‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 97 sur 129 · PHLEGMASIES DES PARENCHYMES · texte numérisé non relu

PHLEGMASIES DES PARENCHYMES

puration de cet organe, qui survient alors que toute autre lésion ; pourquoi l'hépatite se manifeste quelquefois , même lorsque le cerveau s’est enflammé par toute autre cause nullement propre à occasionner une commotion générale, etc., etc. ? Le nombre des faits importans dont l'histoire des maladies se compose est si considérable, qu’on ne doit pas consumer un temps précieux dans l’acquisition de connaissances inuules. Ce ne sont pas des observateurs qui ont embrassé l’art de ces explications forcées et de ces” faux raisonnemens.

482. On peut lire dansles écrits de Morcagui toutes les variétés que peut prendre le foie pour le volume, la position, les altérauons de forme, les adhérences, la diversité des couleurs contractées, soit dans toute l’étendue de ce viscère , soit dans certaines parties ; les différences pour la dureté et la consistance, les altérations produites par divers degrés d inflammation. On ; peut ajouter à ce que dit le même auteur sur l’état de squirre qui peut affecter ce viscèreen tout ou en parte, que, dans l’état actuel de nos connaissances, on doit resserrer dans des bornes plus étroites que ne l'ont fait Boerhaave et ses disciples, la terminaison des inflammations en général par le squirre et le cancer, et ne point admettre avec eux que toute glande peut être primiuvement le siége de ces dernières affecuons, Sœmmering a fait voir.en effet ( Biëlioth. germaniq. tom. V}), en traitant des maladies des vaisseaux lymphatiques, qu’il importait de bien distinguer le squrre de l’engorgement scrophuleux , et le cancer de l’'ulcère scrophuleux ; que le squirre est une affection de quelque glande conglomérée ou sécrétoire ; que , dans cette

HÉPATITE. 495 tumeur, les vaisseaux sanguins où sécrétoires s’obstruent et se ferment complètement, ; au point qu’on ne peut la guérir que par sa destruction ou son amputation ; que le squir re dégénéré en cancer verse unichor très-fluide, noirâtre, très-féude ; et tellement corrosif, qu'il ronge et ouvre les vaisseaux san GuiRsS que cé virus, pompé par les vaisseaux absorbans > peut pénétrer les glandes lymphatique, et les Die squirreuses par communication , comme on le voit quelquefois dans le cancer des mamelles. Cest sous un autre point de vue que les Rades maxillaires, les parotides, le pancréas

peuvent être prinitivement affectés d’une se ‘squirreuse.

483. Doit-on traiter de l'hépatite et des diverses espèces d’ictère comme de deux maladies inséparables , ainsi que l'ont fait Boerhaave, et après lui Stoll ? ou bien doit-on les considérer séparément, comme l'ont fait Juncker, Hoffmann, etc. ? Il est vrai que ces deux affections peuvent avoir des causes communes, telles qu’une boisson froide aprés un violent exercice @l’em2 ploi brusque et prématuré du quinquina dans les fièvres intérmittenies, la suppression des menstrues où du flux hémorrhoïdal, la métastase des affections arthritiques, etc. Mais aussi elles -péuvént avoir des/causes qui leur sont particulières : c’est ainsi, par exemple , que l’hépatite peut être produite par une course rapide ou des efforts violens, des contusions | des plaies ‘de tête, l’abus de la boisson , etc. ; tandis que l’ictère pétt être séparément produit par des aliens grossiers, Ja répression d’un emportement de colère , l’action d’un émétique , la présence d’un ou de plusieurs calculs dans la vésicule ou les conduits excréteurs de la bile. Jeme

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borne donc ici à la considération de l'hépaute, qui peut offrir toutes les périodes et les diverses terminaisons des tumeursphleginoneuses ; maison ne doit point se dissimuler combien il est difficile de la distinguer quelquefois d’une inflammation du poumon ou de la plévre. Sa complication avec quelque autre inflamma uon ou aflecuon chronique peut encore augmenter Fembarras : c’est ainsi, par exemple, qu'il ya quelques années , une malade à qui je donnais des soins avait en même temps un cancer au pylore, et un abcès dans la parte gauche du foie; elle se plaignait d’une douleur obtuse dans l'hypochondre gauche, et de douleurs extrémement vives dans la région du pylore. Cette dermire partie même était si sensible , qu'au moindre attouchement la malade poussait les hauts cris; les douleurs lancinantes qu'elle ressentait en tout temps redoublaient une demi-heure après qu'elle avait pris quelque boisson. Ces indices suffisaient pour recon— naître une ulcération où un squirre au pylore ; mais comme 1l n'y avait nulle trace de jaunisse, ce ne fut qu'à l'ouverture du corps que je fus pleinement convaincu de l’abcès du foie.

