‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 39 sur 129 · IT · texte numérisé non relu

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être le siége de l’exanthème ; quelquefois après le développement des phlyctènes, la fièvre s'éteint pour ne

plus reparaître. L’aflection fébrile est moins pronon-

cée dans le perphigus aigu Successif que dans le chro-

nique, et, en général, sh est variable pour l'intensité.

II. Zffection des membranes mugueuses. Toutes peuvent en être le siége, la conjoncuve, la muqueuse nasale , la pulmonaire, celle qui revêt lé conduit de l’urètre, la surface interne de l'estomac et des intesüns, les unes et les autres par une sorte de succession; le plus souvent il n’y a qu'une ou deux des parties désignées qui soient affectées, et, dans le plus grand nombre de cas ; c'est l'intérieur de la bouche et des intestins. Cette affecuon peut se présenter sous trois formes différentes : 1°. sous forme d'engorgement avec irritation ; 2°. sous forme de phlégmasie catarrhale ; 3°. sous forme d’inflammaton vésieulaire pareille à celle de l'organe cutané.

IV. Aliération des sécrétions. On la rencontre du moins dans les observations qui pressent les plus complètes. Quelquelois, il est vrai, les sécréuons n'offrent point d autres dérangemens que ceux qui ont lieu dans toutes les phlegmasies cutanées : consupation, urines limpides, plus ou moins colorées pendant les premières périodes de la maladie; déjections älvines et urines sédimenteuses lors de la terminaison; mais, dans le pemphigus, ces changemens sont trés-considérables, surtout par rapport aux sécrétüions abdominales. Lors de la dessiccauon des vésieules, :les Hé er sont à demi-consistantes eL SOUS , forme de purée; les urines, qui étaient restées lim= pides et rouges, denettante akondantes et sédimen-

PEMPHIGUS. ie, 170 teuses, et ces deux sortes de sécrétions se trouvént alors dans une espèce d’altérnative. | e

201. On peut adopter diverses opinions sur la disunction des périodes des ‘maladies ‘aiguës, ét'd’est encore un''artüéle de pathologie générale qui n'a point été déterminé avec soin. Quoi qu'il en puisse être des cinq périodes dü pemphigus adoptées ‘par M. Gilibert, ünminencé , invasion | accroissement ; décroissement et terninuisor » il ajoute avec raison que ce n’est qu’en devenant chronique que la maladie vésiculaire perd le caractère de bénignité qu'elle à comme maladie aiguë: Je ne puis point entrer ici dans lés détails de complication du pemphigus avec: d'autres maladies’ aiguës et chroniques, dont M. Gilibert offre des éxemples nombreux. D'ailleurs, tous les différéns cas’ du pemphigus se classent d'abord en deux grandes séries , d’après leur état de sim plicité ow de complication. L'espèce simple se divise, en général , en trois variétés : pemphigus aigu siriultané , pemphigus aigu successif'et pemphigus chroniqué. Ceite division est fondéé'sur le développement désphilyéténésiqs » Morub 98 est LEUOP off tGsohsrt

S IL. Principes du traitement du Pemphigus.

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202. Quelque théorie qu'on puisse appliquer à la marche du pemphious., l'état général d’ irfitation qui existe durant les trois premiéres périodes indique assez le précepte d'une diète sévère, du’séjout dans ét, et d’une boisson douce, mucilagineusé et gélatineusé ? qu'on:peut varier suivant les goûts dü malade, Est:on parveuu aux périodes’ du déclin, on substitue “les

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boissons. légèrement toniques de chicorée, de racine de patience , en y joignant l'usage des LAURE de viande, de l'orange bien sucrée, du vin léger coupé au quart d’eau. À mesure que le RE ont avance, on usera de légers alimens propres à soutenir les forces. Il faut, en général, s'abstenir de tout topique » pour ne point déranger la marche des phlyctènes. Dans le pemphigus marqué par des érupuons répétées et suc+ cessives , si le malade est d’une constitution indolente eta pathique , on prescrira quelques légers exCHANS , comme quelque infusion des plantes aromatiques édulcorée avec un sirop. analogue, différentes gelées végctales ou animales , et, par intervalles , un peu de vin d'Espagne. Dans des cas contraires, dans un äge adulte et une constitution robuste et pléthorique , on onu des boissons délayantes et acidulées. Ce n’est guëre que dans les circonstances particulières de la suppression des menstrues , ou d’une hémorrhagie quel conque , que la saignée peut être indiquée. Le pemphigus chronique : n'est-il pas le plus souvent la suite d’une constiution détériorée ? et alors le médecin ne doit-il pas se dirigér d’après les circon-

stances variées qui ne peuvent ici être nullement assu— jetties à, une règle générale ?

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161%. Considérations ‘générales.

203. Loutes és éphélidés re avoir pour ‘caractère commun. de produire: des changemens de couleur dans une ou plusieurs parües des tégumens ;) sans élévauon apparente., Néanmoins, dans certains:

| ÉPHÉLIDES. Pop 18r cas , on aperçoit une légère proéminence sur la peau, surtout dans ce qu’on appelle éphélides hépatiques. è

204: Lorsque la couleur dé‘fa’ 5 gr est ainsi changée par les éphélidès fra faut: nécessairement qu'il y alt aussi un changement Pliysique dans ‘le’ {issu so Au surplus , les éphélides | ne doivent pas être envisagées seulement comme le: résultat d’une altération des tégumens , mais pliôt ‘conime 16 résultat d’un désordre survenu dans’ ‘les fonctions de ces mêmes tégumens , © 'est-i-diré ps ‘dans Pexhalation : jamais , en effet, la tr anspiratiôn ne s'opere dans les endroits de la peau affeetés d'éphélides.

205. La grandeur : et’ la’ formé! dés éphélides sont trés-variables : les ünes'sont trés-petites , les autres s'éténdent en larges plaques qui finissent “puelqéris par envahir la été des tégumiens.

206. Léur couleur ne varie pas moins suivant les idiosyncrasies , les temipéramétis ét’ ‘beaucoup dautres circonstances. Souvent ellés sont jaunes et safranées; d’autrès fois éllés sont fauvés comme des feuilles d'arbres mortes et desséchées par le soleil : elles péuvent être d’un brun noïrâtre, d’un violet foncé: Considérées sur les mêmes noue , elles ne présentent pas toujours la même intensité de couleur: Celle-ci est plus prononcée chez les jeunes filles qui sont près d’avoir leurs menstrüues : elle s’affaiblit lorsque les menstrues ‘ont coulé. Les taches sont moins: apparentes chez les personnes âgées, à cause ‘des rides et de l’épaississement de l’épiderme. |

207. Certaines éphélides n’ont aucune odeur sen— sible ; d’autres , telles que celles qui ont été désignées par M. Alibert sous le nom d’éphélides scorbutiques ,

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ont une odeur, féudç.et repoussante: Les. éphélides entiformes À vulgairement appelées gaches, de rousseur, et,regardéces à 10rt, comme des, taches accidentelles PAR manifestent: chez, les, individus.qu, ont. les cheveux, d’ un rouge, ardent, les yeux d’un; bleu pâle , Je teint rouge.ei fleuri, L'on sait que les individus qui ont cetie consUEntion: exhalentaux aisselles s. äuxaînes , aux oreilles, une, odeur, rebutante. qu. spl, en quelque sorte l'état: maladi£ de leur peansi, «1

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