‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 16 sur 129 · Proposer un traitement laborieusement com · texte numérisé non relu

Proposer un traitement laborieusement com

. biné pour l’usage interne et externe des médicamens,

dans les cas d’une rougeole simple, me paraît aussi

| | ROUGEOLE. 67 frivole que’ de délibérer gravement comment une plante ,‘abandonnée à elle-même sur un sol convenable , pourra; par des moyens artificiels, parvenir à parcourir ses diverses périodes de germination , de floraison.et de frucuficauon. Livrons la nature à ses efforts salutaires quand ‘elle tend’ à une terminaison favorable , et qu'il ne lui faut, dans ce cas, qu'une durée de la maladie de six à sept jours : le calme , une chaleur mére PÈRE des boissons délayantes , mucilagineuses et sucrées doivent suflire. Si la rougéole se complique avec la fièvre gastrique , elle ne demande que de tres-légères modifications : on prescrit une boisson émétisée au début , et l'emploi des délayans ; mais la durée de’ la maladie entière peut s'étendre jusqu’au deuxième septénaire. Dans le cas de rougeole avec fièvre adynamique , ne fautl point s'opposer à la chute des forces , et établir une sorte de réaction à la surface du corps par l'usage du vin , du camphre, du quinquina , -des épispastiques à l'extérieur, et porter une surveillance extrême sur tous des objets ‘de propreté ? Le danger est encore plus imminent dans les cas de complication de la rougeole avec une fièvre ataxique. C'est dans un cas semblable ‘que, pour obvier à des symptômes du plus mauvais aügure, comme la lésion des fonctions de l’entendement, la gêne extrême de la respiration , on a employé avec succès l'application des vésicatoires aux jambes, précédée d’un pédiluve uéde , pour diminuer la congestion de la tête. On a donné aussi, pour boisson ordinaire , une-décocuon de scorsonère fort acidulée , et une potion camphrée et éthérée. Il est à remarquer que la réumion de la rougeole avec*la fièvre adyna-

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mique ou ataxique. est accompagrtée de changement de couleur dans les taches , qui étaient d’abord rouges et animées, et qui deviennent ensuite pâles et livides. Une des complications le plus à craindre est encore celle de la rougeole avec la péripneumonie , comme dans l'épidémie de 1674 décrite par. Sydenham. Dans quelques cas de cette espece , l'intensité des symptômes inflammatoires peut empêcher lamarchede l’érupüon, et faire disparaître même les taches rouges qu'une saignée faite à propos peut reproduire. Mais doit-on, pour cela, faire un précepte général de la saignée ? Le traitement, dans les diverses espèces de rougeoles , peut être aussi modifié par des considérations relatives à quelque symptôme dominant , comme la diarrhée , une toux opiniâtre, des hémorrhagies, uneophthalmie rebelle, etc; et c'est sur la nature particulière du symptôme dominant qu'on se dirige.

& I. Considérations générales.

65. La marche générale de l'esprit humain est la même en médecine que dans toutes les autres scrences. physiques. On forme d’abord des assertions trop: étendues poux n'avoir point. assez consulté, l'expérience , et pour s’en être rapporté au témoignage de certams auteurs. L'observation , qui s'avance toujours à pas lents, mais d’une manière ferme et sûre, fait revenir

(x) Sewowrmré. Morbilliconfluentes , Monron; Scarlatina, Sauvaces, Voczr, Saçar , Cuire, etc.; Fièvre rouge.

sur soi-même ; on parvient à réstremdre des vues trop ‘générales, ét oh est ramené peu à peu à des idées plus saines et plus conformes à la vérité. Une Simple analogie , l’indétermination 6u la vacillauon des opinions de divers auteurs, ont pu d’abord contribuer à faire mettre la sçarlatine au nombre des éruptions symptomatiques ; mais en suivant avec soin Ja marche de cette affection et ses progrès commé maladié épidémique , peut-on ÿ méconnaître , ainsi que dans la variole et la rougeole , les caractères d’une vraie phlegmasie cutanée, comme la rougeur, la chaleur , le gonflement, une tension douloureuse, avec un prélude fébrile qui dure deux ou trois jours? Si on V’observe avec soin durant une épidémie, ne la voit-on pas se manifester quelquefois dans son état de simplicité , et parcourir sans trouble ses diverses périodes, d’autres fois être compliquée avec les fièvres gastrique, muqueuse , adynamique, ataxique, etc. , comme on lobserve dans les phlégmasies cutanées en général ? La scarlatine, enfin , n’a-t-elle point ses diverses pé- -rodes d’incubation , d’éruption , de desséchement et de desquamauion (1) ?

