‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecineChapitre 9 sur 60 · EN MÉDECINE · texte numérisé non relu

EN MÉDECINE

L'histoire de l’entendement humain » JU1 a été retracée

avec tant de justesse et de profondeur par Locke et Condillac, pourrait-elle étre ignorée pa

XXXY

r le médecin , qui a non-seulement à décrire les vésanies ou maladies

morales et à indiquer toutes leurs nuances > Mais encore qui à besoin de suivre la logique Ja plu ‘pour éviter de donner de la réalité à des termes abstraits, pour procéder avec sagesse des idées sim- 3 77 po NC . £ »

ples aux idées complexes, et qui voit que le défaut de s'entendre, la séduction de l'esprit de système et l'abus des expressions vagues et indéterminées , ont amené des milliers de volumes et des disputes interminables ? : tr r * | ; £ f L'art de diriger ses études en médecine a été loin d'être négligé par les médecins eux-mêmes , et l’on . . 3?

peut en voir, dans un ouvrage sorti de l'école de Levde, une énumération longue mais superflue, puisque la plupari d’entre eux ont été bien plus pr et à fomenter des préjugés, qu'à éelair

s sévère

opres à égarer er l'esprit et à le diriger dans la recherche de la vérité. Boerhaave lui-même , dans l'ouvrage dont Haller nous a donné une édition tres-soignée (1), fait conce

voir la plus haute idée de son érudiüon et de ses v

LA ues étendues

modele d’une hisioire fidèle des événemens el de la plus élégante simplicité? Euclide n'est-il point encore lepèrede la géométrie? et ne irouve-t-on point dans toutes les bibliothèques l'Histoire des animaux par Aristote ? Enfin quelques efforts de certains esprits excentriques , depuis Thémison jusqu'à Brown, ontils empéché de regarder Hippocrate comme le vrai fondateur de la méthode d'observation en médecine?

(1) Æermanni Boerhaave > ViTrÉ SUMINÉ suique Præceptoris , Mnethodus studié medici, emaculata et accessionibus locupletaiæ &P Alberto Haller, etc. Amstelodami > 1791, 2 vol. in-4e,

XXX] MÉTHODE DÉTUDIER

sur l'éducation médicale, dans laquelle 1l fait entrer l'étude de la physique, de la géométrie , de la chimie, de la botanique, de la pathologie, etc. Mais n'est-ce pas plutôt un catalogue raisonné des auteurs qui ont écrit sur ces objets, qu'une méthode simple et lumineuse pour faire éviter, dans l'étude de la médecine, des idées fausses et obscures, et pour s'élever à ses vrais principes ? C’est dans des Dissertations particulières , de commendando Studio Hippocratico , de repurgatæ Medicine facili Simplicitate , Honos medici servitus , qu'il retrace surtout les préceptes les plus sages. Par quelle fatalité se trouve-t-1l ensuite en opposition avec lui-même, en fondant un systémesur l'application de la mécanique aux lois de l’économie animale ?

La nécessité de l’observation en médecine , l’origine, les progrès, les vrais fondemens de cette science , les obstacles qu’elle a éprouvés dans son cours, le peu d'estime qu’on a faite des anciens , les entraves qui tiennent à des opinions fausses ou à des préjugés , les analogies trompeuses , les études dirigées sans ordre et sans méthode, le desir d'acquérir de la célébrité par quelque système, etc., tels ont été les objets dont Baglivi a traité dans autant d'articles séparés, et où il a répandu les vues les plus saines et les plus philosophiques. Zimmermann (1) enfin a donné, dans ces derniers temps, une bien plus grande extension à cette doctrine , en traitant de l'expérience en médecine , ert faisant disunguer la vraie de la fausse, en traitant en GAME ut Lu Lie a GE, LUN BASTIA, SSL de A

(1) Traité de l'Expérience en général et en particulier $.

ouvrage traduit de l’allemand , 1797. |

LA

EN MÉDECINE. XXXVI] détail de l'esprit d'observation et de l'influence qu'il a eue sur l'expérience, de l'étude des signes pris des principaux phénomènes de l’économie animale, du génie et de ses prenuers pas “vers l'expérience, etc. Mais comme cet auteur paraît avoir senti trop faiblement le vrai. caractère et la nécessité de suivre la marche généralement adoptée dans toutes les sciences physiques, 1l nous importe d’insister sur ces objets fondamentaux pour en faire une juste applicauion à la médecine dans l’état actuel de cette science.

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