‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 11 sur 129 · Accidens de la variole. Ce n’est point sans raï · texte numérisé non relu

Accidens de la variole. Ce n’est point sans raï

son que, vers le milieu du siècle dernier, on a surtout insisté sur les avantages de l’inoculation de la petite- vérole, en mettant en opposition le tableau effrayant des accidens nombreux et des symptômes graves qui accompagnent trop souvent la variole naturelle dans ses diverses périodes. Durant l'incubation ou l'invasion , un sommeil agité, des efforts répétés de vomissement , une céphalalgie violente, le délire, des douleurs intenses dans les lombes, des simulacres vagues de goutte, de colique néphrétique, de pleurésie:, des mouvemens convulsifs des membres, la prostration des forces. Durant l’'éruption , une urine mélée de sang , l'hémoptysie, l'épistaxis , des pétéchies ; la gangrène ; des inflammations internes ; des catarrhes suffocans , des soubresauts des tendons , un état apoplectique. Durant la suppuration , une fièvre trèsvive, des pustules séreuses , . livides ou noirâtres ,

| YARIOLE. 85 avec écoulement d’une matière sanienise ; des mouvémens convulsifs, rt etitoié , le croup , des aphthes, des syncopes, la prostration des forces , une odeur des plus féuides, quelquefois la tënsion et une sorte de météorisme de l'abdomen , uné dysurie , une éruption de taches noirâtres, diverses hémorrhagiés , un ptyalisme des plus copieux , une affection comateuse. Durant la desquamation ; quelquefois une céphalalgie vive, des veilles opimiâtres , le délire; ce qui se termine quelquefois par une attaqué d’'apoplexie, d’autres fois un éry sipêle à la jambe ou au pied, avec tendance à la gangrene. I] succède aussi quelquefois, à cette période, une sorte de fièvre lente avec la formation successive de diverses tumeurs phlésmoneuses aux bras , aux articulations , aux mains, aux pieds, ce qui entraîne des ulcères rongeans, fistuleux , quelquefois avec carie des os, un état de dépérissement et de consomption. Une expérience multipliée a appris aussi que des enfans ou adultes, dont la variole avait été traitée par des médicamens ou un régime échauffant , tombent , après le cours ordinaire de la variole , dans l’amaigrissement , la phthisie, éprouvent des vices de l'organe de la vue, la cécité, des ophthalmies imcurables ; ou des cicatrices du visage propres à défigurer les traits les plus réguliers. T'elles sont les affecuions incidentes qui, dans les diverses périodes de la variole naturelle, peuvent troubler sa

marche, ou produire”un autre ordre de symptômes les plus graves. |

38. Certaines circonstances inévitables de l’âge, du sexe , de la manière de vivre ; d’une sorte de disposition individuelle , peuvent concourir aû développe-

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56 PHLEGMASIÉS CUTANÉES.

ment de ces accidens , qui semblent imprimer ut Cä* racière étranger à la variole nâturelle. La sensibilité extrême de l’âge , Sa disposition aux contractions spas= modiques pour les causes les plus lécéres, l'embarras des premiéres voies , la difficulté de s'assurer de leur état de santé, et de les soumettre aux règles du. régime , leur tendance naturelle à contracter ‘d’autres affections de la peau, des glandes ,-une sorte d'irritation déterminée PlHR particulièrement. vers la tête par la dentition , une éruphon prochaine de pustules et de croûtes à la face ou à la partie.chevelue : que de causes propres à exaspérer les symptômes de la variole ! Dans l’âge adulte , que de circonstances peuvent contribuer à amener des dangers, d’un autre genre : la peau peu souple et peu ‘eu d des excés dans le boire et le manger, l'épuisement qui naît d'un usage immodéré des plaisirs de l'amour, un état valétudinaire , une débilité naturelle de certains organes, des maladies aiguës ou chroniques qui ont précédé. La crainte du danger qe fait naître l’idée seule de la variole, surtout dans un âge plus où mOoIns avancé , forme toujours des chances très-peu favorables , pour ne pas dire très-contraires, en amenant des complications dont l’homme le plus expérimenté ne peut prévoir les suites. Le danger s'accroît encore pour les personnes d’un autre sexe, trés-faciles à s’affecter et à éprouver les émotionsdes plus vives et les plus profondes , soit par la crainte de perdre des grâces naturelles et une beauté fragile , soit par Lenoir présage d’un danger imminent pour la vie. Comment , d'ailleurs, se dissimuler les funestes vrdens d'une variole survenue durant la grossesse où à l'époque