66. La forme variée sous laquelle s'offre souvent la scarlatiné , et les diverses comphcations dont elle est suscepüble ; semblent augmenter l'embarras et la difficulté d’en tracer l’histoire, à mesure qu'on rassemble des faits multipliés, et des descriptions générales de semblables épidémies. Arétée parle de certames ulcérations des amygdales, quelquefois superficielles

(1) Dissertation sur la Scarlatine , par F. A. Perrio. Paris ,

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et sans danger, d’autres fois mortelles et contagieuses. Mercatus , en décrivant l’histoire de l’angine , avec” érupuon scarlatine, qui ravagea pendant plusieurs années l'Espagne et une grande partie de l'Italie, vers le commencement du dix-septième siècle , et qui attaquait principalement les femmes et les enfans, rapporte qu’elle commençait par une douleur à la gorge, avec difficulté d’avaler et de respirer, moindre cependant que dans l’angine ordinaire ; que la luette et les amygdales étaient souvent d’un rouge vermeil, avec des éruptions à la peau ; mais que, dans les cas plus graves ; l'entrée de l’œsophage était d’une couleur plus foncée que le reste de la gorge, et contractait, dés le deuxième jour de l’invasion , une couleur cen- drée, avec une légère tuméfaction œdémateuse du cou et de la gorge; que trois ou quatre jours après , les taches de la gorge devenaient noires > ‘avec écoulement de mucosités très-dégénérées ; qu’à cette époque la respiration devenait difficile , ce qui était suivi de la mort. . | Ten el 67. La même maladie, reproduite avec un caracière épidémique , vers le milieu du dix- huitième siècle, ou quelques années après, en France, en Angleterre, en Suisse, et décrite avec soin par Réad, Marteau, Fothergill, Huxham, Tissot, manifesta, avec des variétés, une marche analogue. Les deux auteurs anglais rapportent que le plus ordinairement les exanthèmes précédaient l’angine ; mais que plusieurs fois les éruptions cutanées succédérent au mal de gorge vers le deuxième ou troisième jour, avec une tension douloureuse des pieds et des mains. Quelquefois , suriout à un certain âge, le mal de gorge

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était trés-violent , mais sans éruption cutanée , et seu lement avec une démangeaison à la peau, et une sorte de desquamation à la suite. L’érupton prenait quelquefois une couleur livide et plombée, ce qui annonçait un danger imminent.

. 68. La maladie décrite par Tissot sous le nom de cynanche-purpuro-parotidæa , présente une variété particulière : c’est que les amygdales étaient peu gonflées , et les glandes parotides considérablement. Une épidémie du même genre, décrite par Rumsey (the London Med. Journ. 1789), offrit aussi des singularités dans sa marche : elle fut particulière aux enfans, et marquée, durant la saison de l'été, par une légére affecuon de la bouche. Mais les synfptômes furent bien plus intenses durant l'automne et vers l’hiver : l’éruption scarlatine avait lieu dès les premiers jours, et, lorsqu'elle était considérable, elle faisait craindre. le plus souvent une terminaison funeste : la peau était alors trés-rouge et sèche , et dans un état de tension et de chaleur extrême. La maladie, cependant, ne fut que trés-rarement mortelle, et Rumsey la regardait comme contagieuse.

69. Sydenham décrit cette maladie dans son plus grand état de bénignité : c’est surtout’ vers la fin de l'été, dit-1l, que la scarlatine se manifeste ; elle attaque des familles entières, mais pe Ra A les enfans, qui en sont à peine malades, D'abord il y a un frisson avec tremblement, puis toute la peau se couvre de petites taches rouges plus nombreuses , plus larges, moins uniformes, et d’un rouge plus vif que celles de la rougeole : 11 ne parle point du mal de gorge. Mais, pour mieux faire connaître cette maladie dans son état

