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(x) Srnonrmre. Pleuritis humida , Sroxu; peripreumonia notha , SYnEnnam, Bognnaave, SELLE, etc.; péripneumonia catarrhalis, Huxuam; Febris catarrhalis , Fnen. Horrmaux.
\ CATARRIHE PULMONAIRE. 4 , 205
démies catarrhales ‘ont paru à diverses époques et dans plusieurs contrées dé l’Europe ; elles ont été décrites avec soin depuis celle de 1557 ; car, dans les temps :antérieurs , la route tracée par Hippocrate , pour la description des épidémies, paraît avoir été abandonnée ou méconnue. Cette dernière épidémie fut observée dans les: provinces méridionales , et la marche de ses symptômes est rapportée dans les écrits de Rivière : ardeur dans larrière-bouche , toux violente, fièvre, douleur dé tête très-vive, enchifrènement si intense quai rendait l'inspiration de lar presque-insupportable. Les maux de gorge très-violens , et devenus épidémiques en 1558 , ont été décrits par Forestus ( Lib. 1). Les pluies et les vents du midi qui régnèrent durant l'été et l’automne de 1574, contribuerent sans doute aux affecuons catarrhales variées dont Baillou nous a conservé la description. Üne complication avec la peste disüngua l'épidémie de 1580, dont Forestus et Sennert nous ont tracé le tableau. Celle de 1658, que Willis a décrite, doit être aussi mise au rang des plus meurtrières et des plus violentes. C’est assez garanuür l'exactitude extrême de la description de l'épidémie de 1075 et 16764 que de citer le nom des auteurs qui l'ont iracée;, Etimuller et Sydenham : toux fréquente et trésvive; surtout la nuit, d’abord sans PA peCLOratON, puis avec excrétion d’une grande so de matière visqueuse;. respiration trés-sénée et avec danger de suflocauon, etc. Baglivi fait mention de l'épidémie catarrhale de 176023; maïs une des plus universelles et des-plus violentes fut celle de 1728 et 1729, compliquée avec une fièvre ätaxique : pouls faible et dé-
primé, toux sèche, aussi incommode par sa continuité que par sa violence; respiration très-difhcile ; vertiges, délire, éternuemens , diarrhée: Hoffmann en donne une description exacte (Constitutio aeris , ete., ann. 1728). Ce :qui rend remarquable l'épidémie de 1732, qu'on trouve décrite dans les Mémoires de la société d'Edimbourg (tom. IL:), c'est que laffection s’étenditégalementaux organes dela réspiration et à ceux du conduit alimentaire; elle pareourut presque. toute l’Europe, et fut conhue à Paris sous le nom de folette. Huxham l’a décrite avec sa sagaCité ordinaire, et telle qu'il l'avait observée à Plymouth; Le méêmé auteur a décrit celle de 1757 (de Æere et Morbis epidemicis). Haller noûs a conservé + Disput, morb. tom. V } le tableau dés affections variées pro duites par l'épidémie catarrhale de 1741 ;: et Sauvages nous a laissé celui de l'épidémie de 1745. On voit dans celle de 1761 une nouvelle preuve de l'affection presque générale des membranes muqueuses : toux sèche et importune , les yeux enflamniés et supportant à peine limpression de la: lumière, enrouement, | éternueméhsfréquens, quelquefois.ardeur trés-vive le long de la trachéésartère jusqu'au cartilage xiphoïde; et d’autres.fois le long du gosier et jusqu'à l'estomac ; comme si. l'œsophage avait été ‘enflamimé:1 Razous’, rnédecin de Nîmes, l’a: très-bien: décrite -dans»ses
Tables nosologiques , -sous,. le nom de baraquette
ou de grippe. Enfin les épidémies catarrhales qui
régnérent en, Europe, en 1775 et 1780., nefurent pas moins violentes que les autres. : elles ont:rété
décrites, par. le docteur, Saillant (CT: ablear raisonné des Epidémies catarrhales ). Celle de 1780, qui fut
CATARRHE PULMONAIRE 9285 tres-générale à Paris, et que j'éprouvai moi-même, était remarquable en ce qu’elle affecta presque toutes les membranes muqueuses, celle de la trachée-artère et des bronches , la conjonctive, la membrane pituitaire, le palais, l’arrière-bouche, et le conduit alimentaire.
