On imagine sans peine les causes qui con
“courent, dans les hospices publics , à la producuon
du muguet, comme le défaut d'allaitement maternel, une nourriture peu saine, la malpropreté, un air non renouvelé, ete. Les moyens préservaufs sont des-lors faciles à déduire. On parvient à faire cesser le muguet bénin lorsqu'il est déclaré, en donnant à l'enfant une bonne nourrice; ou, si l'enfant a été sevré en naissant, on lu donne des boissons fréquentes et douces , comme l'eau de riz, l’eau sucrée, et le lait d'animaux coupé aux deux tiers de peut-lait préparé sans acide , et édulcoré avec un peu de sucie ou de sirop; on étuve en même temps, cinq à six fois par jour , les parties affectées avec un pinceau de charpie où de petit linge trempé dans une décoction d'orge avec addition de miel rosat et de quelques gouttes d'acide sulfurique. Il n’est pas. aussi facile de remédier au muguet confluent, à cause des accidens graves qui accompagnent; et tout ce que ja prudence permet de tenter se réduit à l'usage des hoissons doùces et mucilagineuses , comme du petitjait puret préparé sans acide, du bouillon de veau ou de poulet; à la prescription de la magnésie calcinée, à la dose de six ou huit srains (50 à 40 eenügrammes }, donnés trois fois par jour et mélés aux boissons de l'enfant. S'il est très-fable, on cherche
APHTHES. : 373 à le ranimer par des cordiaux, comme quelque eau distillée et édulcorée avec le sirop d’œillet ou celui d’écorce d'orange , etc. Il est facile de voir que les ulcères gangreneux qui s'élèvent dans lé fond de la bouche doivent être lavés et bassinés avec un mélange d’eau de chaux, de décocuion d'orge avec le miel rosat ; ou bien la décoction de guimauve avec le sirop de quinquina, le tout acidulé avec quelques gouttes d'acide sulfurique. M. Auvity finit son meémoire par un projet de règlement (1) propre à être adopté dans les hospices pour prévenir le muguet des nouveau-nés, maladie qui leur devient si souvent funeste.
(1) Il esthon de faire connaître, pour lerégime des nouveaunés privés de l'allaitement maternel, Pusage avantageux qu’on à fait dans l’hôpital d'Aix de la crême de pain, qu’on peut sub= stituer à celle de riz. On prend des tranches de pain de froment. qu’on fait secher au four ; on les fait ensuite tremper dans l’eau l'espace de six heures , on les presse dans un linge , on les met. dans un pot, on les fait bouillir avec une sufhisante quantité d’eau pendant huit heures, ayant soin de remuér le tout de temps en temps avec une cuiller, et d'y verser de eau chaude à mesure qu'il s'épaissit. Sur la fin, on y ajoute une pincée d'anis et un peu de sucre, dans la proportion d’un gros d’anis et d’une onee de sucre par livre de pain ; on passe ensuite le tout à travers un tamis de crin. Cette crême se conserve facilement vingt-quatre-heures , en fa tenant dans un lieu fiais.
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