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de simplicité, je vais rapporter une observation parti culière extraite de la dissertation de M. Perrio.. Un enfant âgé de neuf ans éprouve , sans causes connues, dans l'après-midi, un refroidissement subit des extrémuités iniérieures qui se propage dans tout le corps; bientôt après tremblement très-marqué suivi de chaleur et de sueur. Le deuxième jour de la maladie, légère céphalalgie, somnolence, soif, chaleur vive. Le troisième , éruptuon de boutons rouges. Le quatrième

-jour, soumis à l’observauon, le malade offre les sym=

piômes suivans : légère céphalalgie, tuméfaction des paupières , éruption rouge uniformément répandus sur tout le corps, chaleur de la peau très-imtense, langue rouge ét humide; nul douleur à la gorge, nul symptôme gastrique ; pouls plem et régulier. Le dixième jour , desquamation apparente au cou, aux mains et aux pieds. |

70. Ce n’est point sans fondement que Stoll a regardé la scarlatine comme n'étant point encore assez connue (20ondum sat Cognita), à cause des différences qu elle a offertes en Fr temps ei en divers lieux. Mas l’obscurié dont elle est resté enveloppée ne üent-elle pas aussi, en grande partie, à la maniére de considérer l’objet dans toute son étendue à-la-fois , et de ne point envisager séparément les divers points de vue qw’il présente ? En examinant d’abord la scarlatine dans sa simplicé , on remarque qu’elle est, en général, accompagnée d’un état d'irritation plus ou moins intense de Parrière-bouche et des amygdales, surtout dans l’enfance et la puberté, et peut-être que! cette lésion simultanée tient à une sympathie entre lé

derme ét li membrane muqueuse de l’arrière-bouche.

SGARLATINES 73 L'âge, la constitution, le caractère particulier de l'épidémie, peuvent faire plus ou moins dominer cette irritation des membranes muqueuses ; rendre l’éruption scarlatine générale et très-intense , très-légère ;: partielle ou même nulle, et, dans ce dernier cas, tamôt avec desquamation de li peau , tantôt sans cette desquamation. Les amygdales peuvent être aussi plus ou moins enflammées ; elles peuvent devenir même le siége d’un phlegmon, qui finit par suppurer , ét présente plusieurs variétés quant au volume, à la difficulté de respirer et à l'issue de la matière pur ulente. Cette maladie peut devenir plus grave, soit en con— - fondant sa marche avec celle des pétéchies ou d’une éruption miliaire , soit en se compliquant avec la fièvre gastrique ou adynamique. Il paraît même que ce qu'on a désigné sous les noms d’angine maligne , d’angine gangreneuse, d'ulcères gangreneux des amygdales, n'offre autre chose que des complications de la searlatine, soit avec une fièvre adynamique , SOIt avec une fièvre ataxique. Ne sait-on point en effet que, dans ces dernières fièvres, les parties exposées à une irritation particulière ont beaucoup de tendance à tomber en gangrène, et qu'on voit souvent de semblables escarres, soit dans les plaies des vésicatoires, soit sur la peau qui recouvre le sacrum ? Ne pourrait-on pas dire de même que, la scarlatine portant presque toujours un principe d'irritation vers les amygdales, l'influence funeste de ces fièvres doit se déterminer sur ces parties, et qw’ainsi l’angine gangreneuse n’est que le résultat de leur réunion avec la scarlatine ?

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$ IT. Description générale de la Scarlatine.

71. Prédispositions et causes occasionnelles. La scarlatine , de même que les deux phlegmasies cutanées précédentes , est, pour ainsi dire ; une maladie propre à l’enfance et à l'adolescence, ou du moins elle attaque trés-rarement les adultes. Elle n’est particu— liére à aucune saison de l’année , puisqu'on a observé des épidémies de cette éruption en été, en hiver, vers Féquinoxe du printemps ou en automne. Il paraît ce pendant que la scarlatine désignée sous le nom de maligne ou de maux de gorge gangreneux , a régné surtout durant cette dévaisie saison ou immédiatement aprés, et que ces épidémies ont été précédées d’une constitution chaude et humide de l'atmosphère. La situation de certains lieux dans des vallons et au milieu des bois, les eaux basses des rivières qui reçoivent nie à d’immondices , et, en général, tout ce qui gêne Ja libre circulation dé l'air > Peuvent concourir aussi à la produire.

