‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 39 sur 67 · NÉVROSES DE LA GENERATIOIT · texte numérisé non relu

NÉVROSES DE LA GENERATIOIT

regarde comme des'variétes ce que Sauvages appelle espèces , et il convient de la difficulté de distinguer toujours avec exactitude la dyspepsie , Thypochondrie et l'hystérie. Quelques auteurs, d'ailleurs très-éclairés, confondent ces deux dernières dans l'énumération des symptômes , au point qu'on ne peut distinguer ceux qu'il faut rapporter à l'une ou à l'autre. Whytt dit expressément (i) qu'il traitera de toutes les maladies nerveuses qui sont l'eflFet d'une constitution faible , délicate et extraordinaire des nerfs, et il rapporté indistinctement tous les symptômes^ que les médecins ont appelés venteux , spasmodiques , hypochondria-queSy hystériques , vaporeux. D'un autre colé , d'autres auteurs plus circonspects, et fondés sur les descriptions générales ou particulières dé l'hystérie qui nous ont été transmises par Arétée , Forestus , Mercu- Yialis , etc. , ont considéré cette maladie dans sa forme primitive , et^ telle qu'on l'observe lorsqu'elle est isolée de toute autre. Une singularité remarquable, c'est que Frédéric Hofifiaaattn , qui lui a consacré un article particulier^ rapporte ensuite des exemples où elle est compliquée âveb d'autres maladies nerveuses. Cette instabilité d'opinions prouve la nécjes^ijlté de procéder toujours par la voie de l'analyse , et de commencer par saisir les symptômes caractéristiques de toute maladie , avant de passer à ses complications diverses. Parmi les différens cas d'hystérie que j'ai eu occasion d'observer , il s'est ôfiert surtout un exemple où cette

(i) Traité des Maladies nerveuses y hypochondriaques et hystériques j traduction de l'anglais de Robert Whytt^ professeur de^poédecioe çnlAiniversité d'Edimbourg. Paris, 1777.

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maladies est complètement isolée de toute autres 394. Une jeune personne d'un teint brun^ d'une constitution forte et saine, tombe, à l'âge de dix-sept ans , sans aucune cause connue , dans une sorte de manie, ou plutôt dans une suite d'actes d^5xtravagance qui consistaient à parjer seule , sauter, déchirer ses habits , les jeter au feu. Cet état dure cinq moi&^ et disparait durant l'été par la dissipation et de fréquens voyages à la campagne, qui sont suivis d'une première éruption des menstrues ; mais , après une rétention de trois mois de cette évacuation périodique, il se manifeste des accès d'hystérie qui se renouvellent tous les mois. D'abord dégoût pour ses pccupations ordinaires, fréquence de pleurs versés sans cause, air sombre et 'taciturne; bientôt après ^ perte de l'usage de la parole , visage très-coloré , resserrement spasmodiquè au cou , et sentiment d'une sorte de strangulation , engorgement des glandes sali^ yaires; et , dans la suite , salivation abondante , comme par l'iisage du mercure : alors impossibilité d'ouvrir la bouche , par la forte contraction des muscles de la mâchoire inférieure : roideur tétanique de tout le reste du corps, pouls à peine sensible, respiration lente miais régulière, ventre constipé, urine limpide. Ces sjmptômes durent trois ou quatre jours, qui se passent dans une abstinence absolue j ensuite voracité singulière , et toutes les fonctions se rétablissent dans l'état naturel. Le calme continue sept à huit jours, quelquefois dix à douze jours, puis les accès se renouvellent avec la même violence (i). Il y avait eu une inter-

(i) Il est digae de.remar^u^ que, durant les accès, 1^

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