6 Il. Description générale de l Hépatite.

484. Prédispositions et causes occasionnelles. Plusieurs causes peuvent disposer à une hépatite ou la déterminer, comme une exposition prolongée sous un ciel brûlant, une atmosphère variable, des fatigues continuelles , la présence des concrétions biliaires dans la vésicule du fiel, la suppression des hémorrhoïdes ou des menstrues , des trayaux constans du cabinet , une

| MÉPATITE. 495 vie inactive, un tempérament mélancolique, des passions vives et contrarices. D’autres causes sont plus directes, comme un coup violent sur la région du foie, une chutesur cette partie, ou, par une sorte de commouon générale, une chute sur les pieds , les genoux ou les fesses, les plaies de la tête, les fractures du crâne, une course rapide, une marche longue dans un pays aride et sous un ciel brülant, l'immersion dans l’eau froide, l'abus des liqueurs alcoolisées, celui des drastiques et des émétiques , l'usage prématuré ou l’abus du quinquina dans les fièvres intermittentes, la répercussion brusque de quelque éruption cutanée.

485. Symptômes. Quelle que soit la cause de l’hépatte , lorsque l’inflammation affecte profondément le parenchyme du foie, lessymptômes qui l’accompagnent sont : une douleur sourde etprofonde dans l hypochondre droitet dans l’épigastre, unsentimentde pesanteur, quelquefois une toux rare, d’autres fois des vomissemens bilieux, souvent une teinte jaunâtre des yeux où de la peau, la constipation oudes selles blanches, une urine jaune (1). Si l’inflammation occupe plus paruculiérement la partie concave, il y a douleur à l’hypochondre droit, qui n’augmente point par la pression extérieure ; le malade se plaint de nausées , d’envies de vomir, d’une soif ardente; la langue est recouverte

(1) L’urine commence à être jaune et à teindre en jaune le linge et le papier avant que la sclérotique et la peau offrent la même couleur ; elle cesse d’être jaune et de teindre le linge

avant que la peau et la conjonctive aient repris leur couleur

vaturelle. (Mémoire sur la couleur jaune des ictériques , par J. Clarion.) QT"

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d'un enduit ver “dâtre. Lorsque ln aflammation à sort siége dans la parte convexe du foie, la douleur est plus superficielle ; elle augmente par la pression et par la toux , elle se propage au cou, à la clavicule, à l’épaule ; l'hypochondre droit est tuméfié, le decubitus sur ce côté est impossible, la respiration difhailé et accompagnée de toux. Lhépatte peut être aiguë ou chronique : dans ce dernier cas , elle est souvent trèsdifficile à reconnaître; on n’en peut même quelquefois soupconner l'existence que par les causes qui ont précédé, par le sentiment de plénitude et de pesanteur que le malade éprouve dans l’hypochondre droit, par les douleurs plus ou moins poignanies, qui augmentent par Ja pression , par le decubitus sur le côté CRE ; et par la fièvré légère qui accompagne ces symptômes. Ya terminaison a dec quelquefois par résolution vers le sepuème jour. Une hémorrhagie du nez par la narme droite, une urine abondante, une sueur favorable, ane diarrhée modérée, peuvent être le présage d’une heureuse résolution, lorsque l’inflammation se borne à la partie convexe du foie. Occupe-t-elle sa face concave , des déjecuons bilieuses, des sueurs , quelquefois rnême des vomissémens annoncent la même terminaison. La résolution tient souvent à l'usage des remedes propres à calmer les ph he lorsqu'ils sont tropinténsés , ét on ne doit guère l’attendre que dans la jeunesse.ou l’âge adulte; car, après cette époque de la vie, le calme et la rémission qui surviennent sont de peu de durée. H se déclare d’autres symptômes qui annon-— cent Ja marche de la suppuration , comme une chaleur incommode et un sentiment de pesanteur dans lhypochondre , la gêne de la respiration, des alternatives de

