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CELLULAIRE , SÉREUX ET, SYNOVIAL. G5x
le système cellulaire, où l'exhalation est évidemment
démontrée ? et doit-on s'étonner si les ecchymoses scorbutiques offrent du: sang infiltré ou épanché dans le ussu cellulaire subjacent , même dans les premières périodes de la maladie? Mais de semblables hémor=rhagies ne doivent-elles point être regardées comme purement sympiomatiques , de même que celles qui ont lieu à la même époque, soit par.les gencives , soit par les narines? Un des caractères encore les plus constans du scorbut n’est-1l point d'offrir d’autres évacuations sanguines, soit par les membranes muqueuses du conduit alimentaire , soit par les autres
\ % 9 : A d ? L U systemes { et ne trouve-i-on pas même des épan—
chemens de sang dans certaines parties intérieures , comme j'en ai vu des exemples dans le scorbut trèsavancé ? Toutes les apparences extérieures qui dénotent surtout une tendance singulière aux hémorrhagies de toute sorte , et une impression de débilité dirigée principalement sur le. système vasculaire , même lorsque le système musculaire en est un peu affecté, ne devraient-elles pas faire ranger le scorbut parmi les hémorrhagies purement passives, qui ont été encore jusqu'ici, si peu étudiées ? et ne pourrait-on pas même l'indiquer par une dénomination prise dé cette disposition singulière aux hémorrhagies spontanées , tandis que les autres symptômes ne sont que secon= daires ? Les espèces d’engorgemens du'ussu cellulaire par une matière purement lymphatique, et qui donne quelquefois aux membres abdominaux une sorte de dureté ligneuse, ne tiennent-elles point à une sorte de suintement. produit par la débilité simultanée des vaisseaux exhalans qui laissent échapper le fluide
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lymphatique, et par l’inertie du système lym phatique devenu incapable dé repoim per les fluides épanchés ?
69. On trouve dans les Éphémérides des Curieux Eh la Nature divers exemples d’une hémorrhagie cutanée ou d’une sueur de sang. On rapporte Ve VIN En an 6) qu'une fillé de dE à ans s'étant livrée, un certain jour , avec éxcés à la danse, avec ses compagnes , éprouvaune sueur de sang ts An darit On doit d Ai qu'elle approchait de lé pôque menstruëlle : et que c'était alors Ja! Saison des chaleurs. Cetie sueur de sang continua encore durant la nuit, avec plus de DA x maloré divers moyens empiriques qu'on mit enusage. Le STE ordinaire ne fut appelé que lé lendemain matin, et il arriva quelque témps apres que la malade eut expiré : le sang continua encore de couler par les parties sexuelles deux Fo après la mort.
7O. L'exemple qui vient d'être cité est rare et tient
à des circonstances particulières : il est beaucoup plus ordinaire de ‘voir une sueur de sang naître d’un état scorbutique » et alors cette sueur est d’une couleur plus ou moins foncée où même noiratre. C’est ainsi que Lancelot rapporte, dans ‘le même Recueil, l'exemple d'un militaire qui avait contracté dans les camps une paralysie scorbutique ;'et qui, s'étant reuré à Stralsund, | fit'usage d’un diaphoré étique antimonié, et se retira en— suite dans une étuve pour y provoq uer la sueur. Cette excrétion cutanée fut d’ abord si abondante c que le linge du sn en: fut ateimenté du poids de trois livres : ; la matuêre qui s 'échappait dinsi par les pores de la peau était si noire ‘qù elle réssemblait à de T encre. Le Jendemain, lusage: du sudérifique ayant été continué,