‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 48 sur 129 · PHLECMASIES CUTANÉES GANGRENEUSES. k · texte numérisé non relu

PHLECMASIES CUTANÉES GANGRENEUSES. k

sorbée d'abord par les orifices des vaisseaux Ecnphie | tiques, développant ensuite son action sur le tissu réuculaire , puis pénétrant la peau elle-même et le issu cellulaire sous-cutané ; enfin , affectant toute l'habitude du corps, et produisant une sorte de fièvre ata=- xique marquée par la fréquence et la concentration du pouls , des cardialgies, des anxiétés, des syncopes ; et tous les autres symptômes du plus mauvais sugrRes La gangrène étant une suite inévitable de la première impression du virus, et, sion ne s'y oppose, linfecuon pouvant devenir générale ; il faut garanur les parues voisines de ses progrès, borner et circonscrire, dans le plus pelit espace possible , le centre dé l’ac# uon vénéneuse : c’est le résultat qu'on obüent par. l'usage combiné et bien entendu des scarifications et des escarrotiques ( Matière médicale de S chwilgué Ho: Les premieres ont l'avantage de dégorger les partes, et de permettre l’action plus immédiate et plus directe: des remedes sur les chairs languissantes et menacées degangrène: elles manqueraientleureffet si elles étaient trop légéres ; et d’un autre côté elles pourraient devenir dangereuses si elles étaient trop profondes, en attaquant des chairs vives et dont la sensibilité est encore augmentée par la tension , ou en propageant peut-être le mal à l’intérieur : elles doivent done s'étendre seulement à la partie mortifiée et compacte , et ne point ‘pénétrer au-delà. Les escarrotiques ont ensuite l’a= vantage de fixer et de concentrer dans l’escarre le virus , et d’enchaîner , pour ainsi dire, son activité ; mais leur usage et leur.choix ne sont pas indifférens. On donnera la préférence aux acides sulfürique ou mur latique » à la dissolution nitrique d'argent , au

PUSTULE MALIGNE. 20% muriate d’antimoine. Les escarrotiques ont l’avantage de former une escarre sèche plus ou moins profonde suivant leur force et leur quantité ; ; 1ls réveillent l’action vitale des parties voisines, excitent leur sensibilité, et déterminent ainsi une véritable inflammation propre à arrêter les progrès de la gangrène. La maladie perd alors de sa malignité, ou , pour parler d’une manière plus exacte, la nature est renirée dans ses droits ; elle a recouvré, assez de force pour résister à une impression destructive ; 1l ne reste plus alors qu'à soutenir l'action organique 'È la parte, et à favoriser la suppuration qui doit servir à détacher l’escarre. Il Y a quelques légères variétés à observer dans l apphcation du caustique, suivant l’une ou l’autre des trois PiÉmIere périodes de la maladie ; mais, parvenue à la quatrième , elle ne doit plus être considérée comme une affection locale ; il importe alors de recourir à des scarifications plus profondes , de faire usage des escarrotiques les plus acufs , d'appliquer ensuite des topiques où entrent le qunquina , le camphre, l'alcool , les aromatiques. Le traitement intérieur doit être dirigé comme dans les fièvres compliquées d'adynanhe etd'ataxie, Ou même dans la peste. Il n y a rien encore de bien constaté sur le traitement de la variété de la pustule maligne qui semble ne point tenir à une cause locale. L° extirpation qu'on a coutume de pratiquer, et les saignées , Sont-elles adaptées à la nature du mal ? Il est smgulier que , dans cette variété, les purgatifs énergiques puissent influer si puissamment sur la nature de la suppuration et sur son issue fayorable,

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