‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 41 sur 129 · FL F · texte numérisé non relu

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ete dans. tu ds dé Spauires j'ai été consulté pour un grand nombre de..cas, et j'ai eu même, l'attention, de; faire dessiner un. de ces cas où y avait un. changement . universel des tégumens survenu. dans un âge avancé, à une femme valétu-

ÉPHÉDCIDES. d 183 dinaire ::mais 1] me paraît que les notions qu’on peut recueillir, soit sur les causés des éphélides, soit sur les distinctions de leurs diverses Espèces, soit sur les principes généraux, du traitemént , sont encore incomplètes ; et qu'il reste beaucotüp'de recherches à faire sur tous ces différens objets, avant dé pouvoir en former un corps régulier de doctrine. Je vais donc mie. bornér à rapporter le tableau provisoire des trois Espèces différentes que nous devons aux recherches de M... Alhbert ; comme pour servir de texte à des travaux ultérieurs, et de point de ralliement pour dés observations dténelet

« Espèce 1%. Ephélide lentiforime, opibls lentigo

Éphélide qui se manifeste sur une où PRES partes des tégumens par des taches lenticulaires , éparses ou rassemblées en corymbe, de couleur fauve , rous+ sâtre.ou brune, sans aucun prurit : elles affectent particulièrement le visage, les mains, les bras, lé devant de la poitrine, en général , toutes les jai exposées à l'äir, ou au lei | … Best minutieux; dit M. Albert, de Histinabé dés Variétés de cette Espèce. Cependant quelques si Jagrsies admettent les deux suivantes :

1 Éphélide lentiforme solaire, ephelis lertiso sb laris.—Les individus qui s exposent aux rayoñs sos y sont particuheréement sujets: ÆLe contact dé l'air suffit pour la produire chez certains HHAneeS + et | .… Éphélide lentifurme ignéale , ephelis lentigo Er — À cette Variété, absolument iriutlé, se rapportent les éphélides protluites par l’habiudé qu'ont certaines femmes de placer entre leürs jambes , durant

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le froid de l'hiver, des vaseS.contenant de là braise.

» Ésrèce re. Éphélide hépatique, ephelis hepatica.

Ephélide se manifestant sur une ou: plüsieurs par es des técumens par des taches isolées , ou rAppro= chées -en certain nombre, beaucoup plus étendues que celles de Espèce précédente , d’une couleur ordinairement safranée , se terminant quelquéfois-par une: légère desquamation ; elles affectent principalement la. parue antérieure, latérale ou postérieure du cou ; elles paraissent aussi sur l'abdomen , et spécialement sur là région du foie, aux reins, aux aînes, etc.

L'éphélide hépatique , suivant qu'elle est: permanente ou passagère, se divise en deux Variétés :

1°, Ephélide hépatique persistante, ephelis hepatica persistens. — Cette Variété , de forme et de grandeur très-variées, attaque particulièrement les individus qui ménent uné vie sédentaire. Ces taches sont souvent trés-difficiles à dissiper ; quelquefois méme elles+sont imdélébiles,. | |

a Éphélide hépatique fugitive, ephelis hepatica fugitiva, — Les femmes, surtout, y sont sujettes. Elle se manifeste par des taches circulaires et isolées sur la région postérieure du cou, sur la gorge, sur les seins, sur les hypochondres , etc. Elle paraît et s'évanouit trèés-rapidement. RE

» Espèce 1ni°. Éphélide scorbutique, ephelis scorbutica. | |

Éphélide se manifestant sur une ou plusieurs parties des tégumens par des taches très-étendues , d’une couleur sale et brunâtre, assez semblable à celle de la sue. Ellé-affécte communément le devañt de la poitrine, le dos, la partie externe des bras et des cuisses, Elle

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s'étale quelquefois sur toute la surface du corps.

Cette Espèce ne présente que deux Variétés remarper : |

1% Éphélide scorbutique noire, ephelis scorbutica nigro - maculata. — Cetie Variété est la plus commune+ Elle affecte les individus qui habitent des lieux humides, et qui ne se nourrissent que d’alimens malsams. Fantôt elle est disposée par taches ; tantôt elle occupe toute une partie du corps, ou tout le corps entier.

np Éphélide scorbutique panachée , ephelis scorbutica variegata. — Cette Variété ést rare. Le corps des individus qui en sont affectés est ''ehaxtiarré comme la peau du léopard. » | |

Telles sontles Espèces et les Variétés admises par M. Albert. Toutes les autres considérations relatives à cette affection ne présenteraient que des incertitudes : nous devons attendre de‘nouvelles lumières de l’expérience et d’une observaüuon exacte. j

PSFDRACI A,

210: Cette dénomination a été donnée par M. Frank à une éruption psoriforme, qui diffère de la gale en ce qu’elle ne doit pas son origine au ciron , et qu’elle | n’est pas contagieuse : en effet, les éruptions de la peau qui ont un caractère critique, et qui terminent quelquefois des maladies fébriles, méritent-elles le nom de gale qu'on leur donne ? N'y a-t-il pas de semblables éruptions qu’on peut appeler dépuratoires, | et qui font disparaître la morosité et la mélancolie ? Ces: fais, qui sont attestés, indiquent qu'il peut y