VARIOLE. Ç 37 d’une fausse-couche, soit à cause d une hémorrhagie copieuse et d’une syncope mortelle qui peut succéder,

soit par des inflarimätions intérnes que peut alors provoquer la variole, dont la marché est intervertié

où troublée? Dans l’'énumération des causes contraires . au développement et au libre cours de la variole naturelle, dois-je omettré les vicissitudes des saisons et leur variabilité du ffoid au chaud , de la sécheresse à l'humidité; ce qui peut contribuer $1 puissarimient à - troubler és sécrétions et la Wrans piration , à mettré un obstacle à l'éruption cutanée , où à donner un nouveau degré d'intensité aux- symptômes ? L'histoire simple des épidémies varioleuses qui ont tour-à-tour dévasté des villes ou des contrées entières , dans presque toutes les parties du monde , atteste assez tout cé qu'on peut attendre de funeste d’une complication de cette maladie avec quelques-unes des fiévres ou des phlegmasies les plus dangereuses , et suffit pour autoriser l’empréssement de tous les hommes éclairés à adopter des méthodes que l'expérience seule à mon- ‘rées comme propres à préserver de ces événemens malheureux.

S IT. Traitement de la Variole.

39. Tous les bons observateurs se sont toujours ack ? Î 54 e p. À CE cordés pour donner de justes éloges à Sydenham, qui, en marchant sur les traces des anciens dans la descripuon des maladies , s’est surtout appliqué à bien connaître la marche de la variole, et s’est opposé avec force à l’usige généralement adopté, dans cette maladie , du régime et des remèdes échauffans ; exem—

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ple qui a été ensuite suivi avec succès par tous les médecins éclairés. Mais Boerhaave remarque avec raison ( Van-Swiéien , Comm. in Aph., tom. V) que ce précepte général est loin de ne point admettre d’exceptions , et il cherche même à concilier , sur ce point, l’opposition qui paraît exister entre Sydenham et Morton, en rappelant que le premier avait traité la variole accompagnéee de symptômes inflammatoires plus où mains- intenses , et que Morton , au contraire , dirigeait des varioleux qui éprouvaient un grand abattement , et qui, par conséquent , avaient besoin d'être traités par les toniques. Le médecin prudent doit donc faire attention aux symptômes accessoires ou aux diverses complications de la variole qui se manifestent , soit au commencement, soit durant son cours. Îl restera quelquefois simple spectateur , en dirigeant le régime , lorsque la variole est bénigne , et qu’elle parcourt avec régularité ses périodes ; mais 1l cherchera, dans d’autres circonstances, à calmer l'intensité des symptômes par des boissons délayantes, acidulées ou nitrées, ou par le renouvel=. lement de l'air ; 1l aura même recours, dans certains cas , à la saignée et à tous les moyens fes plus propres à calmer l'effervescence fébrile. Il est facile de voir que la variole confluente, par sa com plication la plus ordinaire avec la fièvre adynamique, exige un régime et des remèdes d’une autre nature; qu'il faut avoir recours aux sumulans et dux ioniques, à l'application des vésicatoires , soit aux jambes, soit à la nuque , à la prescription du vin de quinquina , et aux toniques les plus décidés , et tels qu’on les prescrit dans les fièvres adynamiques et ataxiques. On ne doit point, d’ailleurs,

se dissimuler tous les dangersqu ’entraînent certaines épidémies de variole décrites par les divers auteurs, et la difficulté de remédier à certains symptômes ac cessoires et dominans qui la rendent si funeste. On voit des exemples d’une conduite sage et éclairée tenue dans de pareilles circonstances, dans les Commentaires des Aphorismes de Boerhaave, par Van-Swiéten ; dans le Recueil de la Société de Medecine de Copenhague , tom. IT (Eichel, Epistola de Variolis ) ; dans la Bibliothèque Germanique , 1799 ( Remarques sur la Petite-Vérole naturelle et inoculée , etc. , par G. Hufeland); enfin dans une foule d’autres écrits périodiques. Pourquoi a-t-on encore à déplorer la mortalité d’une semblable maladie, après que l’expérience la pius répétée et la plus authentique a indiqué successivement son inoculation et la vaccine ?