72. La scarlaune est quelquefois sporadique, etalors elle est dans son état de simplicité; mais le plus sou vent elle est épidémique. Les analogies frappantes qu'on remarque entre elle , la variole et la rougeole , que tous les auteurs regardent comme contagieuses, m’indiquent-elles pas qu’elle se propage aussi par la voie de la contagion, quelques doutes qu’on ait d'ailleurs pu répandre sur ce point, et quoique, dans cer iaines circonstances, elle ait paru avoir une autre origine (1)? La scarlatine n’attaque le plus souvent qu'une :

a ea

(:) Je puis citer un exemple frappant de la maniere dont se

SCARLATINE. | 7b

seule fois dans la vie’; elle est précédée d’un Er général, de lassitude , de frisson , et le plus ordinairement d’un senument bo dans la gorge avec gêne de la déglutition.

73. Syoiéne L’érupuon de la scarlaune a lieu le troisième ou même le deuxième jour à dater de l’époque de l’invasion. Elle consiste dans de petites taches de forme irrégulière, de couleur rouge écarlate, qu s'étendent successivement , sont d’abord disséminées, puis se rapprochent les unes des autres, et occasionnent du prurit. Elles paraissent d’abord à la face, puis au cou, au thorax, aux bras, à l'abdomen

transmet souvent cette maladie. Un jeune homme de quinze ans attaqué d’une scarlatine des plus violentes avec complication d’une fièvre gastrique , et dont je dirigeais le traitement, la communiqua aux deux personnes de service qui lui donnaient des soins, et l’une même eut un abcès à l’'amygdale gauche ; la mère du jeune homme eut une simple éruption scarlatine sur la poitrine, avec une très-légère affection de la gorge. Son instituteur eut en même temps un mouvement fébrile qui dura deux jours , avec une déglutition difficile, mais sans éruption de scarlatine. Deux des parens du jeune malade qui passèrent chacun une nuit auprès de lui, furent attaqués de la scarlatine d’une

‘manière différente, l’un avec abeès de l’amygdale droite. Un événement bien plus funeste caractérisa cette contagion : c’est que son frère, qui était venu lui rendre visite , et qui peu après s’en revint chez lui, après avoir faitun voyage de quatre lieues, fui frappé d’une scarlatine des plus vives avec complication d'une fièvre ataxique , et mourut le quatrième jour de la maladie. Après la convalescence du jeune malade primitivement aflecté, deux autres jeunes-gens dans l’âge de la puberté, et qui habi-

taient la méme maison, furent successivement attaqués d’une

AA fièvre scarlatine dont la marche fut très-simple , irès-régulière -et sans aucune sorte de danger.

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et aux membres inférieurs ; elles donnent ainsi à toute la peau une teinte analogue à celle qui aurait lieu si on l’enduisait de suc de framboise ou de lie de vin ; les pieds et les mains sont tuméfiés, roides et douloureux. L’état fébrile diminue quelquefois lors de l'éruption ; “le plus souvent il se continue ainsi que les autres phé-

nomènes précurseurs: La couleur devient de plus en :

plus intense du troisième au cinquième jour ; ilen est de même du gonflement des extrémités. Mais vers le

sixième jour, les taches commencent à pâlir dans

l’ordre de leur éruption ; c’est aussi alors que les phé-

nomènes généraux diminuent et disparaissent entièrement. La desquamation commence à avoir heu vers le septième jour ; elle est accompagnée de prurit, quelquefois furfuracée , et souvent lamelleuse , surtout aux pieds et aux mains ; elle se renouvelle plusieurs fois. C'est alors qu'il survient une sueur abondante, une diarrhée , et que l’urine se trouble et dépose un sédiment plus ou moins abondant. La délitescence et la métastase entravent quelquefois la marche de cette maladie. |

74. La scarlaune est le plus souvent accompagnée de l’inflammation des membranes muqueuses les plus extérieures , et notamment de celles de la bouche et de la gorge. Cette inflammation muqueuse est caractérisée par une rougeur analogue à celle de la peau , par une chaleur brûlante et une douleur obtuse avec tuméfacuon ; elle est quelquefois accompagnée d’aphthes ; elle peut cesser avant l’érupton, ou se prolonger au-delà de l'époque à laquelle la desquamation a lieu ; elle se termine par résolution ; néanmoins elle passe quelquefois à l’état de gangrène et d’ulcération, surtout dans

