On a vanté beaucoup de médicamens sans
fondement, tels que de prétendus mondificaufs et incisifs qui n'ont qu’une acuon idéale. Murray s’est
TEIGNE. : 115 proposé pour but principal de faire éviter, dans le traitement: de la teigne, la méthode routinicre et cruelle dé Papplication de la calotte. 0”
rige La téigne porrigimeüse peut être guérie avec de simples onetions meréüriellés. On méle exactement une partie de muriate mércuriel doux avec huit parues d'onguent:rosat. On prend une paré dé ce mélange de la grosseur d’un gros pois pour en frotter les endroïts de la tête les plus affectés ; et on se borne à répéter une fois le jour cette opération pendant une ou deux semaines, ét'ensuite deux fois le jour dans les cas les plus invétérés, en portant successivement le topique dans diverses partiés. On insiste sur le même procédé pendant deux oùtrois semaines , même aprés ‘la guérison de la teigne , et on le renouvelle aussitôt qu’elle vient à reparaître. Le régime doit étre, en général ,'pris des végétaux, et toute viande, surtout celle de cochon , doit étre proscrite. | 118. Mais pour la teigne faveuse , ce traitement est insuffisant, comme le prouve l’auteur en donnant les détails dune observation qui Jui est propre... Une foule d’autres remèdes avaient été employés sans succés ; On avait même eu recours à celui que propose Duncan, et qui consiste dans l'application d’une dissolution de muriate mercuriel corrosif et d'acétate de cuivre. Le traitément avait été varié avec sagacité, et soutenu avec constance , sans obtenir aucun effet favorable. Murray eut alors recours à la cigué , d’après les observations de Stork et de Lauther. Deux fois lé jour il fit des lotions sur la tété avec une décoctiôn de Ciguë mêlée avec du lait ; il administra l’extrait de ciguë à l’intérieur, à la dose de deux grains, et en l’augmen-