‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecineChapitre 7 sur 60 · SUR LA MÉTHODE D'ÉTUDIER ET D'OBSERVER EN MÉDECINZ · texte numérisé non relu

SUR LA MÉTHODE D'ÉTUDIER ET D'OBSERVER EN MÉDECINZ

Le. principes qui doivent guider dans la recherche de la vérité en médecine sont les mémes que dans les autres sciences. naturelles ; mêmes règles pour acquérir an goût pur et des connaissances solides ; même attention de mettre à profit les préceptes généraux donnés par les philosophes pour assurer la marche et lés progrès de l'esprit humain. Nulle part on n'est autant autorisé a appliquer le reproche fait par Bacon à la raison humaine, de n'être souvent que le produi de l'erreur et un assemblage confus d'opinions hasardées et adoptées sur parole , de notions puériles qu'on à recüës sans discussion et sans examen. Mais Bacon , avec ungénie très-élevé, n’a pu faire une application heureuse de sa méthode à la médecine, par le défaut de connaissances précises et de détails que l’on ne peut acquérir que par l'observation des maladies ; 1l marque cepen- dant. une estime sente pour Hippocrate, et il le propose pour modele. Le doute philosophique de Descartes peut souvent s'appliquer à la pathologie interne ; et quel bienfait pour le genre-humain, si on pouvait le faire adopter par l’universalité de ceux qui exercent la médecine ! Peut-on être trop familier avec le précepte que donne ce philosophe, « de conduire par » ordre ses pensées, en commencant par les objets les

» plus pee et les plus aisés à connaître, pour mon- » ter peu à peu par degrés aux connaissances les plus

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