sont en effet les seules qui intéressent le médecin , et qui peuvent servir à tracer l’histoire générale des hémorrhagies internes : en les comparant entre elles , j'ai admis certaines vVariétés fondamentales communes à toutes, sur lesquelles j'ai donné plus haut quelques développemens, et dont la considération était très-propre à éclairer la doctrine de cette Classe de maladies et les principes du traitement. C’est par un rapprochement des faits les plus multipliés que j'ai distingué, 1°. les kémorrhagies constitutionnelles , celles qui tiennent à une disposition naturelle, et qui sont propres à se développer par le concours de diverses autres causes occasionnelles physiques ou morales. 2°. Les hémorrhagies supplémentaires , celles qui en remplacent d’autres existant antérieurement, et qui viennent à se supprimer. 3°. Les hémorrhagies critiques , qui ont lieu durant le cours d'une maladie avec une tendance le plus souvent favo= rable. 4°. Les hémorrhagies accidentelles , celles qui se déclarent sans aucune disposition naturelle, et seu lement par quelque imprudence grave et une cause inattendue. 5°. Enfin les hémorrhagies passives où asthéniques , qui surviennent sans aucune marque d’excitation dans les parties , et avec tous les signes d’une débilité générale. On sent de combien d'applications utiles est susceptible cette distincuon pour indiquer le régime ou pour prescrire le traitement convenable,
582 HÉMORRHAGIES
Peut-on d'ailleurs , sans ces remarques, tracer une histoire exacte et précise du caractère particuäer et du cours entier de chaque hémorrhagie ?