HÉPATITE. | 497 sueurs et de frissons , des exacerbations vers le soir . la chaleur de la paume des mains, un sommeil agité. Si l'inflammation réside dans la partie convexe du foie ; l’abcès peutse manifesterau dehorsdans l’hypochondre, avec un gonflement œdémateux des tégumens qui le recouvrent (Æcad. de Chir, tom. IV) ; d’autres foisil se fait jour soit dans la cavité de la poitrine , soit dans les poumons, soit dans l'abdomen , et quelquefois dans l'estomac , les intestins. L'hépatite peut se terminer par gangrène ; mais le squirre du foie est-il taujours la ter= minaison d’une inflammation aiguë , les suites d’une inflammation chronique ? ou bien est-il produit par quelque contusion ou une dégénération -spontanée ? L’'hépatite peut d’ailleurs se compliquer avec les fièvres ou les phleemasies.

S UT. Traitement de l' Hépatite.

486. Il en est de la saignée dans le traitement de l'hépatite | comme dans celui de beaucoup d’autres phlegmasies ; on ne doit la pratiquer que lorsque les symptômes sont trop intenses : l'application des sangsues à l'anus , surtout lorsqu'il y a suppression du flux hémorrhoïdal , est souvent suivie de succès. On ne doit point arrêter le vomissement bilieux qui accompagne cette maladie ; il est même convenable de le seconder. Les boissons ordinaires doivent étre acidulées , telle que l’eau d’orge oxymellée : ces moyens et une diète rigoureuse suffisent le plus souvent pour amener la résolution. IN’est-il pas quelquefois dangereux de déranger les efforts de la nature en multipliant les saignées et les purgatifs, à moins que des

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circonstances parüculières , chine dans l’exémple rapporté par Bianchi (ist. Hep., pars 2 ) ne rendent ces moyens nécessaires ? ES Le la suppuration a lieu , ét que labcès fait saillie à l’'hypochondre droit ou à l'épigastre, on doit l'ouvrir sans différer : c’est dans des cas semblables que le médecin habile tient un juste milieu , pour modérer les symptômes sans trop affaiblir le malade. Mais le pus ne peut pas toujours être évacué par cette voie ; 1l se fraye quelque fois une route à travers le diaphragme , pénètre dans la poitrme , et sy épanche ; ou bien il glisse sous la plèvre , envoie des fusées de l’un et de l’autre côté, et se fait jour au dehors entre les côtes : des fistules sont souvent la suite de ces abcès, et l’art est loin de pouvoir toujours parvenir à les tarir. Le cas est encore plus funeste lorsque l’abcès existe à la surface concave du foie, car le pus ne se fraye pas toujours une route par le Her hépatique ; 1l ne se forme pas constamment de ces adhérences qui Jui permettent de s'ouvrir tn passage dans les intestins, et même des fistulés mcuräbles surviennent quelquefois ; dans ce cas la guérison est au-dessus des ressources de l’art : on ne peut que prescrire une diète convenable , des alimens légers , des boissons délayantes , de doux purgatfs , soit ‘en pouon, soit en lavemens , et des bains uedés. Si l'hépatite tend à la gangrène , c’est aux to= niques qu'il ést urgent de recourir. Lorsque le squirre quu succède quelquefois à l’inflammation du foie n’est encore que commencant , On recommande l’usage des eaux minérales , comme les eaux de Spa , de Barèges, un air pur et serein , une témpérature égale , un exercice modéré, des alimens faciles à digérer , des fruits

. SPLÉNITE. 4 bien mürs. Dans le Jourril de Médecine de Eondres, année 1789, on trouve l'exemple d’une hépatite traitée avec le muriate mercuriel doux donnéà Fintéricur, et des frictions mercurielles sur la région du foie; le succès qu'on a obtenu’ est-il dû à l’action du remède, ou bien est-ce une terminaison spontañiée de lhépatte caractérisée par -une évacuation par l'anus de la matière purulente : ? C’est ce qu’ on n'ose décider quand ou lit l’observauon avec un esprit non prévenu , et qu'on connaît bien lhistoire de la maladie : mais

l'auteur ne manque pas d'admirer la ioute-puissance de son reméde.

SPLÉNITE (1).