40. Inoculation de la variole. Jene m’étendrai point ici sur l origine » les progrès de l'inoculation de la variole , ainsi que sur les obstacles qu’on lui a opposés , : puisque ces objets ont été décrits dans une foule de traités , et qu’on peut en prendre une connaissance “précise dans le dernier ouvrage qui a été publié par Dezoteux et M. Valentin ( Traité hist. et prat. de l’Inocul. , etc. Paris, an 1800. ) Je ne puis que renvoyer au même traité pour l’histoire des périodes successives de la variole imoculée, d'autant plus que, si on en excepte la première , qui tient à l'éruption locale , les autres se rapportent entièrement à celles de la variole discrète. Les symptômes de cette éruption , qu’on a appelée aussi période de l ‘infection primitive , sont relaufs à la partie inoculée, qui ne manifeste aucun changement le premier jour de l'opération. Le

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deuxième } jour , si on examine cette partie avec une forte loupe ON \ AE bi ordinairement une per iache d’un rouge orangé ; semblable à une piqüre de puce. Le troisième jour, la tache augmente de largeur, et acquiert quelquefois celle d’une lenulle. Cette iache devient dans la suite un bouton varioleux qui s'élève , s’enflamme et suppure. Le quatrième jour , la personne éprouve un picotement imcommode sur la partie , qui paraît légérement enflammée. On sent une très-pelite dureté lenticulaire qui, examinée à la loupe, paraît être une espèce de vessie remplie d’une peute quantité de liqueur cläre et séreuse. Cés changemens sont encore plus sensibles le: cinquièmé jour. La personne inoculée éprouve, le sixième jour, une roideur sous l’aïsselle ; avec une douleur 6btuse, qui devient plus forte én remuant le bras. En examinant la piqüre ce jour même , on découvre que la tache rouge blanchit à son centre, qui paraît enfoncé ; sa circonférence s’enflamme et s'étend davantage , ét le tout forme un noyau phlegmoncux. Le septième jour , ces différens signes sont encore plus sensibles , et cest ordinairement à la fin de ce jour que se manifestent les symptômes de la fiévre d’invasion , ou Îa deuxième période ; sur laquelle il est inutile de revenir, puisqu'elle est analogue à la première période de la variole discrète. On peut voir d’ailleurs, dans le traité déjà cué, les variétés où irrégularités qui sé manifestent dans le coùrs de la Hume ere inoculée. Les auteürs ont inséré, à la suite de cét ouvrage, Vhis-

toire delinoculation qui fut pratiquée dans? hospiés de Ja Salpêtrière, l'an 1709, pour servir d'instruction aux élèves dé l'Ecolé de Médecine, et que je dirigea de

VARIOLE. “ 4x

concert avec le professeur Leroux, nommé par la même école commissaire pour cet objet.

41: Que de savarités puérilités dans toutés ces méthodes préparatoires ou ces formules mystérieuses qu'on croit propres à assurer lé succès dé l’inoculauion dans la petite-vérole ! Pilules ; poudres diverses , liqueurs éthérées , quel heureux échafaudage pour obtenir de la réputation et de la vogue ! Camper, inoculateur hollandais | a eu le courage d’opposer à ce chärlatanisme un Mémoire (1) où brillent la candeur et les principés sains et lumineux qué l’opmion publique ose à peine accorder à la médecine. « Je » n'ai, ajouté-t-il , jamais fatigué mes malades par » cé traitement préliminaire, et tous ont éprouvé » la petite-vérole sahs aucun accident sinistre : les » médecins qui Ont suivi més avis ont eu les ruêmés

» succés. » J'avais pratiqué l’inoculation à la Salpé= trière , suivant différentes méthodes , l’année qui précédla mes lecons cliniques. Les enfans attaqués de la peute-vérole naturelle étaient réunis dans là même salle pour servir de terme de comparaison. Je vais joindre ici quelques résultats généraux de cette inoculation dirigée d’ +. les mêmes principes que celles dont l'histoire à êté publiée. On choisissait des énfans à inocuüler depuis trois jusqu’à six ans , avec tous les sigries extérieurs de la santé. Les inoculations furent pratiquéés au nombre dé s0!xanté-trois ; quinze ôntété sans succès , ë ’ést-à-dire sans éruption ni mOUuvemnent fébrile sénbible ; peut-être parce qu'ils avaient

(1) P. Camper, Dissertatio de emolumentis ei optimä mme fhodo insitontis vartolarum. Grouingæ,

