PÉRITONITE. AA
santeur dans la partie, que le pouls continue d’être fréquent, et présente une sorte de mollesse. Cette exsudation purulente s'offre sous la forme d'une sérosité dont l'aspect varie , mais qui est toujours plus ou moins mêlée de flocons ou parcelles d’albumine à demiconcrète. C’est cette matière qui, quand la maladie se termine heureusement, est en partie résorbée, et le ‘reste se transforme en üssu cellulaire, en ‘brides de même nature, tantôt plates , tantôt arrondies. N'estce pas encore à cette même matière qu'est dû la formation des granulations à la surface du péritome, dont j'ai déjà indé dans la première édiuon de cet ouvrage ?
A8 La gangrène se marque par un froid qui succède à une chaleur intense, par la cessation brusque de la douleur , un pouls faible et intermittent, l’affaissement destraits de la face. Dans la péritonite puerpérale , qui se déclare le plus ordinairement du deuxième au troisième jour, et peut même survenir à toute époque de l'allaitement, on remarque, outre les symptômes indiqués plus haut , l’affaissement des mamelles, la suppression des lochies; d’autres fois cependant la sécréuon du lait et l'écoulement des lochies ont lieu comme à l'ordinaire. Nulle phlegmasie des membranes séreuses n’est plus susceptible de se compliquer avec quelques-unes des fièvres primitives ; et surtout avec les fievres bilieuse, adynamique et ataxique.
S IT. Traitement de la Péritonite.
430. Les principes généraux du traitement de la péritonite rentrent dans ceux du traitement des phleg-
442\ PHLEGMASIES DES MEMBRANÉS SÉREUSES.
masies des autres membranes séreuses. — Saignées générales s’il y a pléthore ; application de sangsues a l'anus s'il y a suppression d’hémorrhoïdes, à la vulve sil ya suppression des menstrues ; bains uedes, boissons mucilagineusés ; boissons et po Louifs s'il ya constipation : tels sont les moyens qu'il est le plus souvent nécessaire: d’ employer . On a aussi quel quefois appliqué avec suecès un vésicatoire sur la région abdomanie. (F’oy.la Thèse citée.ci-dessus , sur la péritonite). Les bains-tièdes sont ten ri par M. Hallé (Dictionnaire des Sciences Médicales, art. Bains), et l'utilité de cette: pratique est constatée.par l’ébservation journalière. Les bains de vapeurs sont employés avec succes à la Maternité par: le professeur Chaussier. On Salt qu'au contrairé , souvent: dans: de pareils Cas , M: Broussais pa PA les’ bains froids. On 1 inagine EMEA il est urgent, dès. le début de la péritonite pucfpérale id'éloigner tous les objets d’insalubrité qui peuvent agir sur en ,; de chercher à réchauffer. les extrémités. des membres au moment des frissons ; ; dé donner ‘ensuite ; ‘en boisson! . l'eau de gruau, le péut-lait; defavoriser-une sueur spontanée au moyen d'añe: chaleur modérée et de petités doses d’ipécacuanha , moyen utile pour débarrasser en -:même temps les premières voies. Si la malade.est consupée, ou quelle éprouve des ténesmes, dés vomisseméns ; on aura recours à. des elysterss répétés , à des fomentations sur l'abdomen , à l'anti-émétique de Rivière (un scrupule ôw un: gramme environ de carbonate de potasse mêlé dans une cuillerée de suc de limon), à! quelque boisson acidulée. Si le dévoiement est trop violent, on administrera, par intervalles et à petites
| pHLEGMASIES DU TISSU CELLULAIÏRE , etc. 443 doses, un mélange de quelque poudre amére ayec un sel laxatif, ou bien quelques grains de rhubarbe entremêlée avec un calmant ( 1). |