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d'emblée à considérer comme logique d’admettre que tout ce qui est mélancolie doit découler d’un chagrin, sans songer même à vérifier l'existence de celui-ci.
3) — Enfin, dans la recherche de ce chagrin originel, on se heurte à la question toujours délicate de la part qu'il a pu prendre dans l’élaboration de la psychose : le chagrin a-t-il modifié le terrain ou le terrain a-t-il provoqué le chagrin ?
Ces éléments qui ont retardé l'identification viennent également compliquer l’exposition de la façon dont se présente la mélancolie légitime au point de vue clinique.
Le but de cette étude étant essentiellement de situer la mélancolie psycho-génétique dans l’ensemble du syndrome « mélancolie », nous croyons logique d'étudier tout d’abord ce syndrome dans sa généralité, d’en analyser les symptômes, d’en marquer les frontières.
Nous verrons ensuite comment les éléments constitutifs du syndrome se présentent dans les différentes affections qui pourraient être les « formes cliniques » et que nous grouperons sous trois étiquettes :
mélancolies dysphréniques ;
mélancolies dysthéniques ;
mélancolies dysthymiques ; avec, dans cette dernière forme, la mélancolie légitime. *