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trémités inférieures. | À ceue sorte d'hémorrhagie , qui entre si bien dans l’ordre de la nature, on peut en opposer d’autres qui marquent une son bizarre, une violauon des lois générales auxquelles elle est assujetuee: le flux menstruel, par ses dérangemens, en offre des exemples nombreux consignés dans les recueils d'observations. Qu'une circonstance paruculière ait dirigé une fois l'effort hémorragique vers un endroit déterminé , cetie direction peut devenir comme habituelle ; et c’est ainsi qu'on a vu quelquefois le sang sorur DA E par une des joues, par l'angle interne de l'œil , par l'oreille, etc. : cette route insolite peut avoir été d’abord frayée par une contusion fortuite , une blessure , des tubercules variqueux , etc., surtout à l’époque ordinaire des menstrues. | 5. La doctrine des hémorrhagies, comme maladies primitives du système capillaire , offrait de grandes
incohérences, ou plutôt des points de vue smgulié-
rement erronés avant les recherches exactes et multipliées de l’auteur de l'Anatomie générale, puisqu'on ne parlait que de rupture des vaisseaux , et que les Stahliens même n’étayaient leurs considérations sur les forces vitales des vaisseaux d’aucun résultat d’anatomie pathologique. La menstruation elle-même À quoiqu’une des foncüons de l'économie animale considérées dans l’état de santé, a servi à répandre les plus grandes lumières, comme objet de comparaison , -sur les autres hémorrhagies : l’abord du sang dans la matrice n’est-1l point l'effet d’une excitation parüculière, d’un surcroît de vie dans Îles parties de la génération , et le mariage n’est-il point le meilleur
b74 DES HÉMORRHACGIES | remède contre les dérangemens où la suppression de la menstruation qui tiennent à une constitution faible et délicate ? En examinant d’ailleurs la surface interne de la matrice d’une femme morte à l’époque de la menstruation , ne la trouve-t-on point teinte de sang , ! sans pouvoir y découvrir aucune division ou rupture des vaisseaux ? la membrane muqueuse qui la tapisse à l’intérieur n'est-elle point épaissie , et n’offre-t-elle point un ussu spongieux très-fin, dont on fait sortir par la pression une infinité de petites gouttelettes sanguines qui , essuyées , ne laissent voir à leur issue aucune déchirure niérosion quelconque ? Peut-on enfin méconnaître l’analogie qu'ont avec la menstruation les autres hémorrhagies qui appartiennent à la pa thologie interne ? Comme la première, celles-ci sont précédées d’une irritation préliminaire qui appelle le sang dans là partie par laquelle il doit sortir et où 1l établit une congestion locale ; comme la première, elles sont soumises aux plus grandes variations suivant l’exaltation des forces vitales du système oùelles ont leur siége et leurs affections immédiates ou sympathiques ; et d’ailleurs les surfaces muqueuses, où elles ont le plus souvent lieu, n’ont offert, d’après les recherches les plus mulüpliées, aucune trace d’érosion ni de déchirure : lors méme que ces surfaces ont été Javées, macérées ou même examinées à la loupe , on y disüngue, comme sur la membrane muqueuse de la matrice , une augmentation dans leur épaisseur et un üssu spongieux trés-fin d’où découlent égale ment une foule de gouttéleties sanguines. Ne doit-on point conclure de ce parallèle que , de même que la menstruation , : ces Hémorrhagies ont lieu par la
EN GÉNÉRAL, 575 voie des exhalans, dont les forces vitales ont été altérées où inégalement distribuées ? On doit ajouter à ces considérations qu'aucun système n’est plus disposé que celui des membrares muqueuses aux hé- morrhagies par exhalation , puisqu'il jouit d’une part de propriétés vitales très-développées, qu'il est soumis à l’acuon d’un grand nombre d’excitans immédiats ou sympathiques, qu'il content d'un autre côté beaucoup de sang dans le système capillaire , et .qué par conséquent ses. vaisseaux exhalans doivent être trés-courts. Sous ces. diflérens points de vue, le système cutané doit être beaucoup plus rarement le siége des hémorrhagies , et plus rarement encore les systèmes.cellulaire, séreux et synovial , dont les propriétés vitales sont moins énergiques ; qui sont moins . exposés à l’action des excitans , et dont le système capillaire est presque entérement privé de sang. On doit remarquer aussi que les hémorthagies actives , favoz risées par la présence du sang , sont infiniment rares sur ces trois dermiers systèmes, et que l’exhalation sanguine qui s’y fait quelquefois est presque toujours passive et le résultat de la débilité générale de Pmdividu , au moyen de laquelle les vaisseaux exhalans ne jouissant plus de leur sensibilité propre , laissent passer indifféremment toute espèce de fluides.