303. Le catarrhe pulmonaire ne peut être mieux connu, et sa doctrine mieux développée , que par la descripuon d’une épidémie de cette nature observée dans un liéu très-propre à rendre la maladie plus intense, par la constitution naturelle de l'atmosphère, et dans laquelle on ait rassemblé un grand nombre de cas parüculiers, rapportés suivant la méthode d’Hippocrate : c’est là un avantage précieux qu’on ne peut contester à l’histoire de la constitution catarrhale de l'année 1770, décrite à Rouen, par Lepecq-de-la- Clôture (Observations sur les Malaclies épidémiques), et suivie de treize histoires particulières. Le catarrhe , dit l’auteur , est une maladie fort commune et comme endémique à Rouen, surtout au printemps et en automne , ou même en d’autres saisons , lorsque le vent du sud ou sud-ouest souffle avec plus ou moins d'impétuosité , et qu'il se fait dans les vents une variation subite du nord au sud, lors même que latmosphere est surchargée d’humidné. La première impression semble se porter sur le nez, les joues, et les différentes parties de la face et du cou, avec un gonflement douloureux : alors céphalalgie plus ou moins violente, | assoupissement et lassitudes spontanées : l'embarras __ gastrique vient souvent se joindre à ces affecuons. Les habitans de Rouen sont si sujets à contracter les catarrhes , qu'il est fort rare que les personnes délicates
puissent les éviter au retour des équinoxes , surtout celles qui s’exposent à fréquenter ; dans les. jours variables , le port et les bords de la Seine, Les étrangers qui sont accoutumés à respirer un air plus sec et plus élastique , payent le même tribut en établissant leur résidence à Rouen. De là naissent différens degrés d’atfections catarrhales, les coryza, les angmes , les rhumes, les catarrhes aigus et avec fièvre ; maladies qui sont loin de se manifester pendant de fortes gelées ou un froid sec continu , mais que nt lieu surtout lorsqu'il règne une humidité froide , à l’époque de la fonte des glaces ou des neiges , et lorsque le thermomètre indique quelques degrés au-dessous de la 1empérature moyenne, ou pendant les grandes pluies , ou enfin lors des grandes variations du froid au chaud ou réciproquement. Lepecq-de-la-Clôture observe que, dans la description de l'épidémie catarrhale qui régna en 1770 , à joint les deux saisons d’été et d’automne , parce que la température et la variation de l'atmosphère ont été à-peu-près pareilles , et qu'elles n'ont présenté qu'une constitution prédomimnante. 304. Une des causes les plus ordinaires de la phihisie catarrhale est une suite d’affections inflammatoires de la membrane muqueuse des voies aériennes , que contractent ordinairement , pendant l'hiver , des personnes délicates et d’un tempérament lymphatique : cette membrane perdant de plus en plus ses forces vitales, par l'habitude d’une excrétion surabondante , sa structure finit par être altérée et offrir des marques d’une sorte d’uleération qui se borne quelquefois à cette membrane, et d’autres fois se propage dans le ussu même du poumon, en y produisant diflérens foyers
CATARRHE PULMONAIRE. | 287 de suppuration ou des vomiques plus ou moins étendues. Bennet ( Theatrum tabidorum ) assure avoir vu plusieurs phthisiques réduits au dernier degré de marasme après avoir rendu long-temps des crachats pus riformes ; et cependant , après leur mort, on n’apercevait aucun foyer de HARUTHEE nl aucune marque d’altération dans le tissu même du poumon. Reid, Morgagni , Lieutaud, M. Portal, attestent les mêmes faits , et c’est ce que ] ai souvent eu occasion d'observer al ce de la Salpétriére , où ces sortes de phthisies sont fréquentes. Un homme d’un moyen âge, dont parle M. Portal (1), fut atteint, au commencement de l'hiver de 1785, d’un léger rhume, qui ne l’empéehg point d’abord de vaquer à ses He ; bientôt après , gêne de la respiration, et difficulté de soutenir une conversation, soit à cause de ses quintes violentes de toux , soit par le ton rauque de sa voix ; par degrés insensibles , bouflissure du visage , œdématie des pieds et nécessité de garder le lit ; la fièvre hectique se déclare et continue avec des paroxysmes tous les soirs ; toux trés-fatigante, avec une expectoration d’abord écumeuse et mélée de sang , puis devenue muqueuse, gluante , quelquefois blanchâtre et souvent grisâtre , avec, une apparence puriforme et des stries sanguinolentes ; paroxysmes la nuit, d’abord avec moiteur , puis avec sueur ; dépérissement progressif, oppression de poitrine : comme le pouls était plein , on pratiqua
