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atmosphériques, et lors du passage subit du chaud au froid; àl peut aussi être occasionné par la suppression d’évacuations habituelles. Il est sporadique et souvent | épidémique ; ; 1l règne Endermniquenene dans certaines contrées. | 508. Symptômes. Les caractères généraux du catarrhe pulmonaire sont, dans le commencement , un léger Senument de fatigue , une débilité plus marquée, une sorte de stupeur et d'assoupissement, une face un peu animée , la fréquence de la respiration, des anxiétés et un sentiment d’oppression ; peu ou point de fièvre, excepté durant le paroxysme du soir, et quelquefois alors des horripilations ou des alternatives de chaud et de froid, avec augmentation de la gêne de la respiration et de la déhilité; une toux opimiätre et dont les efforts augmentent la douleur de tête ; une expectoration muqueuse plus ou moins abondante, et qui, au déclin , devient plus opaque et plus consistante (r}5 l'urine est tantôt pâle , tantôt d’une couleur très-foncée; elle se trouble dès qu’elle est rendue, et cependant elle ne devient sédimenteuse que vers le déclin de la maladie. Des crachats blancs et opaques, la sueur, une urine sédimenteuse, des selles comme glaireuses, une hémorrhagie du nez chez les jeunes sujets, telles sont les évacuations critiques les plus ordinaires du catarrhe É () Certains catarrhes , à cause de leur intensité ; donnent lieu à des crachats plus ou moins teints de sang, à une fièvre intense et continue, à une oppression de poitrine , à un sentiiment d'ardeur, ete., sans cependant qu'il y ait une douleur pongitive au côté : cette maladie est alors placée sur les confins ‘du catarrhe et dela péripneumonie, et l'on peut la regarder comme un catarrhe très-intense ou une péripneumonie faible.
* CATARRHÉ PULMONAIRE. 297 simple, Cette maladie peut, dans son état de simplicité, se terminer au quatrième jour par des sueurs abondantes, ou se prolonger jusqu'à la fin du premier, du deuxième ou troisiènte septénaire dans les adultes lés mieux constitués , où mêmeau-delà dansdes personnes affaiblies par l’âge ou d'autres infirmités, comme nous en remarquons des exemples dans lhospice de la Salpétrière. L’habitude que j'ai d'observer cette maladie m'a donné la facilité d'en multiplier les exemples | (Médecine clinique) , et de la considérer sous ses différentes formes, qu’elle soit simple ou compliquée; et on imagine facilement combien une semblable distinetion fondée sur l'analyse est propre à donner des idées précises de cette maladie, soit pour la bien connaître, soit pour déterminer les principes du traitement, et le‘plus ou moins de danger dont les divers cas sont susceptibles. Les caractères qui distinguent le catarrhe suffocant sont : respiration toujours très-génée, oppression extrême, avec un sentiment d'ardeur ou de gêne vers la partie moyennede la poitrine : expecto= ration nulle, ‘ou sanguinolente ; ou muqueusé ; pouls ordinairement trés-fréquent; face altérée, anxiété. Cette affection, très-aigué, survient subitement où succède au catarrhe ordinaire ; ‘samarche est continue, les, symptômes restant toujours à un haut dégré'aveë des.exacerbations journalières ; sa términaison, le plus souventfuneste, arrive ordinairement avantleseptième jour, à compter du moment où le catarrhe a pris le caractére.suffocant, Le catarrhe aigu qui'attaque des personnes avancées en âge peut devenir chronique à et dégénérer en une toux catarrhale plus où moins opimâtre, qui finit quelquefois par la phthisie, si on ne
202 PHLEGMASIES DES MEMPRANES MUQUEUSES.
peut point parvenir à à arrêter cette dégénération. par ur exutolre , l'usage des ioniques et surtout les ressources de l’hygiène. Le catarrhe pulmonaire | peut se compli= quer avec l'embarras. gastriques les fiévres ‘bilieuse , muqueuse , adynamique et ataxique. Îlcoexistesouvent avec l ophthalme , le coryza, l'angine, et méme avec la péripheumonie. : prñ er
$ HT. Traitement du catarrhe pulmonaire.
509. Lorsque le catarrhe pulmonaire est simple , on doit se borner à seconder la nature par des boïssons douces, mucilagineuses et gélatineuses , comme les Res de veau avec les navets et l oignon , ou quel- -ques cuillerées du suc exprimé de ces vésétaux, avec un: sirop. de capillaire ou de coquelicot, quelquefois l'hydromel, l’oxymel , la décoction blanche de Syden= ham, les Ee de salep, les bouillons de gruau d’avoine, et par intervalles l'infusion de Hénre de sureau avec l’oxymel pour les malades débilités par les progres de l’âge ou des maladies antérieures. Je ne parle pas 1C1 de l'usage des loochs et des juleps, qui est si familiér à à tous ceux qui exercent la médecine. A une ‘époque plus avancée de la maladie , 1l faut remplacer les mucilagineux par des substances aromatiques ; telles que
lasauge, le romarin, la méhsse, etc. , en infusion:; le
soufre sublimé est aussiirès-convenable: Mais c’est surtout l'ipécacuanha qu'on emploie avec de plus d’avantage : on l'administre en pasulles ou ensirop;, et à petites doses. L'usage destoniques est nécessaire pour pré-
venir le passage du catarrhe aigu à l’état chronique; il
est aussi souvent, à cet effet, nécessaire de pratiquer un