NÉVRALGIE
en même temps vive , déchirante, quelquefois, et surtout dans son commencement, avec tofpeur et formication, plus souvent avec pulsations , éiancemens et tiraiUemens successifs, sans rougeur, sans chaleur, sans tension et gonflement apparent de la partie , qui revient par accès plus ou moins longs et rapprochés , souvent irréguliers , quelquefois périodiques ; diflKrence qui établit la distinction des espèces de névralgies en périodiques ou régulières, atypiques ou ir régulières; 2^. parle siège de la douleur, qui toujours est fixée sur un tronc , sur une branche de nerf, et qui, dans le temps du paroxysme, se propage et s'élance du point primitivement affecté sur toutes ses ramifications, les parcourt raj^dement, comme un éclair, jusque dans leurs dernières extrémités, les suit dans leurs diverses connexions , les affecte tantôt successivement les unes après les autres , tantôt toutes ensemble ; ou qui d'autres fois se borne pltis particulièrement à un ou deux de ses filamens : d'où résulte plusieurs symptômes secondaires, tels que^pasmes, frémissemens, agitations convulsives plus ou moins apparentes dans la partie , mouvemens involontaires, gestes automatiques qui dégénèrent bientôt en tic ou habitude vicieuse; quelquefois, darïs l'intensité de la douleur, gonflement momentané des veines , pulsation plus forte et plus fréquente des artères ^ altération des excrétions qui s'y font habituellement suivant l'espèce de nerf affecté, la distribution de ses filets à des muscles , à des organes sécrétoires.
157. »Les différences essentielles de ce genre de maladies, dép^dent uniquement, i**, de l'espèce die nerf affecté, du nombre, de l'étendue de ses ramifica-
iyO NÉVROSES DE LA LOCOMOTION ET DE LA VOllC.
tiens ^ du mode de leur terminaison; 3^. de la cause qui détermine et entretient la douleur. Ces deux objets doivent être également pris en considération dans la classification nosologique , et surtout dans le traitement ; ils fournissent la distinction des diverses espèces de la maladie y de ses modifications, qui, dans tous les écrivains, se trouvent tantôt séparées sous des dénominations différentes , tantôt' rapportées à d'autres Genres, ou confondues avec des affections d'un autre Ordre. Ainsi, relativement au siège dé la maladie ou nu nerf affecté, Tobservation clinique a fait reconnaître les espèces suivantes.
i58. » Les névralgies qui affectent plus particulièrement la face ont été réduites par le professeur Chaussier à trois espèces ; i**. la frontale : la douleur a^son siège à la branche orbito-frontale du nerf trifacial , et principalement à ses ramifications frontales ; souvent elle commence au trou sourcillier , et de là se répand aux ramifications qui se distribuent au front, à la paupière supérîeure , au sourcil , à la caroncule lacrymale , à Tangle nasal des paupières , et quelquefois, par les anastomoses des ramuscules nei veux, elle se projwige à tout un coté de la face. Le plus ordinairetnent , la douleur est périodique , intermittente , revient régulièrement tous les jours, plus souvent le soir que le matin; et, après avoir duré trois ou quatre heures , elle cesse entièrement pour ne reparaître que le lendemain. Presque toujours, dans l'intensité de l'accès, la paupière est fermée; il y a sènâbilité douloureuse de l'œil, pulsation fatigante des artères circon voisines, gonflement des veines, excrétion de quelques krmes acres et brûlantes.
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D'autres fois , en conservant le type périodique , ' la douleur s'étend moins du côté du front , mais se porte plus profondément dans l'orbite et la surface de l'œil, qui , dans les paroxysmes , devient plus ou moins rouge : c^estYophthalmod/nia de Plenck. Quelquefois la maladie a une marche moins régulière; ses accès sont plus courts, mais plus fréquens, ou ils paraissent interrompus par des rémissions plus ou moins longues, et reviennent le soir avec plus d'intensité ; souvent il y a embarras ou douleur sourde à un dés sinus frontaux , sécheresse des cavités nasales, quelques symptômes d'affections catarrhales ( njstagmus catarrkalis de Sauvages) j du, bien la douleur est entièrement irrégulière; les accès ne durent que quelques secondes ou quelques minutes , mais se renouvellent fréquemment , et varient beaucoup pour Fintensité , le retour et la durée : c'est ce qu'on appelle tic douloureux. 2^. haLfieWalgiesousorbitaire: la douleur a son siège à la brandie sous-maxillaire du nerf trifacial , et principalement aux rameaux «ous-orbitaires. Souvent elle commence au trou sousorbitaire , et de là se porte aux filets qui se distribuent à la juue , sous l'os zygomatique , à la lèvre supérieure , à l'aile du nez , à la partie inférieure ^ à l'angle nasâl des paupières ; quelquefois elle remonte vers le tronc du nerf, affecte particulièrement les filets dentaires , ceux qui se distribuent au sinus sous-mâxillaire , au pâldis, à Ja luette , à la base dé lalangue ; enfin, par les anastomosés des ramuscules nérveut, êïle se propage souvent à tout le côté de ïa face; dans' l'intensité de la dôiileùr, il y a quelquefois excrétion de salive et dé mùcus^ ïlasal , des contractions spasmodîques ou automajliqùes des muscles des lèvres; le malade craint de