une sagnée du bras, et on appliqua des sangsues à
l'anus, pour diminuer l’état d’irritation et la congestion
{ir } Observations sur la nature-et le traitement de la Phéhisie pulmonaire. Paris, 1792%
inflammatoire du poumon : dès-lors , diminution de l'oppression et du sang mêlé aux crachats , plus grande facilité de soutenir une position horizontale dans le hit, et de goûter quelques heures de sommeil; toux moins fréquente, voix plus forte et moins rauque. ll eut l'attention d'éviter pendant long-temps l'exercice de la parole, pour ne point éprouver de quintes de toux violentes. Pendant les premiers temps de la phthisie , le malade prenait pour boisson de l’eau d'orge avec le sirop de vivlette, de l’eau de poulet légèrement nitrée , ét pour nourriture deux ou trois bouillons de veau et autant de bouillons de grenouilles ; on lui permit ensuite un peu de compote de fruit , quelques pommes crues, quelques grappes de raisin , etc. L'ir- -ritation de la poitrine étant calmée, on fit succéder’ pendant un mois l’usage des sucs épurés des plantes , coupés avec le petit-lait, ce qu rétablit les forces et la santé ; mais six mois après, retour de tous les Sy piômes , difficulté de respirer , hémoptysie , toux fréquente , etc. Le traitement antérieur fut suivi du méme succès; mais, pour éviter toute récidive, on appliqua un vésicatoire au bras et les sangsues à l'anus, à des distances éloignées : ces moyens furent secondés par l'usage des eaux sulfureuses de Bonnes , les sucs épurés des plantes chicoracées , les extraits des mêmes plantes pendant l'hiver , et des boissons adoucissantes légérement diurétiques. Ce traitement, aidé par les autres moyens de l'hygiène et un révime sage, produisit un rétablissement qui ne s'est plus démenti.
- 305. Le catarrhe suffocant n'est point, comme quelques-uns le pensent, le résultat d’une complication ou d’un accident qui survient dans le cours d'un catar-
CATARRHE PULMONAIRE. 289 rhe simple; c’est une variété de cette dernière maladie, dont la terminaison est le plus ordinairement funeste ; à l'ouverture, on ne trouve souvent aucune altération du poumon, et la membrane muqueuse est toujours vivement enflammée.
806. :Si l’on veut avoir des idées précises sur les variétés et les complications du catarrhe, on peut consulter la thèse déjà citée de M. Lebeau:; on ÿ trouvera des observations faites pour prouver combien, dans la maladie la plus simple , les moindres détails sont'utiles au médecin praticien et observateur. L'auteur de cette thèse distingue le catarrhe intense de la péripneumonié, et. établit les diverses nuances des catarrhes atoniques et adynamiques; il a rassemblé des cas intéressans qui prouvent le degré d'importance que peuvent avoir certains phénomènes accessoirès ; tels que la douleur pleu- -réuque.J’indiquerai seulement iei un état parüculier des poumons qu'il appelle Lépatisation en blanc, et quenous avons rencontré plusieurs fois dans lesrecher- «ches faites à la Salpétrière pour établir la consütution médicale de chaque année. Cet état, qui consisté en ‘une induration du poumon devenu en effet aussi dense ique le foie; est produit par la seule accumulation des mucosités dans les bronches et les dernières ramifica- “ons des vaisseaux aériens ; le tissu propre dé l'organe n'étant m enflammé ni infiltré d'aucun fluide ÿ
S IL. Description générale du catarrhe pulmonaire. tn . !
307. Prédispositions et causes occasionnelles. Le catarrhe pulmonaire se manifeste surtout durant les températures froides et humides ; lors des vicissitudes