SCARLATINE. 7F le cas de complication avec la fièvre ROpHantqUe. Je puis en citer un exemple : un jeune homme à âgé de vingt-qiatie ans, doué d’un tempérament sanguin , se livre à un exercice violent par un temps sets, Vers le soir, frissons qui durent une partie de la nuit; et dès le lendemain, accablement , inappétence , lassi- ‘ tude générale, douleur de tête, soif, somnolence. Vers le soir, frissons nouveaux suivis d’une chaleur brülante. Troisième jour, aux symptômes précédens apgmentés d'intensité, se joint une douleur de gorge qui s'accroît par degrés ; toux, difficulté de respirer , soif ardente, pouls fréquent, chaleur ardente à l'intérieur. Quatrième jour, exacerbation violente pendant la nuit ; vers le matin du jour suivant, sueur lé gère; et sur les bras et le tronc, efflorescence d’une couleur rouge. Cinquième jour, continuation du délire de la nuut précédente ; mais vers lé matin ) pro= stration, face inanimée , les lèvres et la langue récouivertes d’une enolirtes ilisitie sel | désltioir difficile , constipation: opimiätre depuis le premier jour de l'in vasion , efflorescence rouge sur les cuisses sans intumescence; pouls petit, fréquent, avec des intermittences ( prescription : : vésicatoires aux jambes, décocuon de quinquina: et de tamarin, potion cordiale ) . Sixième jour ,. peu de changement, éruption aug mentée et s'étendant sur les jambes ( décoction de qumquina camphrée, potion cordiale de même Je Septième jour , cessation du délire, face plus animée, croûtes fuhigineusesde la langue et des lèvres humides, expuition abondante d’une matière muqueuse épaissie, déglutinion moins pénible, moins de soif, respiration. plus aisée, urines sédimenteuses , sueur lésèr à , pouls

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développé; la nuit, quelques heures de sommeil ( même prescription ). Huitième jour, déglutition facile, nulle douleur de gorge, moiteur de la peau avec dd subacide, desquamation del épiderme aux bras, délayans en boisson ; | potion laxative le lendemain, C ’est-à-dire le neuvième jee ;+ avec tous les signes de convalescence. |

75. Accidens. On a cité divers hésidihe survenus à la dent de la scarlatune , comme la phthisie , l’amaurose ; divers dépôts et les glandes et les poumons 2 quelquefois une éruption de: vésicules très- - larges À aplaties, avec,une démangeaison tres-vive. Mais l’anasarque est une des suites de la scarlatine qu'on a le: plus observées en différens temps et en divers lieux. C’est lorsque l’éruption et la desquamation sont terminées que cet accident survient ; vers le quatorzième où quinzième jour de la maladie, ou plus tard. Les signes précurseurs, sont la tristesse ,: la langueur , l'abattement , la perte de l'appétit et du can le pouls est fréquent et concentré, urine rare, épaisse : et sédimenteuse ; la face et les paupières se sn Fra ; l'œdème gagne les membres abdominaux , et l'hydro- | pisie est générale. Plenciz ( Tract. de Shi 1762)! a remarqué qu'elle est plus fréquente et plus intense parmi les enfans que parmi les adultes’, pendant l'hiver . que pendant l'été, surtout par l'impression d'un:air: froid ; et cette dernière Opinion , appuyée d’un grand nombre d’observatidns, a été développée par le doc-. teur Vieusseus (Journ. de Med. septembre 18o2 ou: vend. an 10). L'anasarque est-elle: formée par la sup pression de la transpiration ou de l'urine produite par : le froid ? est-elle le produit de crises imparfaites? On.

a beaucoup: varié sur la natüre de la cause excitante ; mais on a été en général d'accord sur la gravité de cette affection à la suite de la scarlatine , sur l’époque la plus ordinaire de cet accident, ainsi que sur les moyens qu’on doit lui opposer lorsqu'elle se déclare ou lorsqu'elle a fait déjà des progrés. Entrer 1c1 dans des détails relatifs à ces moyens préservatifs ou curaufs, serait superflu. Ces considérations appartiennent à l’article suivant.

S IIL. Traitement de la Scarlatine.

