OTITE. “ DE
vemens de rotation du cou, sentiment d’érosion au
côté gauche du pharynx toutes les foisique la malade
veut avaler. Les jours suivans, l’inflimmation se porta
sur l'arrière-bouche et sur les bronches ; mais quoi-:
que l'oreille ne fut pas douloureuse , elle ne cessa néanmoins qu'au bout de quinze jours de faire éprou-
ver quelques élancemens et dé rendre Vouïe obtuse.
SH. Description générale de l'Otite.
258. Prédispositions et causes occasionnelles. Les principales causes de l’otite sont les variations brusques de l'atmosphère, surtout. le passage :du chaud au froid, ou de la sécheresse à l'humidité ; la fraicheur des nuits, les vents du nord , la: suppression de quelqué. évacuation habituelle , la crise de quelques maladies aiguës , des métastases ; la présence d’un corps irritant dans l'oreille ,: et l'application imprudente de: substances huileuses et alcooliques.
250. Symptômes. Is varient selon que lotte oc cupe le méat auditif où la cavité du tympan. Dans le premier cas«(otite externe), des douleurs peu vives dans le méat auditif, un petit bourdonnement ou quelques tintemens précèdent l'écoulement d’une ma-
tcre d’abord ténue et roussâtre, puis blanche et opaque ; celte humeur augmente conünuellement de consistance jusqu'à la fin: de la maladie, époque à laquelle elle ne diffère du cérumen, que par une couleur blanchâtre : la douleur est plus où mois ! forte, selon l'individu ; l'ouïe est affxblie, la membrane auriculaire est gonflée. Cette affection se continue pendant quinze jours environ ; elle se propage
quelquefois jusqu’au pavillon de l'oreille, et peut passer à l’état chronique.
260. Lorsque l’inflammation se borne à la cavité du tympan (otite interne), elle produit des tintemens ; des élancemens obscurs, et un sentiment de tension que le malade supporte sans incommodité, Mais le plus souvent elle se propage de la cavité du tympan jusqu’à la trompe d’Eustache, et devient alors plus manifeste. Dans ce cas, les douleurs sont trés-vives ; elles se portent de l’intérieur de l'oreille à la gorge ; les mouvemens de rotation du cou sont gênés; il y a difficulté d’avaler, et les alimens produisent un Senüment d’érosion du côté de l'inflimmation. On éprouve une sensation douloureuse dans l'oreille par Je moindre effort pour tousser, pour éternuer et
pour se moucher ; l’ouïe est dure ; il y a quelquefois
surdité , principalement vers la fin de la maladie. Le malade se plaint d’enchifrènement , d’une toux sèche et fréquente, de céphalalgie ; un mouvement fébrile se fait sentir tous les soirs. Bientôt tous ces accidens
diminuent, excepté la dureté de l'ouie, qui aug-
mente continuellement jusqu’au quinzième ou ving-
tième jour. Le plus communément il survient une explosion subite d’une matière féüde et abondante par le méat auditif ou la gorge : aussitôt tous les ac— cidens cessent. Lorsque les symptômes locaux sont trés-intenses , ils s’'accompagnent de fièvre, d’insom-— nie , de délire, d’une attaque d’épilepsie : on a vu la mort en être la suite. L’otite interne peut , comme l'externe , passer à l’état chronique ; elle peut aussi ec-
casionner différentes lésions des parües constituantes de l’oreille, .
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