‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecineChapitre 8 sur 60 · XXXIV MÉTHODE D'ÉTUDIER · texte numérisé non relu

XXXIV MÉTHODE D'ÉTUDIER

» compliquées ? » La marche qu'a suivie Linné, dans sa Philosophie botanique, peut être très-propre à éclairer la classification des maladies ; mais ce naturaliste avait-il une connaissance assez approfondie de ces dernières pour donner une forme nouvelle à la Noso- Jogie?.... On ne peut omettre , en parlant de la méthode , le vaste tableau des connaissances humaines par d’Alembert, dans son discours préliminaire sur l'Encyclopédie. Il remarque que l'esprit de l’homme a dû se porter d’abord sur les arts absolument nécessaires, comme l’agriculture et la médecine : « Elles » ont été en même temps el nos connaissances pri- » mitives et la source de toutes les autres, même de » celles qui paraissent très-éloignées. » Tout ce qu'il dit sur la renaissance des lettres et des sciences en Europe s'applique très-heureusement à une foule d'écrits en médecme, et doit être présent à l'esprit de tous ceux qui allient sagement l'étude des anciens à celle des modernes... Que de préceptes sages et lumineux dans le Discours préliminaire de Buffon sur la manière d'étudier et de traiter l’histoire naturelle, quoiqu'il ÿ ait été peu fidèle lui-même dans la suite, en donnant trop d'essor à son imagination | Le ton mâle et éloquent qu'il prend en faveur des anciens naturalistes ne semble-t-il pas d’ailleurs l'expression des senumens que doit inspirer la médecine grecque (x) 2.

(x) C’est une sorte de droit d’aînesse qu'ont les anciens Grecs pour les beaux arts et la plupart des seiences. On sait à quel degré de perfection ont été portées chez eux la seulpture, la peinture , l’aréhitecture , la musique. Peut-on parler de aEr sans que les Du d’ AREA de Sophocle, d'Euripide, etc. s'offrent à l'ebprit? L'ouvrage de Thucydide n'est-il point un

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