487. Il serait superflu de parler des travaux et des recherches faites en divers temps sur la rate considérée dans son état physiologique ou pathologique ; je suppose ces objets connus : mais je ne dois point omettre de tracer ici quelques notices d'un nouveau travail publié sur ce viscère , dans une Dissertation qui a paru aux écoles de médecme (2). Il résulte des faits consignés dans cet écrit, que les cellules décrites par Malpighi n'existent point ; que le sang splénique qui ne circule point dans les vaisséaux sanguins est renfermé dans des capillaires très-nombreux ; que c’est dans leur intérieur qu'est contenu

(1) SFNONTHIE. Splentr SaUvAGES, Linnæus, Vocez, Juncrer, Sacar, Cure 3. êic.; Lienis inflammatio , Bon- HAAVE. ‘ (2) Recherches sur la Rate, etc. ; par Assolant. Paris, 1802.

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le sang qui colore cet organe ; que le système capilaire qu'il forme est susceptible d'en admettre des quanutés variées ; que de là naissent probablement les états divers et les principales différences qu'offre le tissu de la rate ; que c’est encore probablement par ce système que s’opérent les fonctions de cet organe ; qu’enfin ce système , plus développé dans la rate que par-tout ailleurs, est rempli de sang au lieu de liquides séreux , comme dans les membranes et les tendons , etc, , et que c’est là sans doute l’origine de ses propriétés distincuves. Îl résulte aussi des expériences chimiques faites sur la rate , qu’elle contient : 1°. une grande quantité d’albumine ; 2°. une petite quantité de fibrine ; 3°. une petite quantité de matière colorante semblable à celle du sang; 4°. une petite quantité de gélatine, ou au moins une matière qui lui ressemble beaucoup ; 5°. une autre matiére animale soluble dans l'alcool, dont il n’a pas été permis d'examiner assez les propriétés pour en déterminer exactement la nature ; 6°. du muriate de soude, du muriate ammoniacal , de la soude et du phos- - phate de potasse. On doit enfin remarquer , relativement à la structure particulière de la rate de l’homme, 1°. qu’elle est couverte d’une membrane perspirable empruntée du péritoine ; 2°. qu’elle a une enveloppe fibreuse particuliére , dont les prolongemens s’enfoncent ensuite dans son ussu pour environner le tronc de ses vaisseaux ou servir de soutien à leurs peutes divisions ; 5°. qu’elle contient un système vasculaire sanguin plus développé que celui de la plupart. des autres organes ; 4°. qu’elle est d’ailleurs pourvue de tissu cellulaire et de lymphe-

SPLÉNIFTE. Por

tiques, dont les quantités ne paraissent nullement proportionnées entre elles ; 5°. qu'elle a en outre dans son intérieur des corpuscules d’une nature organique indéterminée, et qui sont étrangers aux autres organes ; 6°. qu’elle contient du sang artériel et veineux , semblable, en apparence , à celui de toutes les autres partes du corps, et enfin uné autre sorte de sang renfermé uniquement dans les capillaires qui servent d’intermède ou de moyen de communication entre les artères et les veines, et qui est peut-être d’une nature particulière.

488. On ne peut point sans doute se refuser d’admettre des inflammatons superficielles de la rate, c’est-à-dire , qui affectent la partie du péritoine qui la recouvre (Dissert. déja citée); mais le tissu même de cet organe peut-il être affecté d’un véritable phlegmon, comme le foie ou+les reins, et ce phlegmon peut-il passer à la suppuraüon ? En supposant mêre cette affection aiguë , est-elle démontrée par une auiopsie cadavérique non équivoque, et connaît-on la série successive des symptômes qui l’accompagnent ? Ce sont là des objets sur lesquels je pense que l’observation n’a point encore prononcé de maniere à lever toute espèce de doute, ou du moins les écrits qu'on a publiés jusqu’à ce jour sont encore loin de faire cesser toutes les incertitudes , quoique la structure intime de la rate semble la rendre sujette aux mêmes inflammations que les autres viscères , puisqu'il entre dans sa composition des vaisseaux sanguins et capillaires , et du üssu cellulaire. Cette laeune en médecine, qui ne peut être bien remplie que par une série nombreuse de faits, et par une distinc-

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üon. des ainflammations aiguës. et chroniques de ée viscére , exige un médecin obsérvateur trés-exact , et Lot par une position locale qui donne lieu à suivre la marche d’un grand nombre de fièvres intermittentes avec des gonflemens consécutifs de la rate. Il serait nécessaire en outre que, dans des cas funestes , l'autopsie. cadavérique pût faire ajouter le, dernier degré de complément à l’histoire de la maladie.