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avoir des éruptions avec apparence de gale:saris en avoir le vrai caractère, c’est-à-dire, sans tirer lèur origine de la présence d’un insecte et sans étre con= tagieuses. Hoffmann fait mention d’une épidémié d’éruption psoriforme qui eut lieu à Halle en 1716. La suppression cle la transpiration avait la plus grande part dans cette épidémie. On peut rapporter à cette maladie l’éruption prurigineuse épidémique qui règne souvent parmi les soldats dans les hôpitaux militaires ambulans, où tout concourt à propager une affection cutanée une fois existante, et à augmenter son inten— sité : en effet, les exhalaisons féudes provenant du grand nombre de malades renfermés dans un même lieu , leur inconduite , le défaut-de propreté ; la sup= pression de la transpiration , suffisent pour produire une éruption cutanée plus ou moins semblable à 14 gale, accompagnée d’une épidémie catarrhale bilieuse. La gale épidémique dont parle -Ramazzini paraissait

tenir à des causes de cette nature.

211. I] y a une autre espèce d'éruption épidémique psoriforme qui paraît quelquefois apres différentes maladies fébriles , sans être précisément critique : c’est ce, quon observe surtout dans les maladies qui sont de nature, à aflecter tout le corps, telles que la variole et : la: rougeole. Dans. cefläines régions, les éruptions psoriformes soht pour äinsi dire endémiques ; il y en a d’autres où-ce sont particuliérement les étrangers qu'elles attaquent, et elles sont alors ordinairement compliquées avét 16 scorbut. Les Tartares qui sont … en Russie sont fréquemment atteints d’une affection psoriforrie qui est mortelle pour la plupart. À Saint : Domingue, les éruptions appelées psoriques sont très

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communes : CEUX. qui quitteni le pays en sont ordinai-

rement délivrés ; mais ils .en sont atteints de nouveau

quand ils y retournent. Les remèdes anti-scorbutiques

sont très-utiles contre ces maladies.

212. L’affection psoriforme des tailleurs parait , selon beancoup d’autres auteurs, être occasionnée par lirritauon de la laine que ces OUVrIers’ manient habituellément 4 Guldner croit plutôt. qu'elle doit son origine à leur manière de vivre. En général, la peryersion de ALL EU qui porte à fs usage de subz AM une 1e longe nayi igation ‘avec l'ibage d'alimens ingalubres à. la, RAIDE, surtout ide un âge avancé ; la syphilis, s Thypochondrie, le scorbut , certaines fièvres , l'application de substances âcres sur la peau , les eaux thermales, 3, Ja pléth nore j, peuvent OCCa— sionner ces érupuons psoriformes. Ïl,en..est qui sont

plus particulières à enfance. à.la vieillesse, aux nou Yeau-mar 16 ; “di autres sont critiques ; quelques-unes sont périodiques. Quelles | différences ne. cloivent pas spporter € dans, de. traitement des différences de causes AUSSI rharguées ! É tine: faut pas combattre la maladie P prindpale toutes les fois que les, éruptions soni sÿmplomatiques ? Le traitement: est, si facile à concevoir qe certains CAS, qu lil serait entièrement superflu de } l'indiquer : ici. Que. de prudgnce , que de savoir, que d habileté F pour faire cesser sans danger, des érupuons psotiformies à invétérées , fomeniées, par des lésions organiques, par un. âge : avancé, ou. compliquées avec d’ autres 1 maladies. chroniques ! Avec quelle sagacité ne faut-il pas combiner les suos. dépurés. des, plantés ;; la décocton, des bois. dits sudoï iliques les bains: les

ane

id 1 :

188 PHLEGMASIES CUTANÉES GANGRENEUSES.

Fr d, A . UN his L ", , à ; évacuans , et même les bains de vapeurs et l’usage des eaux thermales , pour obtenir une guérison solide !

‘PHLEGMASIES CUTANÉES GANGRENEUSES.

213. L’extrême affinité de la médecine et de la chirurgie n’est nulle part plus évidente que par ’ exemple des phlegmasiés qui tournent à la gangrène , et‘qui sont également du ressort de l’une et de laftes Dans sa À Ésoraghle chirurgicale, M. Richerand traite du charbon ; de la Die malhgne, sans que ces maladies soient Alu considérées comme des affections locales qui se trouvent liées avec des changemens internes irés-remarquables , et asservis à certaines périodes plus ou moins régulières. Le même auteur a soin aussi de ne point passér sous ‘silénce les deux états opposés qui peuvent détérminer-t ‘un état de gangrène locale, comme ‘une trop grande : intensité de forces vitales, où bien une réacuon insuffisanté , et’ produite, soit par uñe débilité graduée des propriétés vitales , ou par un vice organique dans les voies de la circulation, une commotion, ou l’action d’une substance déléière qui

a porté son impression à l'intérieur et à l'extérieur. Je dois renvoyer à la chirurgie les ‘gangrènes produites ‘par une cause locale, comme la brûlure » La congé lation , une côntusion excessive, un anévrysme , la gangrène sénilé; où celle que produit le décubitus dans les fiévres adynamiques. Mais avant de parler de la pustule maligne, je dois entrer dans quelques détails sur ce qu’on appélle là gangrène d ‘hôpital.

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