76. Le traitement de la scarlatine a la plus grande analogie avec celui de la rougeole : c’est uniquement d apres les variétés due lles et les complications qu’on doit diriger les moyens curatifs. En effet, cette affecüon , lorsqu'elle est simples parcourt SpOAN ment ses pgodes > de maniere à parvenir à une terminaison heureuse. Le médecin doit alors se borner à éloïgner ce qui pourrait entraver la marche naturelle de cette affection , et les boissons acidulées sont. souvent les seuls moyens qu'il convienne d” employer. S'il ya complication avec une fièvre inflammatoire , l'emploi de. la stignée est quelquefois indiqué ; mais elle doit être subordonnée à l’âge:et au tempérament ; car on a des observations de scarlatines que l'abus des sai gnées a répercutées , en occasionnant tous les accideñs de la métastase. Ï n’est pas rare de voir cette éruption accompagnée d’une ‘inflammation considérable à la gorge : c’est alors que des sangsues appliquées au cou, des cataplasmes, des gargarismes ‘adoucissans , sont surtout convenables. On doit chercher à provoquer

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le sopemant toutes les fois que la scarlaune coexiste avec un embarras gastrique. Mais les vomissemens sôtit quelquefois APAPPARQUES , et dans ce cas les vomritifs ne pourraient être que nuisibles. C’est dans les complications de là scarlatine avec les fièvres adynamique et ataxiqüe qu’on observe si souvent l’ulcération des amygdales et la gangrène à la gorge : on doit alors employer le traitement général des fièvres concomitantes et les moyens locaux appropriés à l'état de la gorge ; l'excitation de celle-ci à l'aide de vapeurs aromatiques, ou par le moyen de gargarismes composés avec la décoction de quinquina le camphre, le muriate d’ammoniaque , les acides , ete. , et ha rubéfaction des parties latérales du co ont souvent été suivies de succès. On doit bien évitér d’enléver les es carres gangreneuses : ce serait le moyen d'agrandir les ulcères, d’oecasionner une hémorrhagie , ét d'aggraver tous les symptômes. C’est surtoutdans lés éomplications adynamique et ataxique que la scarlatine à une tendance extrême à la déliteséence et à F4 métastase. Pour prévenir ces accidens , 1} faut alors avôir Fattenuon d'entretenir un état de rubéfaction ow dé suppuration sur la peau , et de Épégaie és une ERcita= tion générale à l'aide du quiiquina , “du vi généz reux , ete. Ilne faudrait pas abandonner le joalide à lui-méme dès que la rougeur de la peau , l'affection de la gorgé et l'état fébrile ont cessé ; mais 6n doit encore chercher à prévenir l'anasarque. Où conseille: dans cette vue, d'empêcher le convalescent de s'éxposer À l'air extérieur pendant trois semaimes. Des frietions pratiquées sur tout le corps avec des flanelles imaprégnées de vapeurs aromatiques , des bains légérement

SCARLATINE. 8t excitans, et des purgauons plusieurs fois répétées vers la fin de la maladie , sont aussi très-convenables. Longue l’anasarque s’est déjà déclarée, on doit recourir à des boissons chaudes afin*de provoquer la

sueur ou la sécrétion de l'urine. Les amers et le quin-

quina sont aussisouvent nécessaires. D’ailleurs, on doit combattre l’anasarque qui succède à la scarlatine par ious les moyens indiqués pour le traitement des hydropisies en général.

77. L’éruptüon scarlaune est jointe, en général, avec une affection inflammatoire plus ou moins phaiquée ‘ des tonsilles ; cette dernière affection peut-être très-intense , Ou plutét devenir dominante, surtout dans certaines épidémies , et c’est ce qui a donné lieu à la dénomination de scarlatine angineuse , telle que celle qui a été décrite par un ancien élévede l'Ecole de Médecine de Paris , qui.en a fait la matière d’un acte public en 1802 , et qu'on trouve par conséquerñt dans la collection des thèses de cette Ecole ( Dissertationsur

la Fièvre. scarlatine angineuse qui a régné épidémi- quement à Langres, dans le courant de 1801 ; par M. G. Pistollet ). L'auteur donne d’abord des détails très-précis sur la topographie de Langres, et rapporte ensuite douze exemples prunes d ae éruption scarlatine angineuse , qui méritent d’être consultés par l’exacutude de leur description , et les moyens de traitement sagement adaptés au caractère de la maladie.'

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