SUR LA MÉTHODE D'ÉTUDIER ET D'OBSERVER EN MÉDECINZ
Le. principes qui doivent guider dans la recherche de la vérité en médecine sont les mémes que dans les autres sciences. naturelles ; mêmes règles pour acquérir an goût pur et des connaissances solides ; même attention de mettre à profit les préceptes généraux donnés par les philosophes pour assurer la marche et lés progrès de l'esprit humain. Nulle part on n'est autant autorisé a appliquer le reproche fait par Bacon à la raison humaine, de n'être souvent que le produi de l'erreur et un assemblage confus d'opinions hasardées et adoptées sur parole , de notions puériles qu'on à recüës sans discussion et sans examen. Mais Bacon , avec ungénie très-élevé, n’a pu faire une application heureuse de sa méthode à la médecine, par le défaut de connaissances précises et de détails que l’on ne peut acquérir que par l'observation des maladies ; 1l marque cepen- dant. une estime sente pour Hippocrate, et il le propose pour modele. Le doute philosophique de Descartes peut souvent s'appliquer à la pathologie interne ; et quel bienfait pour le genre-humain, si on pouvait le faire adopter par l’universalité de ceux qui exercent la médecine ! Peut-on être trop familier avec le précepte que donne ce philosophe, « de conduire par » ordre ses pensées, en commencant par les objets les
» plus pee et les plus aisés à connaître, pour mon- » ter peu à peu par degrés aux connaissances les plus