480. La rate est susceptible de diverses altérations dont. on ‘peut voir des exemples dans les Ephémérides des Curieux de la Nature. Sa membrane extérieure peut devenir carülagineuse |, son tissu renfermer des calculs ; elle peut être double, divisée en divers lobes, ou d'un volume extraordinaire ; des concrétioris osseuses peuvent s’y former à l’intérieur ; elle peut ausst acquérir un endurcissement extrême, ou tomber dans un état de sphacèle. On sait enfin , et e’est un objet trés-connu , qu’elle acquiert souvent un grand développement à la suite de fiévres rebelles. Mais est-elle susceptible de devenir le foyer d’un abcés , ou de dégénérer en une tumeur squirreuse ? c'est ce qui peut devenir un sujet de doute , d'autant plus que , dans quelques cas, elle a paru reprendre sa forme naturellé après avoir manifesté toutes les apparences d’une dégénérauon semblable : l’ouvrage périodique dont je dd en donne un exemple a Une jeune personne avait éprouvé pendant lon g-temps diverses affec- “10ns hypochondriaques, des tensions abdominales souvent renouvelées , un état de constipation , des palpitauions , des vomissemens d’une matière acide ; elle fit usage L. divers médicamens , et il lui.survint une doupe très-vive dans la région de la rate, ce qui fut suivi

LS

SPLÉNITE. | 503 d’une tumeur qui avait toutes les apparences d’un squirre : la douleur disparut , mais l'hypochondre gauche conserva une dureté et une rénitence peu 6r+ dinaires. On fit usage sans succès de plusieurs moyens internes et externes , de fomentations , de linimens , des emplâtres, des bains, etc. :Ge prétendu Rene semblait OSGURET la moitié de l'abdomen, et sétendre même jusqu'à la région de luiérus, ce qui

n'empéchait point HF fn la jeune personne de se livrer à la danse et à tout autre exercice de corps sans éprouver aucune gêne dans la respiration. -On craignait pour elle le mariage, à cause du peu d'espace qui semblait rester dans l’abdomen pour le développement de l'utérus dans un cas de grossesse ; mais comme elle fut fort recherchée à cause de sa beauté, le mariage eut lieu ; elle devint enceinte , et elle eut beaucoup à souffrir dans les premiers temps , tourà-tour tourmentée par une perte d’appétuit, des nausées , des vomissemens , des palpitauons de cœur , des défaillances, symptômes qui cédérent peu à peu. Vers le terme de la grossesse , il se déclara des anxiétés, une chaleur vive, des syncopes, une fièvre continue, un icière , etc., et on craignait pour sa vie ; Le ses couches furent heureuses , et elle Le au monde un fœtus bien sain et bien conformé ; ses maux se dissipérent , ses lochies furent trés-abondantes , et on soupconna même que cet excès d’écoulement était entretenu par une autre cause que l’état de la matrice, comme l'indiqua la détumescence de la rate, qui ne conserva plus la moindre trace de son volume et de son induration antérieure ; affection qu'or doit attribuer , dans ce cas comme dans beau-

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coup d'autres, plutôt à une congestion sanguine qu'à toute autre cause. | ï |

.. 490. Le gonflement de la rate survient assez fréquemment durant le cours et à la suite de fièvres intermittentes. Une jeune femme d’une constitution saine et robuste , vint habiter la ville de Mées, département. des Basses-Alpes (Journ. de Méd., mai 1 806), et ne tarda pas à être attaquée d’une fièvre intermittente double-tierce , maladie commune dans ces contrées. Cette fièvre fut assez longue, mais avec des interrupüons à différentes reprises. Après un certain laps de temps , pâleur, bouffissure , gonflement de l’abdomen , et notamment de la rate, qui avait acquis un volume très-considérable , suffocations , anorexie complète, borborygmes fatigans , sommeil inquiet et troublé ,. fièvre erratique qui menace de dégénérer en hectique : telle fut la série des maux qui se manifesièrent successivement : ils disparurent pendant l'emploi du geum urbanum.

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