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eu la petite-vérole en nourrice, ce qu’on n’a pu vérifier. La petite-vérole , dans les autres quarante-huit enfans , a été trés-bénigne , et n’a été suivie d'aucun accident. Dix-sept avaient été inoculés par vésicatoire, quatorze par piqûre, quatre par l’insértion d’un fil imprégné de virus entre l’index et le peut doigt; treize. ont contracté la petite-vérole par contagion dans la, salle ; et comme ces enfans y étaient entrés bien pôr-: tans , la petite-vérole a été aussi régulière que si elle avait été contractée par piqûre. Tous ont été nourris: avec des substances saines , prises en grande parue du. règne végétal. Leur instinct naturel pour garder le lit. : et faire diète durant la fièvre d’éruption a servi seul de guide : on ne les assujettissait à aucun régime exclusif ; ils avaient. liberté entière de se promenér à l'air libre ; mais on ne leur défendait pas de s'approcher du poêle si c'était leur plaisir. Apres la chute des pustules , je prescrivis quelquefois un léger laxatif, d’autres fois point du tout ; mais , en général, un ou deux «bains pour déterger la peau et la rendre perméable. En un mot, il ne faut rien outrer et suivre en tout la nature, dont la marche est si souvent régulière et simple.

42. Traitement préservatif. Vacorne. Il est dificile de citer une découverte en médecine dans laquelle on aît procédé avec autant d'ordre, de méthode et d’ impartialité qu à l'égard de la vaccine. Je renvoie, pour son origine , son histoire et ses progres , ‘aux ouvrages de Ted , de Simons, Péarson , Wood= “wille , Odier , Aubert, Husson, etc. ; mais je ne puis ométtre Le traits caractéristiques de sa marche , pris du Rapport du Comité central de vaccine, et du

Traité sur le méme objet, par H. M. Husson. La piqûre faite par la lancette, pour inoculer la vaccine, n'offre guère de changement remarquable qu'à la fin du troisième jour , ou dans le cours du quatrième ; à cette époque, on sent distinctement , au toucher, une légère dureté dans le tissu de la peau qui forme le bord de la petite cicatrice; on peut apercevoir, à l'oeil nu, une teinte d’un rouge clair, et de l'élévation. Le cinquième jour , la cicatricule paraît se coller sur le corps de la peau ; l'élévation, sensible la veille, prend une apparence circulaire ; une couleur plus rouge enveloppe la cicatricule , et le vacciné commence à sentir quelques démangeaisons. Le sixième jour, la teinte rouge S’éclaircit, le bourrelet, ou l’élévauon circulaire , s’élargit et augmente, ce qui fait paraître la c1catricule plus déprimée : un cercle rouge, d’une demiligne de diamètre, circonscrit alors le bouton. Le sepième jour, le bourrelet circulaire prend un aspect argemté , la teinte rouge claire qui le colorait s'enfonce dans la dépression centrale. Le huitième jour, le bourrelet s’élargit , la matière sécrétée en plus grande quanté soulève ses bords, qui deviennent tendus , gonflés et d'un blanc grisâtre. Le cercle rouge très-étroit qui, jusqu'a cette époque, a circonscrit le bouton , paraît prendre une couleur moins vive ; 1l semble s’étendre comme par irradiation dans le tissu cellulaire * voisin. Le neuviéme jour , tout cet appareil prend un plus g grand degré d'intensité ; le bourrelet vésiculaire est plus large , plus élevé et nn rempli de matiére. Le dixième jour , l’aréole devient plus large , et acquiért quelquefois le diamétre d’un à deux pouces. La peau qui couvre l'aréole s’épaissit ; on dirait qu'un

LA: PHLEGMASIES. (CUTANÉES. à

érysipèle phlegmoneux occupe toute la portion de B péan"qui en est le siége. À cette époque , le vacciné éprouve quélquefois une douleur dans les glandes axil= Jaires, et le plus ordinairement un mouvement fébrile marqué par des bällemens , la pâleur et la rougeur alternatives de la face, et l'accélération du pouls. C'est vers le onzième que’ semble se terminer la période inflammatoire. Si on pique le bouion , on voit soriir une goutieletie très-limpide , bientôt remplacée par une autre ; jamais 1l ne se vide d’une manière complète ,; ce qui indique que le vaccin est bon à prendre pour vacciner. Le douzième jour , la dépression centrale commence à se dessécher et prend l’apparence d’une croûte: la fiqueur contenue dans le bourrelet vésitulure , jusqu'alors limpide et donnant à ce bourrelet une teinte argentée, $e trouble. Le trezième jour , la dessiccation fait des progrés , en marchant du centre à la cir conférence ; le bourrelet vésiculaire jaunit, se rétrécit à mesure que la dessiccation $ opere au cénire. Enfin, du quatorzième au vingt - troisième jour, la croûte solide, duré, prend une couleur plus foncée , et conserve presque toujours All CERTES. la dépression que l’on a remarquée lors de la formation du bouton. Telle est la marche la plus ordinaire de la vaccine vraie , soumise quelquefois à de légères. variétés, mais sans différences fondamentales.

