DES HÉMORRHAGIES
que leurs différentes espèces peuvent cependant être assignées : on doit les indiquer par des exemples ; mais on rie doit cesser de provoquer l'attention des vrais observateurs sur cet objet particulier de recherches , qui ne. peut être éclairei que par les histoires les plus fidèles et les plus exactes.
- 7. On ne doit point omettre , parmi les considérations générales qui s'étendent à toutes les hémorrhagies actives et passives, une distinction fondamen— tale qui s'applique à toutes les espèces qui ont lieu par exhalation : c’est qu’elles peuvent être déterminées par un surcroit d'énergie vitale dans la partie même si elles sont actives , ou par un état de débilité et d’asthénie de même purement locales si elles sont passives , indépendamment de la disposion générale de lindividu. La membrane muqueuse de la matrice n'est-elle passouventle siége d’une hémorrhagie particulière (1) par un état d'irritation et une congestion qui en est la suite ? et ne voit-on pas des personnes faibles, délicates , et douées d’une grande sensibilité , qui sont attaquées de ménorrhagie pour avoir usé fréquemment des droits du mariage , et pour avoir pris l'habitude de provoquer des excitations étrangères dans les par- EE —— . (x) L'utérus ne doit pas être considéré seulement comme le siége de la menstruation ; mais il faut encore remarquer que cet organe contracte par là une sorte de disposition à des hémor- . rhagies critiques, comme on le voit souvent dans les maladies aiguës des femmes, à des hémorrhagies locales par des irritations particulières, à des hémorrhagies passives par un état d’asthénie , etc. La considération de l'écoulement sexuel et de ses anomalies doit done aecompagner celle des autres hémor-
rhagies.
EN GÉNÉRAL. 579 ucs de la génération ? N'est-ce point à l'usage des chaufferettes, comme cause irritante locale , que sont dues souvent des ménorrhagies violentes et fréquemment répétées ? La quantité 4 sang menstruel que rendent certaines femmes donne encore des preuves d’une congesuon utérine locale, puisque celles. qui sont d’une complexion délicate et naturellement maigres , en éyacuent souvent plus que celles qui ont de l'embon— point et toutes les apparences d’une pléthore géné rale. Les : autres membranes muqueuses peuvent, aussibien que celle de la matrice, offrir des GRIS de, ces sortes d’hémorrhagies. Combien de fois n’a-t-on point lieu d'observer de personnes débiles éprouver des retours périodiques d° hémoptysie , Soit qu elle tienne à une disposition héréditaire, soit qu elle vienne d’une cause accidentelle, comme del action d’une vapeur malfaisante (1 ) s d une compression sur la poitrine , du jeu d’ un instrument à vént, d’une affection triste ou d’une émotion morale très-vive ! Dans tous les cas semblables, il existe une irritation locale propre à donner lieu à des hémorr ‘hagies habituelles , et dès-lors les principes du traitement doivent être an
rigés de manière à changer cette répartition inégale Fe forces vitales, par l'application des vésicatoires ou : des ventouses dans une partie éloignée » Où bien par l'immersion des pieds ou des mains dans l'eau froide
ou chaude , ou enfin par tout autre moyen propre à TT ——————————— (x 1) J'ai vu autrefois , en fréquentant l’hospice de Vaugirard, plusieurs ouvriers occupés à la fabrication de l’acide Surique dans la manufacture de Javelle x éprouver des hémoptysies très-
fréquentes , et finir PA tomber dans une phthisie pulmonaire des plus caractérisées.