6. Stahl ( Theoria medica vera ) comprend sous la dénomination d’émorrhagies passives celles qu ‘appartiennent proprement à la chirurgie, puisqu'il les regarde comme produites par une violence :extérieure, telle que des déchirures, dessérosions , des dissections , ete. Dans l’état actuel de nos connaissances, l’histoire exacte de certaines hémorrhagies
576 | DES HÉMORRHAGIES internes, éclairée par les recherches de l'anatomie pathologique , force d'admettre que quelques-unes d’éntre elles ont des caractères parüculiers qui les distinguent aussi des Hémorrhagies actives, autant par les causes qui sont propres à les faciliter ou à les produire , que par la série et l’ensemble de leurs symptômes. Les dispositions naturelles qu’on porte à ces hémorrhagies paraissent être une constitution faible, un régime débilitant , des maladies de longue durée, des veilles excessives, des affections organiques des viscères , la lactation trop long-temps prolongée, la masturbauon , etc. Les causes directes qui peuvent les produire sont des hémorrhagies actives qui ont précédé, un état scorbutique, les passions tristes , iout ce qui peut, en un mot, entraîner un état de faiblesse et d’atonie, de sorte que les vaisseaux exhalans ne puissent plus résister à l’abord desfluides dans certaines parties, n1 repousser ceux qui leur sont étran- - gers. Le caractère particulier de ces hémorrhagies est de n’être précédées d’aucune excitation préliminaire , ni par conséquent de congestion dans la parue où elles doivent paraître; de n'être point jointes à une sorte de picotement ou sentiment d’ardeur dans la parüe , de ne point tenir à un surcroit d'action vitale et à une inégale réparution de la chaleur comme dans les hémorrhagies acuves. La pâleur de la face et la faiblesse du pouls, quelquefois des lipothymies, des tintemens d'oreilles, et toutes les autres apparences d’une défaillance des forces | accompagnent ces hémorrhagies et les rendent plus rebelles. Je pourrais citer des histoires particulières d’épistaxis ÿ d’hémoptysies, d'hématémèses , d’hématuries , qui ont réumi plus où
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Moins certains de ces caractères ; et à ces différentes ” hémorrhagies du système muqueux , Je pourrais joindre quelqué autre exemple d’'hémorrhagies par les systèmes cutané, cellulaire , séreux, etc. Les faits qui pourraiént servir à établir les différentes espèces d'hémorrhagiés passives manquent encore d’une sorte d'exactitude et de précision dans quelques-unes des histoires particulières. Les caractères sont équivoques : plusieurs de ces hémorrhagies paraissent être simplement des symptômes du scorbut, comme, par exemple, dans l’épistaxis avec érupuon de pétéchies sans fièvre (Duncan, medical cases ), dans les hématémeses avec affection des viscéres, dans l'hématurie | des vieillards, dans certaines ménorrhagies. L'ordre des aflinités ne demande-t-il pas d’ailleurs de placer le scorbut au rang de ces hémorrhagies passives , puisqu'un de ses caractères les plus marqués et les plus tranchans est d’être joint à des hémorrhagies | paruelles dans ses différentes périodes, hbémorrhagies indiquées par des ecchymoses à la peau ou dans le tissu cellulaire , par des écoulemens sanguins de quelqu’une des membranes muqueuses , où par des épanchemens de sang à l’intérieur même , avec des- - truction de la partie charnue des muscles ? Je pense donc qu'il y'a encore une lacune à remplir en médecine , relativement aux hémorrhagies passives (1) ;
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(1) On doit s'étonner que Cullen, qui fait presque consisier sa doctrine sur les hémorrhagies en théories subtiles et en explication des divers symptômes, ne parle que de celles qu’on appelle actives , ce qui doit sans doute être attribué à sa manière exclusive de considérer ces affections du système vasculaire du vagin. ù À dr nén |