ASE NE. Husson a vacciné un très-grand nombre d’enfans dans la première quinzaine de leur existence ,. etil aobservé que la vaccine prend sur eux avec beaucoup de difficulté : leur peau, alors spongieuse , mollasse , pulpeuse , né permet pas encore l'absorpuon , ou la permet {rés-peu. L'âge favorable pour vacciner

YARIOLE. ae 45 . ést de deux à trois mois. Jamais il n'a vu Ja vaccine influer d’une manière désayantageuse sur la dentiton ; souvent , au contraire , les dents ont paru pendant le cours de la vaccine. Ila inoculé sur des tumeurs scropliuleuses , dont le volume a sensiblement diminué à la suite de l’inflammation topique qui en était résultée. 1 a vu, dans plusieurs maladies de langueur > imprimer à économe animale un mou vement salutaire. Il paraît cer tain , d'apres son expérience , et d aprés. l’aveu de D. de nos correspondäns du Comité, quela éoqueluche à pris souvent, pendant le cours de la vaccmauon , un caractère de bénignnié qu'on n'a pu attribuer aux remèdes , qui do avaient ot suspendus. La méthode des piqüres superficielles ou des mouchetures., est préférable poux, vacciner : elle: réussit presque toujours > Et n' ex pose à aucun imconvénient. On a vu des ulcères gangreneux survenir à la vaccination faite par le vésicatoire. Le vaccin est bon à inoculer depuis l’instant où le bouton s 'argente jusqu’à, celui où l’aréole commence.à s’élar-

gir. : alors.1l est LVISQUEUX Jilant.. Lorsque: l'aréole est trés-vive., 1, commence à devenir gqueux, et cesse d'é êire reproductif. Il est préférable d'inoculer de bras à bras. Pour conserver le vaccin et l’envoyér à des distances éloignées , on le dépose entre deux plaques de verre, ou mieux on l’aspire dans un tube capillaire dont on bouche les deux extrémités avec de la cire ;

on le maintient à l'abri du contact de la lumière , ainsi qu'à l'abri de l'humidité: et des changemens subits de la température. Pour se servir du vaccin desséché ,

on le délaye sur une plaque de verre, et on l’inocule ensuite. Le développement de la vaceine et sa marche

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sont plus rapides pendant les chaleurs qu’en hiver. Le

Comité et d’autres médecins ont tenté les deux genres d'expériences que l’art pouvait ÉRRPEDrEQUre : : Pinoculation de la petite-vérole sur les vaccinés , et leur cohabitation avec des varioleux : ils ont toujours été inaccessibles à la contagion. La nature a fait un troisième genre d'épreuve; car les épidémies varioleuses

ont épargné tous les vaccinés. On a vu, dans cés épidé-

mies, quelques enfans précédemment vaccinés avoir la fièvre, des nausées , et ne point présenter d’éruption : c'est là variolæ sine variolis de Sydenham ; avantage immense que Boerhaave semble avoir pres senti. |

44. Mongenot a fait un Ho comparauf de la marche de la bite Néalé inoculée et de la vaccine (1) ; il donne aussi les exemples les plus mulupliés de vaccines simples avec un travail régulier , de vaccines très-prononcées avec une fièvre vive , d’autres dont l'effet a été nul , de fausses vaccines , et de boutons surnuméraires étrangers aux piqûres. Il fait connaître , en outre , les cas particuliers où il est survenu des ulcérations assez profondes , des boutons, des phlyciènes aux bourrelets et autres anomalies singulières. On lit dans le méme ouvrage d’autres exemples d’une marche simultanée de fausse et de vraie vaccitie , de vaccinations douteuses , et enfin d'érupuons qui ont lieu pendant le cours de la vaccination.

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