‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 47 sur 129 · PID'SET! UE MALIGNE · texte numérisé non relu

PID'SET! UE MALIGNE

sorte de bénrvélet qu le fait paraître enfoncé, et qui forme une seconde tumeur compacte. Il survient en même temps un gonflement considérable’, qui s'étend ‘ souvent fort au loin , qui n’est n1 inflammatoire ni œdémateux, mais qui üient.du météorisme et de l’érysipéle ; c’est une sorte d’enflure élastique et rénitente qui fait éprouver ün ‘sentiment (1) d'étranglement et de stupeur dans la partie : la gangréne us en même temps des progrès dans le tissu cellulaire.” 4°. Le mal, après avoir attaqué successivement le ussu réuiculaire, la peau etle üssu cellulaire soujac ent, fait des progrès ultérieurs , et finit par devenir une affecuon générale et profonde : pouls concentré, comme dans fai fièvres ataxiques , et plus ou moins fréquent etinégal ; peau sèche, langue aride et brunâtre; sen üment d’une chaleur brülante à l'intérieur ," soif qu’on ne peut étancher , accablement , Syncopes, cardialgies , anxiétés contuimuelles, respiration courte et ,entre-coupée; certaines fois , diarrhée , süeur colliquative, hémorrhagie. Si le mal parvient à son dernier terme , délire obscur avec une intensité extrême dé tous les de locaux ; le malade périt dans un état gan- -grenéux, en répandant l’odeur la plus fétide. La pustule maligne ou charbonneuse peut d’ailleurs offrir

différentes variétés , suivant la rapidité de sa marche, | L]

(x) Si Le traitement est méthodique et que le ‘sujet soit fort et robuste, l’aréole vésiculaire prend une couleur animée avec tous les caractères d’une vraie inflammation ; le malade y sent une chaleur douce , etla gangrène se borne en donnani lieu,

après la chute de l'acte: à une suppuration abondante. Mais, dans les sujets faibles ou d’une constitution viciée, la maladie fait des progrès rapides , et l'infection devient générale.

200 PHLECMASIES CUTANÉES GANGRENEUSES.

le tempérament ou là disposition individuelle, sa situation , sa grandeur ou son degré de-dé veloppement.

225. Wuriété déprimée. Elle commence par un prurit assez fort qui dure pendant plusieurs jours. Le

deuxième jour, point noir semblable à la morsure d’une

puce, phlyctènes circonscrites et régulières ; douleur, chaleur et sentiment d’engourdissement dans la partie du membre située au-dessus de l’ér uptigns Défaillance, nausées, envies de vomir , pouls concentré. Les phiges tènes se rompent; elles donnent issue à une sérosité rousse ,. et laissent à nu une surface noire , comme charbonnée , qui adhère peu aux parties soujacentes. Le gonflement, s'il existe , est peu considérable. Le cin quiéme jour, angoisses et lipothymies fréquemment répétées. Le sixième, délire taciturne, tuméfaction locale, état gangreneux très-prononcé , mort.

224. Variété non contagieuse. L'invasion de cette variété de pustule maligne est quelquefois précédée de syncopes, d’autres fois d’une sorte de gaîté exaliée; mas le plus ordinairement elle n’est annoncée par aucun signe précurseur. Son siége est au visage ou à la partie antérieure du thorax. L’invasion est marquée par une enflure considérable, élastique , sans changement de couleur à la peau , avec une tumeur circulaire au centre du diamètre de la cornée transparente , et parfois plus ou moins étendue , très-dure, pénétrant plus ou moins profondément , tantôt mobile , tantôt comme collée aux parties soujacentes. Sur le at de cette tumeur , que dépasse peu le niveau des parties environnantes , s ’élève une peute pustule de la grosseur. d’un grain de chenevis, sans aucune couleur paruculiére aux environs ; mais après l'avoir

PUSTULE MALIGNE. ‘ 201 enlevée, on remarque à sa ‘base une tache brune, noirätre ou livide , qui pénètre le tissu de la peau ; le hqude qui découle de la pustule varie pour la couleur et pour la consistance. Cependant l’enflure emphysémateuse fait des progrès , et à cette époque quelques malades ont des frissons , d’autres des nausées , ee autres des évanouissemens , et la plupart n’ont aucun symptôme particulier. Le plus souvent aucun d’eux ne se sent malade ; il n’y a ni douleur, ni rougeur locale, ni fièvre ; la langue est belle , le pouls bi éidusio lent un peu Heu: r V’'appéut crise les déjecuions alvines nulles ou très-sèches ; uslques malades sont seulement plus gais qu'à l'ordinaire , et comme dans un état d'ivresse. La suppuration est-elle prête à paraître, elle s'annonce par la fièvre, le froid des extrémités , l'inégalité et un peu d'intermittence du pouls, les frayeurs de la mort , lors même que la maladie prend une tournure favorable. Une terminaison funeste est annoncée de bonne heure par des phlyctènes autour de la pustule , le météorisme du ventre, un assoupissement , des syncopes, des angoisses inexprimables , là carphologie et autres présages du plus mauvais augure. Il reste, apres ces faits , à rechercher jusqu’à quel point la pustule maligne, ou celle qui vient peut-être d’une cause interne, ont des rapports avec l’anthrax ou le charbon, les érysipéles gangreneux ou la gangrène même.

SIIT. Traitement de la pustule maligne.

225. La pustule maligne qui üent à une cause externe et locale, et dont l’existence est la plus constatée , semble dépendre d’une matitre irritante , ah-

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