FO. 7. FETE
(:) Monographie du Pemphigus ; ou Traïé dé la Maladie vésiculaire. Paris , 1813, in-Se.
PEMPHICUS. 177 Parvenues à leur plus grand accroissement ; les deux Où trois premiers jours , les vésicules se rompent, et laissent échapper le fluide qu'ellescontenaient ; alors il y a une sorte d’excoriation vive et rouge qui donne lieu pendant quelque temps à un écoulement séreux plus ou moins fétide et d’une nature albumineuse , suivant l'examen chimique qui en a été fait. — Dans chaque point de la peau qui doit être le siésce d’une phlyctène } les divers symptômes ne se développent pas tous à-la-fois. La tuméfaction se manifeste la pre miére ; c'est à-peu-près dans le même temps que la chaleur se fait sentir et quelquefois la douleur ;: mais ordinairement le développement de celle-ci est plus tardif ; la rubéfaction suit de près la tuméfaction , et la vésication succéde. 3
Toutes les régions de la peau peuvent être le siége du pemphigus , surtout la plante des pieds , le cuir. chevelu , les parties génitales: mais les membres abdominaux et thoraciques , le tronc et méme le visage ,en sont plus particulièrement affectés : quelquefois :l envahit une grande parte des téscumens.
IL. Afjection fébrile. Frisson, chaleur, agitation , céphalalgie, quelquefois une grande anxiété , accé lération du pouls, face animée. Un premier mouvyement fébrile a lieu ordinairement le soir ,; dure toute la nuit, et s'arrête vers le jour; un deuxième a lieu à l'approche de la nuit suivante > et un troisième le sur— lendemain ; quelquefois un léger état fébrile subsiste dans l'intervalle des nuits, et alors le frisson manque. C'est pendant l’un des derniers accès que commence à se développer l’éruption : alors chaleur générale intense, agitation , picotemens dans la région où doit